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Les élections européennes, état des lieux

mercredi 9 janvier 2019

 

 

L'élection n'a jamais mobilisé les foules dans les bureaux de vote

L’élection n’a jamais mobilisé les foules dans les bureaux de vote

En mai (le dimanche 26 mai en France), les électeurs des 27 pays de l’Union européenne sont appelés à élire 705 eurodéputés au parlement de Strasbourg. Un scrutin bien éloigné des préoccupations des électeurs polynésiens, qui n’avaient été que 15 % à se déplacer en 2014 (17 % dans les outre-mers, contre 43,9 % pour l’ensemble de la France).

Les nouvelles règles adoptées en 2018 sur proposition du gouvernement Macron ne sont pas de bon augure pour les outre-mers français en général. Le découpage en huit circonscriptions, dont une rassemblant les DOM-TOM, avait permis en 2014 l’élection de trois eurodéputés ultramarins : le Calédonien Maurice Ponga (UMP-LR), le Martiniquais Louis-Joseph Manscour (PS), et le Réunionnais Youssouf Omarjee (DVG). Aucun des cinq candidats polynésiens, la plupart du temps mal placés sur les listes, n’a atteint Strasbourg.

De nouvelles règles au détriment de la représentation ultramarine

2019 promet d’être pire, malgré le gain de cinq sièges supplémentaires récupérés sur le quota britannique : quel parti va mettre, à cette nouvelle échelle, des candidats ultramarins en position éligible ? « La France d’outre-mer est sacrifiée ! » s’était exclamé le sénateur Victorin Lurel, ex ministre des Outre-mer, lors du débat sur le nouveau découpage. Même émotion chez les élus calédoniens : « Le nombre limité d’électeurs des collectivités françaises du Pacifique ne permettra pas à des candidats calédonien ou polynésien d’être retenus », avaient-ils déclaré par communiqué. Difficile, dans ces conditions, d’espérer passionner les foules ultramarines.

Pour les formations politiques polynésiennes, la difficulté consiste d’une part à présenter des candidats crédibles qui ne soient pas déjà empêchés par leurs mandats actuels, et d’autre part à se rapprocher d’un parti national qui, s’il n’est pas appâté par le nombre d’électeurs polynésiens, pourrait au moins être intéressé par une participation au financement de la campagne. Les alliances anciennes avaient volé en éclats avant même qu’Emmanuel Macron ne vienne faire tomber le jeu de quilles en 2017.

Quelles alliances pour les partis polynésiens ?

Au Tapura, officiellement aucune négociation n’est engagée. Aller gratter de nouveau à la porte de La République en marche, numéro deux des intentions de vote avec 19 % ? Ou s’aligner avec l’UDI, qui accueille deux des trois députés polynésiens à l’Assemblée nationale ? Au Tahoeraa, on attendra sûrement de voir comment se positionne Édouard Fritch. Faut-il se rapprocher des Républicains de Laurent Wauquiez, en perte de vitesse ? Certains estiment que « l’électorat Tahoeraa n’est pas un électorat extrémiste et qu’il ne faut pas faire les mêmes erreurs » que lors de précédents scrutins, mais le Rassemblement national de Marine Le Pen, en tête des sondages avec 24 % d’intentions de vote, proposerait une place en position éligible sur sa liste. Par ailleurs, Louis Aliot avait déclaré en octobre dernier qu’Éric Minardi de Te Nati Bleu Marine serait candidat. Enfin, au Tavini, on explore la possibilité de participer à une liste proche de la Gauche démocrate et républicaine, groupe parlementaire auquel le parti indépendantiste est affilié et là aussi, on parle d’une place en position éligible, même si pour l’heure bien malin celui qui peut définir ce qu’est une position éligible.

Fin février, se tient à Papeete la 17e conférence interministérielle annuelle de l’association des PTOM (pays et territoires d’outre-mer de l’Europe) qui est présidée cette année par la Polynésie française. Ce sera l’occasion de faire le point sur le positionnement du personnel politique local, et sur ce que l’Union européenne veut dire quand on est Polynésien, au-delà des 3,5 milliards du Fonds européen de développement ou des prêts de la Banque européenne d’investissement.

 

C.P.

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