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Emmanuel Macron parle-t-il trop cash ?

vendredi 6 octobre 2017

macron

Macron : “Certains feraient mieux de chercher du travail que de foutre le bordel”. (© DR)

Agacé Emmanuel Macron. Agacé par l’accueil qui lui a été fait par des salariés de GM&S, le président de la République s’est lâché : “Il y en a certains, au lieu de foutre le bordel, ils feraient mieux d’aller regarder s’ils ne peuvent pas avoir des postes là-bas”.

Une réponse du tac-o-tac au au président du Conseil régional d’Aquitaine, Alain Rousset, qui avait évoqué une entreprise en pleine activité du département.

Salariés, syndicalistes, personnalités politiques ont réagi, souvent avec indignation, à la sortie présidentielle. Hier matin, Christophe Barbier, éditorialiste sur BFMTV, a défini : “C’est la stratégie politique du parler cash, d’appeler un chat un chat, pour rafler des voix.”

La question est posée : Emmanuel Macron gagnerait-il à user d’un langage diplomatique, et à se préoccuper davantage des nuances ?

Hier après-midi, le porte-parole de la présidence, Bruno Roger-Petit, soucieux de désamorcer la crise a expliqué que le président “assumait sur le fond”, mais il “ne savait pas qu’il était filmé et, par conséquent, son registre de langage relevait du privé”.

La tentative d’apaisement est apparue d’autant plus nécessaire que le chef de l’État n’en est pas à son premier écart de langage.

“Ce n’est pas la première fois qu’il exprime des regrets. On peut faire le distinguo entre les phrases d’Emmanuel Macron très polémiques comme celle sur les ‘fainéants’, les ‘Français détestent les réformes’, mais prononcées dans le cadre des discours à l’étranger et les énormes bourdes, rappelez-vous de ses mots sur les ‘kwassa-kwassa’”, liste Camille Langlade du service politique de BFMTV.

“C’est un habitué de ces sorties polémiques et après, c’est une communication mal maîtrisée qui parasite totalement ces deux jours qui devaient montrer qu’il marchait plutôt sur sa jambe gauche que sur sa jambe droite.”

Le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, a minimisé le désordre provoqué : “Cette phrase a suscité beaucoup de commentaires, mais a-t-elle choqué ? Je ne sais pas.”

Il a alors semblé curieusement faire le parallèle entre cette parole présidentielle et un propos de comptoir  : “C’était une conversation privée, entre Alain Rousset et lui, mais filmée. Ces mots, on les utilise tous. Il m’arrive des fois quand je suis au troquet avec des amis d‘utiliser ces mots. Ils sont extrêmement banals, même s’ils sont surprenants dans la bouche d’un président de la République”

Bruno Bonnell, député La République en marche élu dans le Rhône, est intervenu sur notre antenne. Il n’a pour sa part pas repris l’argument des zincs : “Un président qui sait à la fois manier la langue française comme il sait le faire et exprimer quelquefois un peu plus crûment le sentiment d’une partie des Français, c’est intéressant.”

 

AFP

 

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