En avant pour la COY 11

    samedi 7 novembre 2015

    Ils sont jeunes, polynésiens, engagés dans la cause environnementale, et dans dix jours, ils s’envoleront pour Paris afin de participer à la COY 11.
    La COY est un grand rassemblement organisé par et pour les jeunes du monde entier qui souhaitent se mobiliser pour l’environnement. Elle a lieu chaque année avant la Conférence des parties (COP) organisée par l’ONU.
    Cette année, pour sa 11e édition, la COY 11 a lieu à Paris. Plus grande que les précédentes, elle entend présenter le message de la jeunesse juste avant la COP 21. Près de 5 000 jeunes sont attendus à cet événement qui se déroulera sur trois jours, du 26 au 28 novembre. C’est la première fois qu’une délégation polynésienne prendra part à ce grand rassemblement.
    Ils sont 36 et ont été sélectionnés parmi les services civiques, engagés par la Fédération des œuvres laïques (FOL) et les scouts du territoire. Depuis une semaine, pour préparer au mieux leur déplacement, ils suivent une formation. Au programme : visite du centre de recyclage et de transfert de Motu Uta (CRT), découverte des associations de protection de l’environnement du territoire, visite du Centre de recherche insulaire et observatoire de l’environnement (Criobe) de Moorea, rencontre avec les acteurs du développement durable locaux…
    Hier, dans le cadre de leur formation, les jeunes avaient rendez-vous à l’école 2+2, à Punaauia, pour rencontrer les représentants des associations de la commune et ceux du service environnement de la mairie. Ils ont également eu l’intervention de Jean-Yves Mayer, délégué à la recherche en Polynésie, et de Patrick Howell, ministre de la Santé et de la Recherche. “C’est important que la jeunesse polynésienne soit représentée à la COY 11, parce que c’est la nouvelle génération qui doit construire cette nouvelle société, qui doit s’organiser de façon à pouvoir créer des conditions pour continuer à avoir une vie qui soit viable et agréable sur cette planète Terre. Il s’agit de  provoquer des changements de comportements, pas seulement au niveau individuel, mais au niveau des pays et plus particulièrement au niveau des pays les plus pollueurs. Ce sont les petits États insulaires qui seront touchés en premier. Nous voyons déjà un certain nombre d’indicateurs à l’heure actuelle dans la zone Pacifique où de temps en temps les îles sont envahies par la mer, et ils sont, eux, déjà dans une démarche qui consiste à demander à avoir un statut de réfugié dans le cas où leur île disparaîtrait sous la mer”, s’est exprimé Patrick Howell.

    É.P.

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