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Un enfant et une enseignante tués dans une fusillade

mardi 11 avril 2017

Des volontaires encouragent les enfants de l’école élémentaire North Park en les saluant à leur arrivée dans le campus  où ils ont attendu que leurs parents viennent les chercher. (Photo : David McNew/Getty Images/AFP)

Des volontaires encouragent les enfants de l’école élémentaire North Park en les saluant à leur arrivée dans le campus
où ils ont attendu que leurs parents viennent les chercher. (Photo : David McNew/Getty Images/AFP)

Un enfant et une enseignante tués : un peu plus d’un an après l’un des pires attentats récents aux États-Unis, la ville de San Bernardino, en Californie, est de nouveau frappée par la violence, cette fois-ci dans une école primaire.

“J’ai vu du sang qui giclait sur le mur, j’ai couru aussi vite que j’ai pu, j’ai perdu une chaussure”, raconte Brooklyn Johnson, élève de CE1 de l’école élémentaire North Park.

Elle était en classe hier quand son enseignante de 53 ans, Karen Smith, a été tuée par son mari, dont elle était séparée. Cédric Anderson, également âgé de 53 ans, a ouvert le feu vers 10 h 30 locales (17 h 30 GMT), touchant mortellement un élève et en blessant un autre avant de retourner son arme contre lui.

En fin d’après-midi, la police a annoncé que “deux adultes et un enfant étaient confirmés décédés”. “Un enfant est dans un état grave mais stable.”
“J’aimais beaucoup cette maîtresse, mademoiselle Smith”, ajoute avec calme Brooklyn, 7 ans, tenue serrée dans les bras de sa mère. “Elle est autiste, elle a une manière différente de réagir” aux événements, explique cette dernière, Keely Hughes.

 

Enfants handicapés

 

Le tragique incident est survenu dans une classe pour enfants à handicaps ou nécessitant une prise en charge spéciale. Keely Hughes a dû attendre plus de trois heures interminables avant d’être assurée que sa fille ne faisait pas partie des victimes : “J’ai beaucoup pleuré, je suis heureuse qu’elle aille bien.”

Peter Mejia, 11 ans, était en plein test de mathématiques quand il a entendu “Tac ! Tac ! Tac !”. Puis il a commencé à avoir “vraiment peur quand des équipes d’intervention d’urgence de la police sont arrivées et (les) ont fait sortir”. “On a dû marcher avec nos mains en l’air”, raconte-t-il.

Quatre heures après, il se sentait sonné quand sa mère, en état de choc, est venue le chercher. Les yeux rougis et le regard hagard, elle estime que ce type d’incidents peut désormais “arriver partout”, faisant écho au sentiment de beaucoup d’habitants de San Bernardino, qui, interrogés sur la violence dans leur ville, évoquent les attentats de Londres, Berlin, Stockholm…

La plupart des parents ont appris l’incident par des collègues ou des proches. “Une collègue m’a demandé comment allait ma petite-fille”, raconte Geena Hamilton, encore en uniforme médical, qui s’est précipitée sur les lieux.

Paniqués, parents et proches ont dû attendre de longues heures avant d’avoir la certitude que leur enfant ne faisait pas partie des victimes. “J’ai couru jusqu’à l’école, je suis passé devant le cordon de police sans m’arrêter”, raconte Tyron Edward, père d’une fille de 7 ans de l’école North Park.

Pendant ce temps, les enfants étaient rassemblés dans un gymnase sur un campus, où on leur a offert des bâtons fluorescents et projeté La Reine des neiges.

L’événement a réveillé les souvenirs de l’attentat d’inspiration islamiste dont San Bernardino a été le théâtre le 2 décembre 2015. Un couple lourdement armé composé d’un Américain et son épouse pakistanaise avait ouvert le feu à l’occasion d’un repas de fin d’année organisé pour des personnels de santé du comté, au cœur de cette ville située une heure à l’est de Los Angeles, faisant 14 morts et 21 blessés.

Cette nouvelle tragédie ébranle une fois de plus San Bernardino, plombée par des problèmes de drogue, violence et pauvreté avec beaucoup de sans-abri. En 2016, l’année suivant l’attentat, le taux de meurtres y avait grimpé de 41 %, atteignant son record depuis 1995, en grande partie à cause de la drogue et aussi parce que la municipalité peine à se relever d’une faillite et a dû tailler dans les effectifs de la police.

“Je ne me sens plus en sécurité, mon mari et moi nous pensons à déménager”, affirme Milvia Alas, 45 ans, venue chercher sa fille adolescente au lycée Cajon, voisin de l’école North Park, survolé hier par des hélicoptères grondants.    

 

AFP

 

 

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