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Éducation – L’Asie brille à nouveau

mercredi 7 décembre 2016

L’enquête Pisa évalue le niveau et les compétences des élèves de 15 ans de nombreux pays. (Photo : Frederick Florin/AFP)

L’enquête Pisa évalue le niveau et les compétences des élèves de 15 ans de nombreux pays. (Photo : Frederick Florin/AFP)

 

 

Les pays asiatiques, Singapour en tête, caracolent en tête de l’enquête Pisa 2015 de l’OCDE dévoilée hier, qui s’inquiète plus généralement d’une stagnation de la culture scientifique des élèves dans le monde.

Lors de la première édition en 2000 du Programme international pour le suivi des acquis des élèves (Pisa), “tout le monde voyageait en Finlande. Maintenant il faut voyager à Singapour pour voir ce qu’ils font”, selon Gabriela Ramos, directrice de cabinet du secrétaire général de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

À Singapour, les enseignants “sont évalués régulièrement, ont accès à de la formation continue et ont une formation initiale très développée”, souligne Éric Charbonnier, spécialiste de l’éducation à l’OCDE.
“Dans les écoles en difficulté, sont affectés des enseignants de qualité” et les professeurs sont par ailleurs “bien rémunérés par rapport aux autres métiers”, relève-t-il, estimant que les cours privés suivis par de nombreux élèves asiatiques après la journée d’école n’expliquent pas à eux seuls la bonne performance de cette région du monde.

Pisa, très lue par les décideurs politiques dans le monde, évalue tous les trois ans les connaissances et les compétences des élèves de quinze ans en sciences, maths et lecture, développant à chaque fois davantage un de ces trois thèmes : la science pour l’édition 2015, comme en 2006.

Derrière Singapour figurent le Japon, l’Estonie, Taipei, la Finlande, Macao, le Canada, le Vietnam, Hong Kong et l’ensemble “P-S-J-G” (les villes chinoises Pékin et Shanghai et les provinces Jiangsu et Guandong), pour les compétences en sciences.

À noter toutefois un recul de la Finlande, longtemps considérée comme un modèle, en raison d’une moindre proportion d’élèves très performants par rapport à 2006.
Pisa montre que des pays “avec des systèmes d’éducation très différents” réussissent à allier “réussite éducative et équité sociale”, a relevé Éric Charbonnier hier, lors de la conférence de présentation de l’étude à Paris. Il a cité la Finlande, l’Estonie, le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie, le Japon et la Corée. Point commun : “la formation des enseignants” y est “une des priorités”.

La France reste, elle, dans la moyenne de l’OCDE, avec l’Autriche, les États-Unis et la Suède, derrière l’Allemagne et la Belgique. Mais l’Hexagone se distingue toujours par le poids des inégalités sociales sur les destins scolaires.  
Certains pays parviennent à faire progresser leurs élèves en sciences, comme la Colombie, Israël, Macao, le Portugal, le Qatar et la Roumanie.

Malgré “une décennie de percées scientifiques”, il n’y a “pas eu de percée dans les performances scolaires en sciences”, alors même que les pays de l’OCDE ont augmenté de 20 % leurs dépenses par élève, a relevé le secrétaire général de l’OCDE Angel Gurría, lors de la présentation mondiale de l’étude à Londres.

Dans un contexte de “progrès scientifiques et technologiques rapides” avec “l’avènement des objets connectés et la prévalence des réseaux sociaux, la capacité à comprendre et différencier des informations fondées sur des preuves et des faits est essentielle”, a-t-il fait valoir. “De nos jours, tout le monde doit réfléchir comme un scientifique.”

Environ 8 % des élèves sont très performants en sciences dans les pays de l’OCDE (24 % à Singapour). Ces élèves “possèdent suffisamment de connaissances et de compétences scientifiques pour les appliquer de manière créative et autonome dans un large éventail de situations, y compris des situations qui ne leur sont pas familières”.

A contrario, environ 20 % des élèves des pays de l’OCDE sont sous le niveau 2, considéré comme le seuil de compétence en culture scientifique. Autrement dit, ils ne sont pas capables “de s’appuyer sur des connaissances du contenu et des connaissances procédurales élémentaires pour identifier des explications appropriées, interpréter des données et déterminer la question au cœur d’une expérience scientifique simple”.   

 

AFP

 

 

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