Émile Vernaudon et Joinville Pomare à la barre

    mardi 5 mai 2015

    Renvoyé deux fois en avril et octobre 2014 pour cause de campagne municipale à Mahina tout d’abord, puis de problèmes de santé du principal intéressé ensuite, le procès en détournement de fonds publics présumé dans l’affaire dite des projets de cimetière et de centre d’enfouissement technique (CET) d’Orofara doit se tenir ce mardi matin devant le tribunal correctionnel.
    Il est reproché à Émile Vernaudon, en sa qualité d’ancien maire de Mahina, d’avoir loué les terrains qui devaient accueillir ces deux projets à Joinville Pomare et à son fils Pascal, entre décembre 2003 et mai 2004. Près de 16 millions de Fcfp auraient été versés au plus jeune sur cette période sous la forme de loyers payés par la mairie et alors même que ces terres avaient été mises à disposition de la commune par le Pays. L’enquête avait ensuite déterminé que cet argent avait transité par le biais de deux intermédiaires vers son père, Joinville Pomare, fidèle compagnon de route politique du Shérif à l’époque. Aucune trace de reversement d’argent à destination d’Émile Vernaudon n’avait en revanche été mise à jour par les enquêteurs. Un autre fidèle de l’ex-tavana de Mahina au milieu des années 2000, Gilles Tefaatau, est également renvoyé dans ce dossier pour complicité. En sa qualité de responsable de projet du cimetière de Orofara, il avait élaboré à l’époque les conventions de location des terrains.
     
    A l’origine de l’affaire, la chambre territoriale des comptes
     
    Pour leur défense, les Pomare père et fils continuent de revendiquer la propriété de ces terrains et se présentent donc comme légitimes percepteurs de la dîme réclamée entre 203 et 2004 au Shérif. Émile Vernaudon, lui, se défausse sur l’État à qui il reproche de ne pas avoir exercé correctement son contrôle de légalité  après la signature par sa mairie des conventions de location des terrains aux Pomare.
    Comme pour beaucoup d’affaires politico-financières en Polynésie française, c’est la chambre territoriale des comptes (CTC) qui avait levé le lièvre alors qu’elle passait au crible la gestion de la commune de Mahina. Les magistrats de la CTC avaient alerté le parquet de ce qu’ils trouvaient étonnant que la mairie signe avec des tiers deux conventions de location pour avoir le droit d’utiliser des terrains dont elle avait par ailleurs la jouissance.

    Raphaël Pierre
     

    Oti 2015-05-05 18:38:00
    Deux escrocs connus de tous et de longue date... Le joinville n'a jamais bossée de sa vie... Il ne sait que revendiquer et bloquer des terres... Au trou ces voleurs
    Pito 2015-05-05 18:07:00
    Que la justice mette en prison ces crapules.
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