Habillage fond de site

Bannière sur-titre PI

Embellie après la visite de la marine sud-coréenne

jeudi 20 octobre 2016

commerces

Stéphane du BBL : “Rien à voir avec la marine chinoise qui ne consomme rien”. (© Christophe Cozette)

L’arrivée des deux navires sud-coréens, le destroyer Chung Mu Gong Yi Sun Chin et son navire accompagnateur, le Cheong Gi, dimanche dernier, n’est pas passé inaperçue, somme toute assez logique, puisque la marine de la Corée du sud n’était pas venue depuis dix ans en Polynésie. À l’instar de nos chers touristes et/ou croisiéristes du dimanche, les 650 marins des deux navires – dont une centaine d’officiers – ont tourné ce jour-là en centre-ville à la recherche d’un commerce ouvert un jour dominical. Avant leur départ hier aux alentours de dix heures du matin direction la Nouvelle-Zélande, leur présence a été plutôt une aubaine pour les commerçants de Papeete et du front de mer, que La Dépêche a rencontré hier alors que les marins et leurs navires quittaient la rade.

Aux 3 Brasseurs, selon les serveuses de jour rencontrées hier matin, le restaurant affichait complet lundi et mardi soir. “C’est une très bonne chose pour le commerce”, a confié la manager, dans la foulée. “Les serveurs et serveuses ont beaucoup couru ces soirs-là alors qu’en général, c’est plutôt rare en début de semaine”, a-t-elle rajouté.

Au BBL alias le Bora Bora Lounge, Stéphane, le gérant et propriétaire du lieu – mais aussi du Piano Bar, nouvelle formule, depuis peu – est plus que satisfait. “Ce fut une présence nombreuse, intéressante et agréable”, a confié le patron, au sujet des marins des deux bateaux sud-coréens qui ont quitté Papeete hier matin. “On aimerait bien qu’ils reviennent et restent même plus longtemps”, a confié ce dernier.
Ils sont venus par vague, entre 15 et 20 personnes, à chaque fois et qui consommaient ce qu’ils avaient envie de consommer. Leur pouvoir d’achat est important, ils ne sont pas là pour compter les centimes. Dès dimanche dernier au soir et jusqu’à mardi soir, ils ont été nombreux a fréquenté ce lieu, ouvert toute la journée. “La communication s’est faite essentiellement avec les mains, mais la plupart maîtrisent l’anglais”, a précisé Stéphane.

Cette visite a été bonne pour le commerce, “que cela soit le bar et la brasserie” pour le restaurateur. Pour exemple, mardi soir, le BBL, entre 17 et 1 heure, a reçu environ 200 personnes au total dont près de 60 marins asiatiques. “Et en plus, ils payent en dollars et ce sont des dollars neufs”, s’est réjoui le patron, sans préciser, évidemment, son chiffre d’affaires de la soirée. “Rien à voir avec la marine chinoise qui ne consomme rien. Les marins sud-coréens sont comme les marins japonais, ils prennent un cocktail, mangent, consomment des boissons. Ils en ont envie, ils prennent, ils vivent”, a commenté le patron.

“Rien à voir non plus avec les paquebots de croisière, qui consomment très peu car tout est payé et compris à bord et qui font souvent des remarques sur les prix”, a-t-il conclu. “Plus de bateaux, et plus de bateaux japonais et coréens”, milite le gérant du BBL.
Non loin de là, quartier du commerce, la boutique Mutiny. “Nous les avons vus, oui, mais dehors, aucune visite, aucune vente”, a confié la vendeuse.

De même à quelques encablures de là, à la boutique Te Mana, sur le front de mer. “Nous n’avons fait aucune vente avec les marins”, a déclaré la vendeuse. “Mais par contre, pour demander “tchiki tchiki”, il y avait du monde” (comprenez, “des filles”), s’est-elle amusée, précisant “qu’ils avaient fait le coup à mes copines du snack du marché.”

Par contre, à la Maison de la presse, sur le front de mer toujours, leur passage a été remarqué. “Nous les avons beaucoup vu, ils ont bien consommé, acheté beaucoup de cartes Internet rechargeables et, sinon, un peu de tout, des cartes postales, des curios”, a expliqué Rémy, employé. Selon lui, plus d’une centaine de marins ont fréquenté l’établissement, les sommes pouvaient aller jusqu’à 5 000 F. “Ce sont de bons clients, comme les marins japonais et chiliens”, a complété Rémy. Juste à côté, à Manua Pearl et sa boutique voisine consacrée à l’art traditionnel, c’était plutôt morne plaine. “Aucune visite, aucune vente avec eux”, ont confirmé les vendeuses respectives.

À la pharmacie du port, on a même fait des affaires. “La plupart du temps, ils nous demandaient si on avait tel ou tel produit”, a expliqué le jeune pharmacien. “Les ventes sont allés de 200 F (une simple compresse) à plus de 5 000 F, pour ceux qui nous ont acheté des produits cosmétiques. Sinon, nous avons eu beaucoup de visites soit au total environ de 60 à 80 personnes”, a confié l’apothicaire.
Même si les chiffres nous manquent, il n’est pas hasardeux de dire qu’à défaut d’opération tonnerre, la visite de la marine sud-coréenne est, financièrement parlant, plutôt une opération réussie.

 

Christophe Cozette

16
0
0

Pavé PI

Edition abonnés
Le vote

Faut-il le retour d'une maternité à Taravao ?

Loading ... Loading ...
www.my-meteo.fr
Météo Tahiti Papeete