Éducation – La ministre s’explique sur la place des langues

    lundi 1 juin 2015

    Dans le contexte de la rénovation de la formation des professeurs des écoles et la création des écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE), dont celle de Polynésie française depuis le 21 avril, les conditions de diplôme pour l’accès au concours externe de recrutement des professeurs des écoles ont été modifiées. Les candidats peuvent se présenter à ce concours en justifiant, a minima, d’une inscription en première année de master.
    Afin de prendre en compte le contexte culturel de la Polynésie française et d’être en cohérence avec l’enseignement des langues polynésiennes dans le premier degré où elles sont enseignées de deux heures et demie à cinq heures par semaine, le ministère de l’Éducation, le vice-rectorat et l’Université de la Polynésie française ont convenu de demander une adaptation pour le concours, le second concours interne et le troisième concours, à savoir :
    – des épreuves de langues polynésiennes au concours externe de recrutement de professeurs des écoles obligatoires. Elles consistent en une épreuve écrite d’admissibilité (40 points) et une épreuve orale d’admission (40 points) ;
    – un niveau attendu d’un utilisateur élémentaire, niveau A2 ou “intermédiaire” du Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL).
    Si la note éliminatoire à 5 sur 20 disparaît dans le concours d’entrée à l’ESPE, il n’en demeure pas moins que les épreuves de langues polynésiennes resteront obligatoires pour tous les candidats.
    Si la note éliminatoire disparaît dans le concours d’entrée à l’ESPE, c’est parce qu’elle est repoussée à la sortie de l’ESPE. C’est-à-dire une fois que les candidats auront fait la preuve de leur volonté de se former et d’enseigner les langues polynésiennes. En effet, afin d’assurer un niveau minimum de compétences langagières nécessaire à l’enseignement des langues polynésiennes, lors de l’année de formation de master 2, les quatre enseignements constitutifs de langues polynésiennes seront non-compensables avec ceux des autres disciplines, donc éliminatoires. Ce qui signifie un niveau de maîtrise des langues polynésiennes plus élevé à la sortie de l’ESPE.
    L’enseignement des langues et de la culture polynésiennes (LCP) à l’école reste une priorité pour la ministre de l’Éducation. C’est pourquoi le niveau de recrutement et de formation des professeurs des écoles doit être élevé.
    LDT

    Tôt of 2015-06-01 18:03:00
    Réforme inutile qui consiste à mettre des nuls comme enseignant du primaire, qui bien sur et de la compétence du pays! Mon fils avait une prof polynésienne qui a louper 5 fois le concours. Elle est nulle et fais plein de fautes mais elle parle polynésien. Après avec 40% d'illetrisme, il faut pas s'étonner! Merci mme la ministre continuer comme cela et on pourra graver sur la pierre bientot
    louf 2015-06-01 13:42:00
    quand un étudiant arrive devant un employeur, on ne lui demande pas ses compétences en langage local mais plutôt des connaissances utiles pour l'entreprise. Le but des études c'est de déboucher sur un emploi!
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