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Éducation – Manque d’effectifs les parents d’élèves accusent le vice-rectorat

mercredi 20 septembre 2017

FAPE

La Fédération des associations de parents d’élèves de l’enseignement public (Fapeep) a réuni hier la presse, pour attirer l’attention des autorités compétentes et plus particulièrement du vice-rectorat. (© Élénore Pelletier)


Depuis la rentrée scolaire, quinze postes d’enseignants titulaires sont vacants dans les établissements du second degré. La Fédération des associations de parents d’élèves de l’enseignement public a décidé, hier, de dénoncer en réunissant la presse, pour attirer l’attention des autorités compétentes et plus particulièrement du vice-rectorat. La fédération demande aujourd’hui une audience auprès du vice-recteur pour que les postes d’enseignants titulaires vacants soient pourvus le plus tôt possible. 

Depuis la rentrée scolaire d’août, des élèves du lycée Paul-Gauguin sont sans professeurs de maths, bien qu’ils préparent un baccalauréat scientifique. Pour pallier cette absence, la direction de l’éducation vient de retirer un professeur d’un collège de Moorea pour le muter dans cet établissement. Une bonne nouvelle pour les uns, une moins bonne pour les autres.

Même scénario au lycée Samuel-Raapoto, où les élèves de seconde viennent de se voir retirer leur professeur qu’ils avaient depuis le début de l’année au profit de leurs camarades de terminale, dont le professeur est en congé maternité. 

Une salade interne, gérée par le chef d’établissement pour “sauver” ses élèves qui préparent le baccalauréat, faute de mieux.

La liste est encore longue au collège comme au lycée.

Depuis la rentrée scolaire,  quinze postes d’enseignants titulaires sont vacants dans les établissements du second degré. Et ce chiffre devrait gonfler tout au long de l’année. En effet, cinq autres postes devraient se retrouver vacants à la rentrée de septembre.

“Et nous avons eu la confirmation par des chefs d’établissement du non-remplacement d’enseignants qui seront à compter de la rentrée de janvier, en congés formation pour une douzaine de semaines, tandis que d’autres professeurs, en fin de carrière, partiront à la retraite. Et ajoutez à ces chiffres, les absences longue maladie et les absences de moins de quinze jours qui ne seront pas remplacées. Il existe pourtant le vivier suffisant de professeurs contractuels remplaçants”, déplore Tepuanui Snow, président de la Fédération des associations de parents d’élèves de l’enseignement public (Fapeep).

Une situation alarmante qui ne date pas d’hier mais que la Fapeep a décidé, hier, de dénoncer en réunissant la presse, pour attirer l’attention des autorités compétentes et plus particulièrement du vice-rectorat.

Pour la fédération, c’est justement lui qui “bloque” le recrutement de professeurs contractuels pour pallier aux absences, “au prétexte d’une ‘supposée’ surconsommation des crédits de rémunération attribués par le ministère de l’Éducation nationale.”

Un argument que n’entendent pas les parents d’élèves.

 

Un procès contre l’État

 

“Je ne comprends pas que l’on puisse opposer des questions de budget à la réussite de nos enfants”, dénonce Guy Gooding, le président de l’Association de parents d’élèves (APE) du collège Henri-Hiro de Faa’a.

De son côté, le vice-recteur contacté par téléphone n’a pas souhaité répondre.

En juin, la Fapeep dit avoir sollicité une demande d’audience avec le vice-recteur pour évoquer justement la question “du non-remplacement des professeurs absents dans les établissements du second degré en Polynésie”, avant la rentrée scolaire, mais celle-ci serait restée sans réponse. Une autre demande aurait été formulée le 21 août,et toujours aucun  retour.

Pour les APE, des solutions ont pourtant déjà été proposées, notamment lors du dernier haut comité de l’éducation du 15 décembre 2016, mais “depuis, rien n’a été proposé ni au Pays, ni aux enseignants, ni aux parents, alors que les services de l’Éducation de l’État ont pleinement les compétences pour le faire”, s’agace Tepuanui Snow. Aujourd’hui, c’en est trop ! Les parents d’élèves ont décidé de s’unir pour faire bouger les choses, comparant même leur intervention médiatique à une “déclaration de guerre contre le vice-rectorat pour rétention de moyens”.

Ils n’écartent pas la possibilité d’organiser une manifestation s’ils ne sont pas entendus et d’aller plus loin même, s’il le faut.

“Attendons-nous qu’un parent engage, comme en France, un procès contre l’État, qui a déjà été condamné par le passé, pour n’avoir pas remplacé un professeur absent, au motif de la  ‘perte de chance’, considérant le préjudice subi par l’enfant, en raison de l’absence de cours dispensés ?”, s’interroge Tepuanui Snow.

La fédération demande aujourd’hui une audience auprès du vice-recteur pour pouvoir parler de cette problématique, mais surtout que les postes d’enseignants titulaires vacants soient pourvus sans plus attendre pour permettre aux élèves de suivre une scolarité normale. 

É.P.

 

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