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Éric Requet, nouveau secrétaire général du haut-commissariat

mardi 3 juillet 2018

éric requet

René Bidal (à g.) est le troisième haut-commissaire en Polynésie pour qui Éric Requet travaille. Ils devront s’atteler à la mise en oeuvre des conclusions des Assises de l’Outre-mer. (© Caroline Perdrix)

Neuf ans après son départ, Éric Requet retrouve la Polynésie française, où il avait oeuvré deux ans et demi comme directeur de cabinet d’Anne Boquet puis d’Adolphe Colrat. Il revient cette fois pour prendre la suite de Marc Tschiggfrey à la tête du secrétariat général du haut-commissariat, et René Bidal l’a présenté aux médias hier matin.

Il avait souhaité repartir en outremer, a expliqué Éric Requet : “J’ai dit que je serais particulièrement heureux et fier de revenir en Polynésie française.” “J’ai privilégié des sous-préfets qui connaissent déjà la Polynésie afin qu’ils entrent rapidement dans les dossiers de fond”, a déclaré le haut-commissaire René Bidal, faisant également référence à son prochain directeur de cabinet qui arrive au fenua après le 14 juillet. Une rapide lecture du CV d’Éric Requet suffit à comprendre quel alliage de rigueur militaire et d’expérience administrative et financière a pu convaincre René Bidal d’en faire le numéro deux du haut-commissariat.

Après une maîtrise “finances et banque” et un DEA d’économie et de droit de l’énergie, Éric Requet s’oriente vers l’armée, passe par l’École du commissariat de l’armée de terre, obtient un DEA d’histoire militaire, intègre l’École d’État-major de l’armée de terre, puis l’École de guerre. Il sera officier durant plus de 14 ans, dont deux en tant que commissaire (directeur administratif et financier) du RimaP-Nouvelle-Calédonie.

Détaché auprès du représentant des Nations unies en Bosnie-Herzégovine, il découvre le monde des hauts fonctionnaires chargés de piloter la reconstruction de l’ex-Yougoslavie. “Cela m’a permis de découvrir, au-delà de la sphère armée, ce que c’était que la vie politique, au sens de la gouvernance de la cité. Je m’étais dit qu’il y avait des opportunités beaucoup plus larges en termes de responsabilités et de fonctions (…). Et c’est vrai que l’École nationale d’administration (ÉNA), c’est la porte d’entrée d’excellence pour ces métiers de hauts fonctionnaires, et c’est comme ça que je me suis dirigé vers le concours de l’ÉNA”, raconte-t-il.

 

 

De l’armée au corps préfectoral

 

Il intègre l’ÉNA par concours interne et effectue ses stages à l’ambassade de France au Nigéria (où le stagiaire précédent était un certain Emmanuel Macron) et à la préfecture de l’Indre, à Chateauroux : “C’est là où j’ai vu concrètement ce qu’était le métier de sous-préfet, dans sa variété, dans ses contacts avec la population, avec les élus, avec le milieu économique, et c’est là où le déclic s’est fait”, raconte Éric Requet qui, depuis, a été sous-préfet et directeur de cabinet du préfet du Loir-et-Cher, directeur de cabinet de deux hauts-commissaires en Polynésie française, sous préfet  d’Épinal et secrétaire général de la préfecture des Vosges, et secrétaire général adjoint de la préfecture de région Centre-Val de Loire, à Orléans, son dernier poste en date. Il faut également citer un passage à la Direction générale de la police nationale, de 2010 à 2013, où il est adjoint au sous-directeur des finances et chef du bureau des affaires financières et immobilières : “Une période très riche, très dense, avec une forte technicité”, se souvient-il.

À Papeete, Éric Requet retrouve des fonctions préfectorales similaires à celles qu’il a pu exercer ailleurs, avec la dimension spécifique au statut “des relations avec les institutions de la Polynésie française et les communes. Les dossiers sont nombreux.” Le dossier d’actualité est naturellement celui des “suites de la présentation du Livre bleu des outremer”, feuille de route du gouvernement Macron pour les territoires ultramarins.

Rappelons que le secrétaire général du haut-commissariat a sous son autorité la direction des interventions de l’État, ladirection de la réglementation et des affaires juridiques, la direction de l’ingénierie publique et la direction des moyens et de la modernisationde l’État. C’est également sousson contrôle que sont instruits les dossiers de défiscalisation nationale par la mission de stratégie et d’évaluation.

 

C.P.

 

 

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