Enfants mordus par un chien : le premier maître gardé à vue

    mardi 7 octobre 2014

    Le premier propriétaire du chien de type pitbull, qui a mordu quatre enfants dimanche au Havre (Seine-Maritime), a été placé mardi en garde à vue, a-t-on appris de source policière, tandis que les enfants mordus devraient sortir dans la soirée de l’hôpital.
    Il s’agit d’un homme d’une quarantaine d’années demeurant à Gennevilliers (Hauts-de-Seine). Placé en garde à vue mardi au commissariat de cette ville, il a ensuite été transféré à celui du Havre où il était interrogé en fin d’après-midi.
    La puce électronique que portait le chien avait permis d’identifier très vite cette personne, qui reste le propriétaire légal de l’animal dangereux.
    Le détenteur de fait du chien, âgé de 24 ans, interpellé lundi, a été, lui, maintenu en garde à vue pour 24 heures supplémentaires. En revanche, son père, la compagne de celui-ci, ainsi que sa sœur, qui avaient été placés en garde à vue lundi en même temps que lui, ont été relâchés mardi en début d’après-midi.
    Le chien, dont la race n’a pas encore été formellement établie – ce pourrait être un pitbull ou un American Staffordshire Terrier (« Amstaff ») -, s’était apparemment échappé avant d’attaquer plusieurs personnes dans un quartier pavillonnaire de l’est du Havre.
    Il s’est acharné sur une fillette de 9 ans, la mordant profondément à 27 reprises, principalement au bras et au mollet. Opérée pendant deux heures, la victime a reçu 80 points de suture, a précisé la police tandis que l’oncle de la fillette avait indiqué lundi qu’elle en avait eu 150.
    Puis, le molosse s’était attaqué un peu plus loin à trois membres d’une même famille qui faisaient du roller, mordant deux sœurs de 11 ans et 14 ans, et blessant légèrement leur frère aîné de 17 ans.
    Les trois filles, hospitalisées depuis dimanche après-midi, étaient considérées comme « sortantes » mardi en fin d’après-midi, a-t-on indiqué à l’hôpital Jacques Monod de Montivilliers, une commune de l’agglomération havraise.
    Le propriétaire légal et le détenteur de fait du chien pourraient être déférés mercredi au parquet. Ils pourraient être mis en examen pour violences involontaires, avec circonstances aggravantes, s’ils n’ont pas respecté la législation s’appliquant à la détention de ce type de chien dangereux.
    Selon la période d’ITT (incapacité temporaire totale) des victimes, inférieure ou supérieure à 3 mois, et le nombre de circonstances aggravantes, les deux hommes sont passibles d’une peine maximum d’emprisonnement de 7 ans, a-t-on indiqué de source policière.
    Les chiens réputés dangereux, d’attaque, de garde ou de défense, font l’objet d’une législation particulière concernant leur détention depuis la loi du 20 juin 2008, entrée en vigueur le 1er janvier 2010.
    Les chiens dit « d’attaque » de catégorie 1 sont issus de croisement et se rapprochent des races Staffordshire ou Pitbull, Mastiff et Tosa. 
    Il est interdit de les vendre, de les acheter, de les donner et de les importer. Leurs détenteurs doivent en outre obtenir un « permis de détention » délivré par leur maire et ils doivent notamment être stérilisés, muselés et tenus en laisse. Il est en outre interdit, avec un chien de catégorie 1, d’accéder aux transports en commun, lieux publics ou ouverts au public, et de demeurer dans les parties communes d’un immeuble collectif.
    Les chiens de garde ou de défense (catégorie 2) de race Staffordshire, Rottweiler et Tosa peuvent pour leur part accéder aux lieux publics mais muselés et en laisse.

    AFP

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