Erreur de diagnostic – Le CHPF condamné à verser une rente à vie à un ex-patient

    samedi 23 janvier 2016

    Un ancien patient du centre hospitalier de la Polynésie française vient d’obtenir une importante indemnisation, le mois dernier, auprès de la cour administrative d’appel de Paris, comme l’ont révélé nos confrères de Radio 1. Âgé de 46 ans aujourd’hui, cet homme s’est vu attribuer la somme de 84,5 millions de francs, à laquelle s’ajoute une rente annuelle, à vie, d’un montant de 9 millions de francs.
    Ce commerçant de profession avait fait une chute accidentelle le 29 août 2007 à l’occasion de laquelle sa tête avait percuté le carrelage. Il avait été hospitalisé au CHPF mais les médecins n’avaient pas immédiatement diagnostiqué un hématome extradural rachidien cervical. Une lésion qui a rendu le quadragénaire tétraplégique avec un taux d’incapacité de 85 %.  Ce lourd handicap l’oblige aujourd’hui à être assisté en permanence.
    Dans son jugement, la cour administrative d’appel souligne qu’il résulte de l’instruction “que, lors de la prise en charge médico-chirurgicale” du plaignant, “trois manquements aux règles de l’art et aux bonnes pratiques médicales sont survenus”. Et notamment le fait que “l’hématome extradural rachidien cervical aurait dû être évacué dès le soir” de l’accident grâce à “une intervention chirurgicale de décompression en urgence”. Opération que les médecins ont tardé à pratiquer.

    “Prise en charge fautive”

    Or, “si l’intervention qui a été réalisée en urgence le 30 août avait été pratiquée dans la soirée du 29 août 2007, il aurait été possible pour” le patient “d’éviter d’être paralysé”. “La décision de différer cette intervention chirurgicale a ainsi privé” celui-ci “d’une chance d’éviter la tétraplégie et ses conséquences”, ajoutent les juges administratifs. Ceux-ci en concluent que le plaignant a fait l’objet d’une “prise en charge fautive” engageant la responsabilité de l’établissement.
    Contacté, l’avocat du quadragénaire, Me François Mestre, s’est dit satisfait de cette décision, d’autant que son client avait obtenu une somme bien moindre (de l’ordre de 14 millions de francs) en première instance à Papeete.
    “Je suis très content pour lui. Il a désormais les moyens de bénéficier d’une tierce personne, d’une assistance 24 heures sur 24. C’est ce qui était préconisé par les experts judiciaires. Il avait recruté quelqu’un pour l’aider mais il ne pouvait plus continuer à rémunérer cette personne”, se félicite le conseil.  
    Le CHPF dispose toujours de la possibilité de se pourvoir en cassation pour contester le jugement. Sa direction, que La Dépêche a contacté, laisse toutefois entendre qu’elle ne compte pas engager un nouveau recours.

    J.-B.C.

    Popol 2016-01-25 09:50:00
    C'est nous qui payons
    manuia 2016-01-25 09:50:00
    Pourquoi pour les victimes des essaie nucléaire , ce n'est pas aussi rapide et lucratif ?
    Charles Villierme 2016-01-24 12:54:00
    Mauruuru selymoya
    selymoya 2016-01-24 12:32:00
    E turu roa vau teie pärau a Charles Villermes
    Charles Villierme 2016-01-23 16:44:00
    Ki a fait l'erreur de diagnostique l'etablissement ou les patriciens?
    Pourquoi c le CHPF qui doit payer et les Patriciens eux s'en sortent sans aucune sanction?
    En plus ce sont les premiers à faire grève.
    Faatere Hau Taote Howell faa aufau tera mau taote
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