États-Unis – 38 blessés à New York et dans le New Jersey et le Minnesota

    lundi 19 septembre 2016

    blessés

    Les autorités américaines ne disposaient d’aucun élément pour relier les trois attaques perpétrées samedi dernier, à New York, dans le New Jersey et le Minnesota.

     

    Trois attaques ravivent la peur du “terrorisme”

     

    Les autorités américaines affirmaient hier ne disposer d’aucun élément pour relier les trois attaques perpétrées samedi dernier à New York, dans le New Jersey et le Minnesota, mais la peur du “terrorisme”, domestique ou jihadiste, était dans tous les esprits.

     

    Deux de ces attaques, quasi simultanées, ont fait au total 38 blessés : 29 dans l’explosion survenue samedi dernier au soir dans le quartier huppé de Chelsea, au cœur de Manhattan, et neuf autres lors d’une attaque à l’arme blanche revendiquée par le groupe jihadiste État islamique (EI) dans un centre commercial de St. Cloud, petite ville du Minnesota dans le Midwest américain. La bombe a explosé à Manhattan vers 20 h 30 (00 h 30 GMT), tandis que l’attaque dans le Minnesota s’est déroulée vers
    20 heures (1 heures GMT).

    La police a indiqué qu’une deuxième bombe artisanale, qui n’a pas explosé, avait été découverte samedi dernier, au soir, près du lieu de l’explosion à Manhattan. Les deux bombes, deux cocottes minute, étaient toutes les deux munies d’un téléphone à clapet, d’illuminations de Noël, de matière explosive et remplies d’éclats d’obus, selon le New York Times, citant hier soir des responsables des forces de sécurité. Selon CNN, les enregistrements de vidéosurveillance obtenus par les autorités montrent le même homme près du lieu de l’explosion et près de la bombe qui n’a pas explosé.

     

    Prudence des autorités

     

    Plus tôt samedi dernier, dans le New Jersey, une bombe artisanale avait explosé dans la ville de Seaside Park, sur le parcours d’une course à pied à laquelle participaient des centaines de coureurs. Elle n’a pas fait de victime, sans doute parce que le départ de la course avait été retardé, selon un porte-parole du procureur local.

    Trois autres bombes à retardement ont été retrouvées sur place, qui n’avaient pas fonctionné. De tous ces attentats, un seul a été revendiqué pour l’instant, celui du Minnesota, par l’organisation jihadiste État Islamique (EI). L’attaque perpétrée par un “soldat” du groupe vient “en réponse aux appels de l’État islamique à prendre pour cibles les ressortissants des pays appartenant à la coalition des croisés”, a affirmé l’Amaq, organe de propagande de l’EI.

    Selon le journal local St. Cloud Times, l’agresseur, abattu par un policier qui n’était pas en service, était un Américain de 22 ans d’origine somalienne, Dahir Adan, étudiant à l’université locale. À New York, le chef de la police James O’Neill a indiqué que l’explosion de Chelsea n’avait été revendiquée “par aucun individu ni organisation”. Pas de revendication non plus dans le New Jersey.

    Les autorités se montraient très prudentes dimanche dans leur manière de qualifier ces attaques. “Nous enquêtons sur ces événements comme un potentiel acte de terrorisme. Je dis bien potentiel. Il y a encore beaucoup de choses qu’on ne sait pas pour le moment”, a dit l’agent du FBI chargé d’enquêter dans le Minnesota, Rick Thornton.

    À New York, seul le gouverneur Andrew Cuomo a estimé que puisqu’il y avait une bombe, il y avait “clairement acte de terrorisme”, même s’il a souligné qu’il n’existait à ce stade “aucun lien avec le terrorisme international” et que l’enquête n’en était “qu’à ses débuts”. Bill de Blasio, maire de New York qui accueille à partir de lundi des chefs d’État et de gouvernement du monde entier pour un sommet de l’ONU sur les migrations placé sous haute surveillance, a refusé d’aller si loin.

    “On sait qu’il y a eu une bombe, ça, c’est clair. Mais il va falloir travailler encore beaucoup pour savoir quelle motivation était derrière”, a-t-il déclaré. Les mesures de sécurité, déjà omniprésentes à New York où les attentats meurtriers du 11 septembre 2001 restent ancrés dans les mémoires, ont été renforcées. Quelque 1 000 agents supplémentaires ont été déployés dans la première mégapole américaine, où le président Barack Obama est arrivé hier après-midi.

     

    AFP

     

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