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Environnement – Les forces armées apportent leur soutien aux scientifiques

vendredi 12 janvier 2018

Cécile Gaspar, présidente de l'association Te mana o te moana, et le contre-amiral Denis Bertrand, ont officialisé, hier, à Arue,  le concours des forces armées pour l'observation des espèces marines protégées : mammifères marins, tortues, raies, requins, etc. (© Damien Grivois)

Cécile Gaspar, présidente de l’association Te mana o te moana, et le contre-amiral Denis Bertrand, ont officialisé, hier, à Arue,
le concours des forces armées pour l’observation des espèces marines protégées : mammifères marins, tortues, raies, requins, etc. (© Damien Grivois)


Le commandement des forces armées en Polynésie française et l’association Te mana o te moana ont signé hier une convention, à Arue. Objectif : formaliser et organiser le concours des militaires en matière d’observations des espèces protégées : mammifères marins, requins, tortues… Grâce à de petites formations, les soldats des armées de terre, de l’air et de la marine pourront transmettre leurs observations, notes et photos, à l’association qui les centralisera.

Dans le cadre de leurs activités, les forces armées présentes en Polynésie française sont régulièrement amenées à réaliser des observations liées à la vie marine, relatives aux mammifères marins, aux requins ou aux tortues pour l’essentiel. Elles ont décidé d’en faire profiter, de manière organisée et systématique, les scientifiques qui étudient la vie, les migrations, les décès ou échouages de ces animaux.

Le contre-amiral Denis Bertrand, a ainsi signé, hier matin au Commandement supérieur des Forces armées  (Comsup) à Arue, une convention avec Cécile Gaspar, présidente de l’association Te mana o te moana qui, au travers d’activités de recherche, de conservation, de communication et d’éducation, œuvre depuis 2004 pour la protection de l’environnement marin sur le fenua.

Te mana o te moana met en place des programmes de protection et de suivi des espèces marines (cétacés, tortues, poissons, coraux) et gère, dans ce cadre, la clinique des tortues marines installée au sein de l’InterContinental, à Moorea.

“La mission d’observation des espèces protégées est importante, car elle oriente ensuite la priorité des actions que l’on peut mener”, a expliqué hier Cécile Gaspar.

“Nous avons mis un focus particulier sur les espèces emblématiques que sont les mammifères marins, les tortues marines, les raies et les requins sans oublier les récifs coraliens. Nous sommes donc toujours à la recherche d’observations, réalisées par des gens qui ne sont certes pas spécialistes, mais elles nous sont d’une grande utilité.”

L’association Te mana o te moana,  qui a également mis en place depuis 2010 un Observatoire des cétacés et travaille en partenariat avec la Direction de l’environnement (Diren), souligne qu’une observation est d’autant plus précieuse si elle est rapportée de manière très rapide. Grâce à ce partenariat avec l’armée, Te mana o te moana bénéficie du travail d’observation, terrestre, aérien et maritime des militaires, un peu partout dans les archipels.

 

Contribuer à la préservation des espèces

 

“Nous, forces armées, avec 7 500 heures de navigation dans la Zone économique exclusive, soit plus de 300 jours de mer, sans même compter les transits avec l’extérieur, 1 700 heures de vol opérationnelles auxquelles on peut rajouter tous les vols d’entraînement, ainsi que les déploiements des militaires de l’armée de terre dans les îles et atolls, nous sommes au contact permanent du milieu marin, dans des zones parfois reculées”, a indiqué hier le contre-amiral Denis Bertrand.

“Ce sont autant d’opportunités de voir, d’observer, et le cas échéant de pouvoir contribuer à une meilleure connaissance de notre environnement”, a souligné le commandant supérieur des forces armées.

“La convention offre un cadre formel qui permet de s’assurer que, régulièrement, les nouveaux arrivants dans les forces armées soient sensibilisés à cette problématique, et qu’on n’oublie pas, dans le temps et dans la mesure où c’est compatible avec nos opérations militaires, que nous avons la possibilité d’apporter une information qui soit utile à l’association”, a-t-il souligné, évoquant par exemple la présence de mammifères marins, de tortues, de raies, de requins, etc.

Il s’agit pour l’essentiel de noter les observations, de prendre des photos puis de les transmettre à Te mana o te moana.

“Apporter notre concours permettra d’apporter notre pierre à la préservation des espèces, à une meilleure connaissance de la faune marine et finalement à la préservation de la richesse de la Polynésie qui tient notamment dans son environnement”, a conclu Denis Bertrand.

 

Damien Grivois

 

 

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