Il envoie 141 textos de menaces de mort en une après-midi

    vendredi 28 avril 2017

    correctionnel tribunal

    “Ce sont des mots écrits
    sous le coup de la colère”, s’est défendu le prévenu. (© Florent Collet)

     

    “Je n’ai rien à perdre maintenant, je vais te tuer”, “Tu peux te cacher, je vais te retrouver”, “Demain, c’est ton dernier jour”.
    Voilà quelques exemples des 141 textos envoyés par Ali G. à son ex-conjointe, le 25 avril, entre 14 h 19 et 19 h 24, soit un texto toutes les 2 minutes et demie. L’apogée d’une séparation difficile d’un couple après 13 ans de vie commune.

    En mars, la conjointe d’Ali G. est victime de violences et de menaces de mort, elle porte plainte et met fin à cette histoire qui aura donné naissance à une petite fille, aujourd’hui âgée de 7 ans.
    L’homme a déjà trompé sa moitié et a peur qu’elle en fasse de même, il reconnaît être extrêmement jaloux. Il ne supporte pas qu’elle ait une vie sociale, qu’elle puisse avoir des collègues de travail masculins ou des amis sur Facebook. “Je veux pouvoir vivre en paix”, témoigne la jeune femme.

    Son ex-conjoint, ancien gendarme adjoint et désormais personnel civil de la gendarmerie, affirme subir harcèlement moral et discrimination sur son lieu de travail, qui l’ont poussé à bout. Il reproche à la mère de sa fille d’avoir eu recours à la justice plutôt que de trouver une solution à l’amiable.
    “J’ai déposé plainte parce que là, j’ai vraiment eu peur”, explique la victime. “Ce ne sont que des mots écrits sous le coup de la colère”, se défend Ali G., qui exprime ses regrets. “On peut avoir un excès de langage, mais avec 141 SMS. On a le temps de réfléchir un peu”, rétorque le juge.

    Une histoire qui inspire au procureur les paroles d’une chanson de Michel Jonasz : “Dites-moi. Dites-moi même qu’elle est partie pour un autre que moi. Mais pas à cause de moi”. Avant d’enchaîner : “Mais là, c’est à cause de vous qu’elle est partie.”
    Il requiert huit mois de prison avec sursis, l’obligation de suivre des soins et l’interdiction d’approcher la victime, sauf dans l’intérêt de l’enfant. C’est la peine que lui a infligée le tribunal.

    F.C.

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