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Quand les entreprises sont encouragées à exporter

mardi 18 juillet 2017

CCISM

La CCISM espère se doter d’une liste exhaustive des entreprises exportatrices d’ici la fin de l’année. (© Vaiana Hargous)


La convention conclue entre la CCISM et Business France a déjà profité à quelques exportateurs du fenua. Afin de continuer à encourager les exportations, la CCISM et Air Tahiti Nui Cargo ont lancé le concours de l’exportateur. Autre dispositif mis en place, le prêt participatif à l’export, lancé par la Sofidep, a du mal à séduire les entrepreneurs.

Tahiti Export Event, concours de l’exportateur, prêt participatif à l’export, pôle international à la Chambre de commerce, d’industrie, des services et des métiers (CCISM), subventions avec Business France…

Depuis plus d’un an, de nouveaux événements, offres et produits sont mis en place pour accompagner et encourager les entreprises locales à exporter.

À commencer par la convention signée en décembre 2015 par la CCISM et Business France, une agence de développement économique de l’État français au service des entreprises qui exportent, notamment en prenant à sa charge une partie des dépenses.

Une convention active depuis le dernier trimestre 2016 et qui a déjà permis à six entreprises d’exposer sur un salon, à New York, au mois d’avril, à deux autres de bénéficier d’une prestation réglementaire et juridique, et à une prochaine de participer à un salon à l’international en 2018.

Jusqu’ici, les entreprises qui ont pu bénéficier de ce programme proposent surtout des produits issus de la cosmétique, de la bijouterie et de l’agroalimentaire.

Mais ce partenariat a toutefois ses limites.

“Pour Business France, exporter dans l’Hexagone, ce n’est pas de l’export, alors que pour les entreprises locales, c’est de l’argent et une complexité logistique”, explique Florian Leclercq, chargé de mission Business France / export au pôle international de la CCISM.

“Donc son soutien est valable pour tous les pays, sauf l’Hexagone, parce qu’on est un territoire français. Quand on dit ça aux entreprises, elles se sentent d’autant plus seules.”

Car, des projets qu’il voit passer dans son bureau, l’Hexagone fait partie du top 3 des destinations visées par les exportateurs. Les États-Unis et l’Australie/Nouvelle-Zélande complètent le podium.

“C’est difficile pour les entreprises et leur sentiment est justifié parce que l’export n’est pas simple”, poursuit Florian Leclercq.

“Il y a de gros freins et le fret en est un. Avant, on leur finançait tout, puis les aides du commerce extérieur ont été coupées du jour au lendemain. Aujourd’hui, elles ont besoin d’être accompagnées et conseillées, d’avoir un retour sur expérience.
Certaines entreprises viennent me voir parce qu’elles veulent exporter aux États-Unis mais elles ne parlent pas anglais et n’ont pas de brochures ni de site Internet en anglais.
Et quand tu veux aller à l’export, c’est un minimum. C’est dur d’exporter. Les entreprises se sentent seules. Mais je vois de très beaux projets passer, tous domaines d’activités confondus. Je vois des gens qui savent où ils vont. Il y a de très belles choses qui sont sorties et qui devraient bientôt sortir.”

Les 11 et 12 septembre, la CCISM recevra le responsable de Business France Australie.

Avant cela, ce dernier donnera une visioconférence, fin août-début septembre, pour présenter les marchés australien et néo-zélandais aux intéressés. Ceux-ci pourront ensuite contacter le pôle international de la CCISM pour prendre rendez-vous avec lui.

 

V.H.

 

prêt entreprise

 

Un concours pour encourager l’export

La CCISM et Air Tahiti Nui Cargo ont lancé, le 8 juin, le concours de l’exportateur, un nouvel événement qui a pour but d’inciter les entreprises locales à développer leurs exportations. “Notre seule exigence est que l’entreprise puisse rapidement aller à l’export, dans un délai d’un an après l’annonce des résultats”, explique Florian Leclercq, chargé de mission Business France / export au pôle international de la CCISM, qui assiste les candidats pour le montage de leur dossier.

“Donc c’est le degré de maturité du projet qui primera, à savoir s’il y a une vraie stratégie, une vraie démarche. Pour le moment, une dizaine de dossiers de candidature ont été retirés. J’ai reçu des premiers jets et c’est plutôt prometteur.”

• La date butoir de remise des dossiers est fixée au vendredi 11 août à midi. À la clé, entre autres, pour les lauréats : un billet d’avion, du fret gratuit, un site Internet clé en main, une dotation, un accompagnement technique…

 

• Plus d’infos sur : www.ccism.pf/concours-exportateur-2017.

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