Habillage fond de site

Pour empêcher l’interpellation d’un ami, il frappe un policier municipal

mardi 8 août 2017

police rue colette ute ute

Pas habitué à se battre, un jeune homme a frappé un policier municipal à la sortie d’un bar de la rue Colette, à Papeete. Il a été condamné à 110 heures de travail d’intérêt général. (© Florent Collet)

“Se battre, ce n’est pas dans mes habitudes”, a expliqué R.V. à la barre du tribunal correctionnel, hier, en comparution immédiate. Samedi dernier, il s’en est pris violemment à un policier municipal.

Avec des amis, R.V. a bu du whisky et des bières dans l’un des bars de la rue Colette, à Papeete. Vers 3 h 45, la police municipale est sur les lieux pour pacifier la rue à l’heure de la fermeture des établissements nocturnes. Une bagarre éclate alors.

L’un des participants est un ami de R.V.. Ce dernier n’apprécie pas de voir son collègue être interpellé par un policier municipal et être conduit au fourgon. Il tente de s’interposer, mais le muto’i le repousse.

Ivre, il trébuche. Ensuite, “je ne me suis pas maîtrisé, cela a été trop vite”, confie R.V. pour expliquer son geste.

Il fonce en effet sur le policier municipal et le frappe d’un coup de pied au thorax qui vaudra un jour d’interruption temporaire de travail au gardien de la paix, puis tente de lui asséner un crochet que le fonctionnaire parviendra à esquiver.

En détention provisoire à Nuutania le week-end dernier, le jeune homme de 23 ans a peu goûté aux conditions de détention.

“Je n’ai pas dormi depuis trois jours”, explique le jeune homme à la recherche active d’un emploi depuis quelques mois, après avoir travaillé dans le bâtiment.

Mais il craint surtout de laisser sa mère seule s’occuper d’un père souffrant de problème psychiatrique. Un rôle et un sacrifice qui l’a d’ailleurs empêché d’avoir une vie personnelle.

“Alors il s’évade le week-end en buvant plus que de raison. Il a vu où cela pouvait le mener, il a compris la leçon”, a détaillé son avocat.

Un peu plus tôt le procureur avait rappelé une nouvelle fois le respect habituel pour l’uniforme en Polynésie et la peine de cinq ans encourue pour de tels gestes.

Il a requis cinq mois de prison avec sursis et 120 de travail d’intérêt général (TIG), le jeune homme s’étant dit prêt à travailler gratuitement pour une collectivité.
“Je veux faire tout le travail que vous voudrez. Je ne veux plus retourner à Nuutania. Je veux payer ma dette à la société.”

Une demande qui a été entendue, puisque, reparti libre du tribunal, R.V. a été condamné à effectuer 110 heures de TIG sous peine d’exécuter deux mois de prison.

F.C.

 

 

565
0
0

Pavé PI

Edition abonnés
Le vote

Faut-il le retour d'une maternité à Taravao ?

Loading ... Loading ...
www.my-meteo.fr
Météo Tahiti Papeete