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Les engagés en service civique en mission au Fenua ‘aihere

jeudi 22 juin 2017

ACB

Les méthodes de tri ainsi que les amendes encourues pour dépôt d’ordures dans les espaces naturels ou dans un lieu public sont détaillées, livrets explicatifs à l’appui. (© Photo : Anne-Charlotte Bouleau)


Hier matin, cinq jeunes engagés en service civique se sont rendus au Fenua ‘aihere, dans le cadre du recensement et de la sensibilisation au tri en cours à Taiarapu-Ouest. Au-delà de la zone accessible en voiture, la plupart des habitants ne disposent pas de bacs à ordures. À défaut de ramassage collectif, ceux qui ne peuvent pas évacuer leurs déchets par leurs propres moyens les brûlent ou les enterrent directement dans leur jardin.

Hier matin, cinq engagés en service civique, en mission à Taiarapu-Ouest depuis mi-avril, ont embarqué à la marina de Teahupo’o, en vue de se rendre au Fenua ‘aihere. Ils étaient accompagnés par Angélina Faatiarau, adjointe spéciale en charge du secteur.
Après dix minutes de navigation, l’équipe a débarqué sur un ponton, pour visiter une première maison, située à la frontière de la zone encore accessible en voiture. Si le contact n’est pas toujours facile à établir, hier, les administrés étaient particulièrement accueillants. Il faut dire que deux des jeunes ne leur sont pas totalement inconnus, étant eux-mêmes résidents du Fenua ‘aihere. En parallèle du recensement, les méthodes de tri ainsi que les amendes encourues pour dépôt d’ordures dans les espaces naturels ou dans un lieu public sont détaillées, en français et en tahitien,  livrets explicatifs à l’appui.

 

Des déchets enterrés ou brûlés

 

L’équipe prend également en compte les doléances des habitants. Sur ce point, les maisons se suivent et les commentaires se ressemblent : en l’absence de bacs à ordures et de bateau affrété au ramassage, difficile de convaincre les habitants de se mettre au tri.
“Ici, tout le monde brûle ses déchets ou les enterre. On sait que c’est interdit, mais est-ce qu’on peut vraiment faire autrement ? Il ne faut pas oublier qu’on existe !”, lance Yvonne.
Un peu plus loin, une voisine ne disposant ni de voiture, ni de bateau, reconnaît enfouir des déchets de toutes sortes dans le fond de son jardin depuis une vingtaine d’années.

“Le jour où l’on pourra avoir un bac gris et un bac vert, je refermerai mon trou ! Ça m’arrangerait, d’ailleurs. Il faut mettre en place un système de ramassage le plus rapidement possible”, remarque-t-elle.
Plusieurs dizaines de familles, résidentes permanentes, seraient ainsi livrées à elles-mêmes concernant la gestion des déchets. La tournée d’un “bateau-poubelle” contribuerait certainement à améliorer la situation, mais la mise en œuvre d’un tel dispositif, en dehors de l’aspect financier, reste conditionnée par des difficultés d’accessibilité, notamment pour l’accostage. 

 

A.-C.B.

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