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Les entreprises du club Face ont un projet de « maison » des sans-abri

mercredi 30 novembre 2016

réunion entreprise Face

Neuf entreprises ont répondu présentes, hier matin, au premier petit déjeuner d’échange et de bonnes pratiques du club Face, animé par la directrice nationale du réseau, Pilar Cortes. (© Vaiana Hargous)

 

 

Après sa constitution en octobre par vingt entreprises du fenua, le club Face (Fondation agir contre l’exclusion) Polynésie française se prépare à lancer la machine. Hier matin, neuf entreprises membres ont répondu présentes au premier petit déjeuner d’échange et de bonnes pratiques du club, animé par Pilar Cortes, directrice nationale du réseau Face, de passage au fenua pour s’assurer de la bonne mise en place de la structure.

Au programme de ce débat décontracté : la responsabilité sociale et sociétale des entreprises. “Nous avons choisi comme premier thème d’échange et de bonnes pratiques la responsabilité sociale des entreprises (RSE) parce que c’est un sujet large. Il s’agissait de s’accorder sur une même définition, explique Pilar Cortes. Et je suis heureuse de constater, moi qui suis la directrice nationale et qui vois beaucoup de clubs dans d’autres territoires, une vraie prise de conscience des dirigeants des entreprises dans leurs responsabilités, à la fois en interne, mais aussi en externe. Il y a la responsabilité sociale, où l’on œuvre pour nos salariés et la responsabilité sociétale, où l’on œuvre pour les habitants qui entourent l’entreprise.”

 

Un ancrage dans les communes

 

Ce type de rencontre informelle autour d’un petit déjeuner thématique est voué à être organisé régulièrement tout au long de l’année, car “de ces moments d’échanges naissent des pistes d’action et des volontés d’agir ensemble”, poursuit la directrice nationale.

“Ce qui se dessine ce matin (hier matin, NDLR), c’est d’organiser, dans les entreprises présentes, des temps d’échange avec les salariés autour de deux sujets : l’équilibre temps de vie-temps de travail, et l’égalité femme-homme. Mais au-delà de tout ça, on est ici sur un club qui a un gros chantier devant lui parce que la Polynésie a besoin de développement économique, de création d’emplois, d’aides à la création d’activités, même s’il y a déjà beaucoup de choses qui sont faites. On a vu aussi ce matin que les chefs d’entreprise vont tout mettre en œuvre pour faire un maximum d’actions de prévention de l’exclusion. Ils vont consacrer du temps à aider à la découverte des métiers, à intervenir en éducation au sein des écoles… C’est une demande des élus de l’assemblée et des maires que j’ai eu l’occasion de rencontrer au cours de ce séjour. Les attentes de ces élus, c’est effectivement que les entreprises s’impliquent véritablement auprès d’eux pour le bien-être économique des habitants.”

La directrice nationale est repartie hier soir pour la métropole, où elle se chargera pendant un mois de former le directeur fraîchement recruté pour gérer les actions du club Face Polynésie. Il s’agit d’Olivier Poté, ancien directeur régional de l’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie) en Polynésie, qui se chargera par la suite d’organiser et d’animer ces petits déjeuners thématiques. Il devrait prendre ses fonctions le 2 janvier prochain. 

Face est un mouvement créé en métropole en 1993 par 16 grands groupes français et initié par Martine Aubry pour défendre les valeurs de solidarité, de cohésion sociale, d’égalité des chances et de traitement. Elle favorise l’engagement social et sociétal des entreprises pour lutter contre toutes formes d’exclusion, de discrimination et de pauvreté. Face se développe sous forme de club d’entreprises.

Aujourd’hui, il existe une soixantaine de clubs répartis en France et dans le monde (Canada, Brésil, DOM-TOM…).

 

V.H.

 

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