Estelle Anania : “C’est tout comme Miss France”

    lundi 9 janvier 2017

    ink girl france

    Estelle Anania représentera la Polynésie, mais aussi l’ensemble de l’outre-mer à Ink Girl France, 1ère élection de Miss France tatouée. (© Christophe Cozette)


    Ink Girl France est un concours national créé l’an dernier par Christophe Robein, réservé aux femmes tatouées de 18 à 35 ans. Le fenua sera représenté par Estelle Anania, mi-Pa’umotu-mi-Suisse, le 3 mars, à Grenoble. La ravissante Polynésienne attend vos encouragements sur sa page Facebook. Faaitoito !

    Qui sait. Et si Tahiti remportait à nouveau, enfin, le titre de Miss France ? Après trois titres de premières dauphines d’affilée et une place de seconde dauphine, le mois dernier, remportée par Vaea Ferrand, la lumière pourrait venir d’Estelle Anania, en lice pour le premier titre de Miss France tatouée, à savoir Ink Girl France, qui se déroulera le 3 mars, à Grenoble.
    Ink Girl France est un concours national créé en 2016 par Christophe Robein, ouvert aux femmes de 18 à 35 ans, “suffisamment tatouées”, et a pour but d’élire la plus belle femme tatouée de France.
    “Elle sera l’ambassadrice du tatouage en France et représentera son pays dans des concours européens et internationaux”, précise le site Internet du concours.

    Il “se veut fun, rock et novateur pour casser les codes des Miss traditionnelles et afin de faire évoluer les mentalités dans le monde du travail et de la mode”. Rappelons tout de même qu’être candidate à Miss Tahiti et à Miss France, tatouée, est toujours interdit.
    “C’est tout comme Miss France mais tatouée”, s’amuse cette vahine de bientôt 34 ans (le 14 jan­vier), ex-animatrice radio, que nous avons rencontrée hier, après son reportage sur TNTV, samedi dernier au soir.
    “Il y a aura un passage en maillot de bain, un en tenue de soirée et un en tenue libre”, a dit Estelle Anania. “Ma robe est en confection par Moea B., c’est une surprise et on me prête une parure de perles. Il y a un jury et, dans la présélection, il y avait notamment Vincent McDoom. Concernant les critères de présélection, c’est un tout. La surface, mais aussi la qualité du tatouage et la personnalité aussi”, a confié notre Polynésienne métissée (papa pa’umotu et maman suisse, NDLR).
    C’est une amie à elle qui lui a envoyé le lien via Facebook en lui disant “pourquoi pas toi”, il y a six mois environ. “J’ai rempli le questionnaire, j’ai passé un entretien sur Skype et tout s’est enchaîné rapidement. Je ne sais pas s’il y avait d’autres représentantes de Polynésie mais c’était ouvert à tout l’outre-mer et, au final, nous sommes 15” pour le grand soir, à Grenoble. C’est une première en France. Ensuite, Miss Europe se tiendra à Berlin, courant juillet.

     

    15 pour une couronne

     

    Très présentes sur les réseaux sociaux, même si le vote du public n’entre pas en compte, les pages respectives des 15 candidates seront scrutées de près.
    Le comité organisateur a même demandé aux candidates de créer leur page et de tourner une vidéo de présentation via smartphone – pour qu’aucune ne soit désavantagée –, ce qu’Estelle prépare puisque partie hier la tourner à Fakarava.
    “Si les Polynésiens peuvent me soutenir via ma page Facebook, cela serait bien”, espère Estelle timidement, malgré un corps tatoué aujourd’hui à plus de 80/90 %, par Aroma et Mano Salmon (ses cousins) mais aussi par Teiki Huukuna.
    Et logiquement, après un passage dans des clips de Tikahiri des frères Salmon (V8 Car), Estelle défilera sur une chanson de ses cousins.
    “Tous les tatouages ont une histoire”, même si beaucoup sont d’inspiration libre mais concertée avec ses tatoueurs. “Je leur donne mes idées, ils rajoutent les leurs et voilà le résultat”, dit-elle, arborant ses tatouages polynésiens mais aussi japonais (dans le dos), tribal, du custom polynésien, entre autres.

    Elle qui a le corps quasi tatoué, pas de doute, le genou et le ventre sont les parties les plus sensibles. “Le ventre, cela m’a retourné les boyaux”, se souvient Estelle.
    Il ne reste que la jambe gauche à tatouer, dont une bonne partie sera piquée pour l’élection.
    La concurrence est rude, certaines des autres candidates sont, elles-mêmes, tatoueuses. Mais Estelle a également fait la couverture du mensuel Tatouage magazine, en mai-juin dernier, tout comme ses cousins Aroma et Mano, l’année précédente, deux arguments de poids pour une élection de Miss France tatouée.
    Habituée des séances photos – Estelle a posé avec l’ensemble des photographes du fenua –, notre représentante a réalisé un shooting avec Verner Degray, qui a fait, il y a quelques mois, sa première exposition photo, en collaboration avec Lucien Pesquié, à la Maison de la culture.

    L’ambiance Harley-Davidson, rock et tatouages était toute trouvée pour ce photographe au grain si léché.
    Elle rejoindra Verner à Los Angeles après l’élection, pour d’autres photos pour des magazines américains de tatouage.
    Devenir la plus tatouée de Polynésie, un but ? “Oui, c’est ça, mais plus de tatouage sur le visage, enfin, je dis ça”, a avoué la passionnée, mimant un moko. “Les critiques aujourd’hui sur mes nombreux tatouages ne représentent qu’une petite minorité. Tout le monde aime, surtout ici et, de plus en plus, les femmes. On le voit au Heiva, de plus en plus de vahine ont de grosses pièces, bras, dos ou jambe”, constate Estelle.
    Et du mana du tatau viendra peut-être la couronne et le titre…

     

    Christophe Cozette

    Pour suivre Estelle Anania sur Facebook, Ink Girl Tahiti – Officiel et l’élection sur le site www.ink-girl-france.fr

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