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Éducation – Les chiffres clés de cette rentrée 2017

lundi 14 août 2017

transport scolaire truck enfant

(© archives LDT)


La ministre en charge de l’Éducation, Tea Frogier, et le vice-recteur, Philippe Couturaud, ont tenu, vendredi après-midi, une conférence de presse dans le cadre de la rentrée scolaire 2017. Ils ont présenté en préambule la répartition de leurs compétences respectives, en insistant sur leur complémentarité au bénéfice du système éducatif polynésien. En effet, la Polynésie française est compétente pour l’enseignement des premier et second degrés, l’enseignement supérieur non universitaire, la formation continue des personnels de la fonction publique du Pays, la formation continue des personnels de l’État, qu’elle confie en partie à l’École supérieure du professorat et de l’éducation (Espé), la création et la délivrance de diplômes territoriaux (référencés) et l’organisation matérielle des examens conduisant à la délivrance des titres et diplômes nationaux.

L’État apporte son concours au Pays pour l’exercice de ses compétences par son expertise technique et l’allocation de moyens. Il est compétent pour la délivrance des titres et diplômes nationaux en ayant la responsabilité des examens, pour l’enseignement universitaire et la recherche, ainsi que la gestion des personnels de la fonction publique de l’État mis à disposition de la Polynésie française, le contrôle des enseignements dans le second degré et l’ordonnancement du financement de l’État.

La politique éducative à travers la loi du Pays relative à la Charte de l’éducation a été présentée, ainsi que les chiffres-clés de la rentrée. Des actions ciblées ont été détaillées, comme la lutte contre le décrochage scolaire, les transports scolaires, les langues et cultures polynésiennes, et la gestion des risques majeurs dans les établissements scolaires. Aperçu.

 

• La politique éducative

La Charte de l’éducation définit dans son article 1er que “l’éducation est la priorité de la Polynésie française. Elle a pour finalité d’élever l’enfant pour qu’il devienne une personne responsable, un citoyen respectueux de lui-même, des autres et de l’environnement.

La Polynésie française fait donc de son système éducatif, l’instrument qui garantit à sa société, sa cohésion sociale, son bien-être et son développement durable, dans le respect de son identité, de ses langues, de sa culture et de son histoire.

Des grands principes regroupés en trois rubriques en ressortent :
– une école pour tous : obligation scolaire, signalement de l’absentéisme, laïcité, égalité d’accès, droits et obligations des élèves, attachement à la réussite de tous, isolement géographique, allocation des ressources et élèves porteurs de handicap.
– une école performante : garantie des connaissances et compétences de base, valorisation des langues polynésiennes, organisation, continuité, qualité de l’enseignement, élévation du niveau de qualification, recherche et innovations pédagogiques, meilleure orientation possible pour chaque élève, adaptation des rythmes scolaires et appui sur les réalités polynésiennes.
– une école ouverte : implication des familles, interaction de l’école avec la société, ouverture au monde professionnel, ouverture au monde, notamment la région Pacifique et médiation.

 

Quelques chiffres-clés

Dans le premier degré :
– Nombre d’écoles : 28 écoles maternelles (26 publiques et 2 privées), 32 écoles élémentaires (29 publiques et 3 privées), 129 écoles primaires – maternelle et élémentaire réunies – (117 publiques et 12 privées) et 21 centres de jeunes adolescents (CJA), tous publics.
– Nombre d’élèves : 36 664 élèves au total (30 280 dans le public et 6 384 dans le privé) répartis comme suit : 13 347 en maternelle (11 242 dans le public et 2 105 dans le privé), 22 574 en élémentaire (18 390 dans le public et 4 184 dans le privé), 99 en Ulis (89 dans le public et 10 dans le privé), 540 en CJA et 104 en ASH (19 dans le public et 85 dans le privé).
– Nombre d’enseignants : 1 845 au total, répartis comme suit : 1 594 en écoles, 50 en CJA, 161 en ASH, 19 à la direction générale de l’éducation et des enseignements (DGEE) et 21 dans d’autres structures.

