Habillage fond de site

Enquêtes ouvertes sur Harvey Weinstein, accusé d’un quatrième viol

vendredi 13 octobre 2017

weinstein

Parmi les victimes de Harvey Weinstein : Asia Argento, Judith Godrèche, Angelina Jolie, Gwyneth Paltrow, Rosanna Arquette, Cara Delevingne, Léa Seydoux, Emma de Caunes… (© AFP)

Harvey Weinstein, le magnat d’Hollywood, est désormais visé par une enquête policière à New York ainsi qu’au Royaume-Uni et a été accusé hier d’un quatrième viol.

Les investigations de la police new-yorkaise se cantonnent pour l’instant à une agression sexuelle présumée remontant à 2004. L’enquête de la police britannique concerne, elle, une agression sexuelle qui aurait été commise dans les années 1980 dans la région de Londres.

Mais les choses ne devraient pas s’arrêter là, le producteur étant suspecté d’avoir sévi durant plusieurs décennies, obtenant à chaque fois que c’était possible le silence de ses victimes grâce à des accords de confidentialité grassement payés.

La police de Los Angeles, où se trouve Hollywood, a indiqué qu’aucune enquête n’était ouverte sur Harvey Weinstein à ce stade.

Depuis les premières révélations du New York Times le 5 octobre, le producteur a vu fondre ses soutiens et a même été licencié par sa propre maison de production, The Weinstein Company.

La liste des femmes se disant victimes de ses abus, principalement des mannequins et actrices, parfois débutantes à l’époque, ne cesse de s’allonger : Gwyneth Paltrow, Angelina Jolie, Judith Godrèche, Katherine Kendall, Emma de Caunes, Cara Delevingne, Ashley Judd, Léa Seydoux, Mira Sorvino, Florence Darel…

Hier, c’est la comédienne britannique Kate Beckinsale qui a raconté que Harvey Weinstein lui avait fait des avances dans une chambre d’hôtel, en peignoir, alors qu’elle n’avait que 17 ans.

De nombreux faits reprochés au fondateur de Miramax par ces vedettes sont prescrits, car le code pénal local les considère comme des délits mineurs.

Mais trois femmes ont accusé Weinstein de viol : la star italienne Asia Argento, l’actrice Lucia Evans et une autre femme restée anonyme.

Hier, l’actrice Rose McGowan, mentionné par le New York Times dans l’article qui a mis le feu aux poudres, a affirmé qu’elle aussi avait été violée par le producteur.

 

Faits prescrits, ou pas

 

En Californie, la loi a été amendée l’an dernier mais pour tous les viols commis avant le 1er janvier 2017, le délai de prescription est de 10 ans. À New York, en revanche le viol n’est pas frappé par la prescription.

Selon le quotidien new-yorkais Daily News, la police new-yorkaise cherche à recueillir des éléments concernant des accusations de l’actrice Lucia Evans, publiée mardi par le magazine américain The New Yorker.

Elle assure que Harvey Weinstein l’a forcée à lui faire une fellation en 2004, à New York, ce qui relève du viol selon la loi.

Mais “aucune plainte n’a pour l’instant été enregistrée et, comme toujours, la police de New York encourage toute personne détentrice d’éventuelles informations à le faire savoir”, a indiqué J. Peter Donald, porte-parole du New York Police Department.

La question des complicités éventuelles est d’ores et déjà posée. Le New York Times assure que les responsables de la maison de production Weinstein étaient au courant depuis 2015 de très embarrassants accords de confidentialité liant leur patron et plusieurs femmes.

Pour la première fois depuis que le scandale a éclaté, l’homme de 65 ans a été vu alors qu’il sortait mercredi après-midi de la maison de sa fille à Los Angeles.

Interpellé par les paparazzis sur son moral, le faiseur de stars a concédé : “Je ne vais pas fort. Mais j’essaie. J’ai besoin de trouver de l’aide.”

Selon le site people TMZ, le mécène démocrate s’est ensuite envolé pour l’Arizona, où il a intégré un centre de traitement de la dépendance sexuelle.

AFP

 

 

0
0
0

Pavé PI

Edition abonnés
Le vote

Le Pays a lancé l'opération "plage propre", vous sentez-vous concernés ?

Loading ... Loading ...
www.my-meteo.fr
Météo Tahiti Papeete