Éliminatoires Coupe du monde U17 (finale) : Tahiti n’est pas passée loin de l’exploit hier

    mardi 27 janvier 2015

    Il est des défaites qui laisse d’énormes regrets et celle subie hier à Pago Pago par la sélection tahitienne U17 est bien de celle-là. Les jeunes Tahitiens ont réussi à faire douter le favori néo-zélandais en le tenant en échec au terme du temps réglementaire (1-1). Mais la séance de tirs au but (5-4) ne leur a pas souri. La façon dont ils se sont inclinés avivaient encore plus leurs regrets d’avoir raté une qualification historique pour la phase finale de la Coupe du monde U17.
    L’affiche Tahiti-Nouvelle-Zélande n’avait rien d’inédite hier à Pago Pago en finale des éliminatoires de la Coupe du monde U17. Les deux équipes s’étaient en effet déjà rencontrées à trois reprises (2007, 2009 et 2011) dans la rencontre décisive pour une qualification à la phase finale de la Coupe du monde de la catégorie d’âge. Et comme par le passé, les Tahitiens se sont une nouvelle fois inclinés face aux Kiwis qui seront donc les représentants océaniens au Chili du 17 octobre au 8 novembre prochains. La Nouvelle-Zélande participera à sa cinquième Coupe du monde U17 d’affilée puisqu’elle avait aussi remporté le tournoi éliminatoire océanien en 2013 en battant la Nouvelle-Calédonie en finale.
    Ludovic Graugnard avait l’opportunité hier d’aligner son équipe-type dans la mesure où Brandon Autai, l’arrière gauche, revenait de suspension et que tous les autres étaient aptes physiquement à disputer la rencontre. Et il fallait que les jeunes Tahitiens soient solides en début de match, car les Néo-Zélandais mettaient immédiatement beaucoup de rythme dans la rencontre et pesaient physiquement dans les contacts, une constante chez les Anglo-Saxons.
    Tahiti parait souvent au plus pressé et encaissait rapidement deux cartons jaunes (Vaiarii Halligan et Ariinui Tiatoa) qui pouvaient peser sur la suite des débats en terme d’engagement.
    La Nouvelle-Zélande se procurait l’essentiel des occasions et jouait quasi constamment dans le camp adverse, les Tahitiens ne parvenant pas à relancer proprement, pris par le pressing adverse. Mais après 30 minutes de jeu, Michel Maihi et ses partenaires commençaient à sortir la tête de l’eau et rééquilibraient quelque peu les débats territorialement.
     
    Tahiti fait trembler la Nouvelle-Zélande
     
    Au repos, Tahiti gardait toutes ses chances, les deux formations rejoignant les vestiaires sur un score nul et vierge. Tahiti avait subi, mais résisté et confirmé son statut de meilleure défense du tournoi.
    La sélection tahitienne s’était bien reprise en fin de première période et cela se confirmait à la reprise. Marc Siejidr et Brandon Autai mettaient en effet la défense néo-zélandaise en danger (47e et 51e). Sentant le danger, la Nouvelle-Zélande remettait le pied sur le ballon et Tahiti reculait de nouveau.
    La sanction tombait à l’heure de jeu lorsque Logan Rogerson ouvrait le score (1-0) pour les Kiwis. Ceux-ci avaient rapidement l’occasion de doubler la mise lorsque l’arbitre solomonais, Nelson Sogo, leur accordait un penalty à la 63e minute. Mais Connor Probert ratait le cadre, ce qui permettait à Tahiti de continuer à y croire, même si les joueurs de Ludovic Graugnard étaient dominés.
    Le coach tahitien procédait à un premier changement en faisant rentrer Étienne Tetaria à la place de Roy Vongey (72e). Et cela donnait un nouvel élan aux Tahitiens qui venaient inquiéter Michael Wood, le portier kiwi, sur deux frappes de Joachim Teanuanua (76e) et Marc Siejidr (77e). Ludovic Graugnard procédait à un deuxième changement à la 80e  minute et celui-ci était particulièrement judicieux, Honoarii Kohumoetini, qui venait de remplacer Kaena Onuu, égalisant une minute plus tard (1-1). Le score ne bougeait plus malgré les efforts des deux équipes pour faire la décision. Conformément au règlement de la compétition, il n’y avait pas de prolongation, Tahitiens et Néo-Zélandais devant se départager directement aux tirs au but.
    La séance démarrait mal pour Tahiti, Michel Maihi, le meilleur buteur de l’équipe et du tournoi, voyant son penalty stoppé par Michael Wood.
    Cet arrêt devait s’avérer décisif car si les quatre tireurs tahitiens (Rayan Petitgas, Marc Siedjjdr, Heirauarii Salem et Honoarii Kohumoetini) suivant transformaient leur penalty, les Néo-Zélandais n’en rataient aucun.
    C’était logiquement l’abatte-ment dans le camp tahitien qui avait aussi, néanmoins, le sentiment d’avoir fait honneur au football tahitien. Mais les jeunes, en larmes, n’en avaient cure et il faudra laisser le temps au temps pour qu’ils ravalent leur déception.
    Les Néo-Calédoniens avaient, eux, subi une grosse déception en étant éliminés (3-2) en demi-finale contre Tahiti. Et c’est une équipe du Caillou, finaliste de la précédente édition du tournoi en 2013, qui s’est présentée démobilisée hier en match d’ouverture pour jouer la troisième place contre la Vanuatu. Il n’y a jamais vraiment eu de match, les Ni-Vanuatu l’emportant très largement (6-0), mais cela était anecdotique.
     
    Patrice Bastian

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