Dans le second degré :
– Nombre d’établissements : 34 collèges (26 publics et 8 privés), 6 lycées professionnels (3 publics et 3 privés), 6 lycées polyvalents (5 publics et un privé), 5 lycées d’enseignement général et technologique (2 publics et 3 privés).
– Nombre d’élèves : 17 601 collégiens (12 949 dans le public et 4 652 dans le privé), 5 262 en lycées professionnels (4 145 dans le public et 1 117 dans le privé), 6 509 en lycée d’enseignement général et technologique (4 487 dans le public et 2 022 dans le privé).
– Nombre d’enseignants : 933 en collèges et 880 en lycées. 50 % des enseignants et 30 % des personnels de direction sont originaires de Polynésie.

 

La mission de lutte contre le décrochage scolaire (MLDS)

La MLDS s’adresse à tout jeune de plus de 16 ans qui sort du système éducatif sans diplôme ni qualification.
Dès fin août, elle offre trois types de mesures selon le profil des jeunes, mais propose aussi des solutions individualisées.
La cellule intervient également à titre préventif en formant les référents “décrochage scolaire” des établissements publics d’enseignement, afin de soutenir et d’encourager le développement de la persévérance scolaire.
La MLDS accueille environ 90 jeunes par an depuis deux ans. À l’issue d’un an d’accompagnement, plus de trois jeunes sur quatre ont eu une solution effective de formation ou d’insertion.

 

Le transport scolaire
En Polynésie française, 26 566 élèves bénéficient du transport scolaire, répartis comme suit :
– 23 096 élèves par voie terrestre  ;
– 2 055 élèves par voie maritime ;
– 1 415 élèves par voie aérienne.

Compte tenu de l’étendue géographique et du tissu social, le transport des élèves vers leur établissement scolaire est un service gratuit.
Cette gratuité est rendue possible grâce à un financement sur le budget de la collectivité, complété par une participation de l’État.

Le budget alloué au transport scolaire est de 1,450 milliard de francs, dont la participation de l’État s’élève à 322 millions.
Concernant le transport scolaire par voie terrestre, il est à préciser un service d’exploitation qui manque de régularité d’horaires et une prise en charge de l’élève peu satisfaisante.

 

• Les langues et la culture polynésiennes
L’un des objectifs de la Charte de l’éducation est de valoriser les langues polynésiennes et de favoriser le plurilinguisme. À cette fin, un programme officiel a été arrêté en conseil des ministres.

Ainsi, au cycle 1, afin de favoriser un plurilinguisme harmonieux, l’objectif essentiel de l’école est de conduire les enfants à la maîtrise de la langue française et à la pratique de la langue polynésienne en usage dans leur aire linguistique.

Au cycle 2, l’apprentissage des langues et culture polynésiennes se poursuit pour tous les élèves avec un enseignement correspondant au niveau A1 (niveau de découverte) à l’oral et à l’écrit du Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL).
Ce cycle contribue à poser les jalons du développement de la compétence plurilingue des élèves. La langue orale est la priorité.

Au cycle 3, l’enseignement des langues et culture polynésiennes vise l’acquisition de compétences et de connaissances qui permettent l’usage plus assuré et plus efficace.
Le niveau minimum attendu est le niveau A1 du CECRL dans les cinq activités langagières. Selon le niveau des élèves, les activités proposées peuvent relever du niveau A2 (niveau intermédiaire).

Au cycle 4, l’enseignement des langues et culture polynésiennes (tahitien) est proposé sous la forme d’un enseignement de LV2 et d’un enseignement de complément (EPI).

Au lycée, l’enseignement des langues et culture polynésiennes (tahitien) est proposé sous la forme d’un enseignement en LV2, en LV3 ou en LVA (approfondi, pour la série L).

 

Les risques majeurs

La Polynésie vit régulièrement des séquences météorologiques à hauts risques. Pour y parer, une cellule de crise spécifique existe à la direction générale de l’éducation et des enseignements (DGEE) pour une communication directe avec les écoles, les collèges et les lycées. Un système d’information par SMS est opérationnel.

 

V.H.

 

 

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