Edwin Mataitai, féru de pêche à la ligne

    mercredi 31 mai 2017

    edwin mataitai

    Lundi matin, Edwin Mataitai était au rendez-vous, dès 5 h 30, pour sa partie de pêche du jour. (© Anne-Charlotte Bouleau)


    Edwin Mataitai va à la pêche pour “passer le temps” et subvenir aux besoins de sa famille. Maçon de métier, il n’a pas de travail. Il rêve de disposer un jour de son propre bateau.

    Lundi matin, malgré le vent et la pluie, Edwin Mataitai, 53 ans, était posté sur le quai du port de Faratea, sa canne à pêche à la main.

    Depuis une petite dizaine d’années, ce résident de Afaahiti se rend régulièrement à Faaone pour “passer le temps” et subvenir aux besoins de sa famille.

    “Je pêche depuis l’âge de 14 ans. J’ai appris avec mon père et ma mère. Normalement, je suis maçon. En ce moment, je n’ai pas de travail, donc je passe beaucoup de temps ici”, explique-t-il, tout en gardant un œil sur sa ligne.

    Au bout de celle-ci, un nehu, poisson translucide de quelques centimètres à peine, fait office d’appât. Pour les attraper, il faut se lever tôt !

    “J’ai déposé ma femme au travail, à la cantine du Sacré-Cœur, et je suis arrivé vers 5 h 30”, assure Edwin Mataitai, qui ne quittera pas son poste avant la fin de la matinée.

    Lundi, la pêche était loin d’être miraculeuse, mais le quinquagénaire aura tout de même réussi à capturer quelques poissons, dont de belles petites carangues.

    “Au niveau des prises, ça dépend. Il y a de bonnes journées, mais il y a aussi des jours sans. Dans la pêche, il faut de la technique et de la patience, mais il faut aussi une bonne dose de chance !”, confie-t-il.

    Quand le butin est trop maigre, Edwin Mataitai doit se résoudre à se rendre au magasin.

    Cette zone de pêche spacieuse, très prisée, notamment le week-end, en raison des facilités d’accès à la mer, constitue donc une aubaine.

    En attendant que le site soit réellement exploité, les pêcheurs à la ligne lui ont trouvé une utilité, d’autant que, en dehors du calme ambiant, les eaux y seraient relativement poissonneuses.

    C’est d’ailleurs ce que semble indiquer Edwin Mataitai, qui aura pointé du doigt une tortue, puis une raie, en l’espace de quelques minutes.

    Tandis que les poti marara vont et viennent à la marina voisine, le pêcheur reste sur la terre ferme. Il rêve de disposer un jour de son propre bateau, qu’il ne peut s’offrir pour l’instant, faute de moyens. Mais cela ne l’empêche pas de côtoyer la mer, et ce, quasi-quotidiennement.

     

    A.-C.B.

     

    ewin mataitai 1

    En guise d’appât, il privilégie les nehu, de petits poissons qui permettent d’en attraper de plus gros. (© Anne-Charlotte Bouleau)

    edwin mataitai 2

    Le pêcheur n’est pas rentré bredouille. Ces carangues ont été consommées le jour même, en famille. (© Anne-Charlotte Bouleau)

        Edition abonnés
        Le vote

        Recensement : Êtes-vous prêt à répondre à toutes les questions même intime malgré une garantie de l'anonymat ?

        Loading ... Loading ...
        www.my-meteo.fr
        Météo Tahiti Papeete