Les élèves du Centre des métiers d’art préparent leur diplôme

    mercredi 22 juin 2016

     

    Georges Paeahi,  en gravure, s’est inspiré  du cercle et de motifs hawaiiens pour préparer  une série de colliers incrustés en nacre et en résine. (Crédit Vaiana Hargous)

    Georges Paeahi, en gravure, s’est inspiré du cercle et de motifs hawaiiens pour préparer une série de colliers incrustés en nacre et en résine. (Crédit Vaiana Hargous)

    Les gouges, fraises et autres ponceuses résonnent à un rythme effréné au Centre des métiers d’art (CMA). Il ne reste qu’une semaine aux six élèves de
    3e année pour terminer les œuvres personnelles qui leur permettront, ou pas, d’obtenir leur diplôme.

    En gravure, ils sont deux : Heiata Aka, 34 ans, qui propose une déclinaison de colliers et boucles d’oreille en résine et nacre sur le thème des ondes de l’eau ; et Georges Peahi, 34 ans également, qui a choisi le cercle et des motifs hawaiiens pour sa collection de colliers incrustés.

    En sculpture, ils sont quatre : Ahitiri Borgomano, 24 ans, qui prépare des œuvres constituées de miroirs et inspirés de ses racines marquisiennes ; Nash Leou, 29 ans, qui a été séduit par le motif de la danseuse des Australes et qui a souhaité le reproduire sur différents tuti’i ; Terava Miller, 27 ans, et ses sculptures en corail de danseuses de ‘ori Tahiti aux formes généreuses ; et Manutea Chartiez, 32 ans, fasciné par l’histoire du peuple polynésien “qui a colonisé un tiers de la planète en pirogue” et inspiré ses maquettes de modélisation de pirogues doubles d’habitation.

    Des 20 élèves qui composaient leur promotion en 1re année, ils sont les derniers debout. “Ce qui est normal, confie Viri Taimana, le directeur du CMA. Parce qu’au fur et à mesure, il faut atteindre l’excellence, et tout le monde ne peut pas tenir le rythme. C’est une formation professionnelle pour laquelle beaucoup de moyens financiers ont été mis à contribution pour la réussite de ces élèves, donc nous sommes exigeants. C’est la somme des trois années de formation qu’il faut révéler dans son diplôme, et l’exigence est portée là-dessus : quelle est la capacité de l’étudiant à analyser tout ça, à comprendre le patrimoine, à se servir du patrimoine pour le requestionner au présent. (…) C’est un moment unique qu’ils vivent. Certains ont abandonné parce qu’ils croient que créer, c’est juste de l’assemblage. Mais au-delà, il y a une pensée, une réflexion, de l’inventivité, de la créativité et tout ça doit être coordonné. On ne peut pas se permettre de se dire, on va quand même les diplômer et après ils verront, ce n’est pas le but. C’est au mérite, il faut qu’ils aillent chercher leur diplôme.”

    Les élèves passeront devant un jury de professionnels jeudi 30 juin. Et seules les œuvres des diplômés seront présentées au public, dès le lendemain soir au centre. 

    V.H.

     

    Informations pratiques

    Exposition des diplômés du Centre des métiers d’art. Vernissage vendredi 1er juillet à partir de 18 h 30 sur place. L’exposition sera visible aux heures d’ouverture du centre jusqu’au 8 juillet, puis tout le mois de septembre.

     

    (Crédit Vaiana Hargous)

    (Crédit Vaiana Hargous)

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