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ÉTATS-UNIS – Faits divers à Oakland (San Francisco) en Californie

lundi 5 décembre 2016

Hier matin, au bout de 12 heures d’un labeur éprouvant, les pompiers n’avaient dégagé que 20 % d’un entrepôt transformé en collectif d’artistes qui a pris feu. (Photo : Tayfun Coskun/Anadolu Agency/AFP)

Hier matin, au bout de 12 heures d’un labeur éprouvant, les pompiers n’avaient dégagé que 20 % d’un entrepôt transformé en collectif d’artistes qui a pris feu. (Photo : Tayfun Coskun/Anadolu Agency/AFP)

 

Neuf, vingt-quatre, trente, trente-trois : le bilan du terrible incendie qui a ravagé une fête dans le “Vaisseau fantôme”, un collectif d’artistes à Oakland, près de San Francisco, n’a cessé d’enfler au fil des heures hier, et ce n’est pas fini.

Le bilan “est monté à 33” morts, a indiqué le sergent Ray Kelly, au cours d’un bref point presse hier, son troisième depuis la matinée. Il a précisé que seulement 35 à 40 % du bâtiment a été ratissé et qu’il reste sans doute des corps à l’intérieur des décombres.
Les autorités ne savent pas combien de personnes participaient à la fête dans le “Ghostship” (Vaisseau fantôme), l’immeuble détruit par les flammes dans la nuit de samedi à dimanche derniers, mais elles se préparaient dès le départ à 30 ou 40 morts.

Durant la nuit, les pompiers ont fait une brèche dans un mur pour pouvoir pénétrer dans le bâtiment et commencer enfin à chercher les corps et déblayer les décombres sans risquer leur propre vie.
Peu de familles ont pu être officiellement notifiées du décès d’un proche. Les corps étant méconnaissables, l’identification des victimes est en effet difficile.

 

“Tout était silencieux”

 

Des détails commencent néanmoins à émerger sur ceux qui ont succombé. “Nous avons retrouvé et identifié des victimes qui sont mineures. Nous avons des enfants de 17 ans, peut-être moins. On n’est pas sûr”, a expliqué le sergent. Il y a aussi des victimes d’Asie et d’Europe, mais la police ne veut pas préciser les noms des pays d’origine.

Pour fciliter leur travail, les autorités demandent aux familles de conserver “dans un sac propre” une brosse à dents ou à cheveux des victimes pour pouvoir comparer l’empreinte génétique et identifier les corps avec certitude.
Les travaux de déblaiement avancent lentement, et les pompiers travaillent à la main, par respect pour les corps qui se trouvent dans les débris, a expliqué une chef de bataillon de pompiers de la ville, Melinda Drayton. Sa voix s’est étranglée d’émotion quand elle a voulu décrire l’atmosphère sur le lieu du sinistre la nuit dernière. “Tout était silencieux. Cela vous brisait le cœur.”

Les équipes avancent maintenant plus rapidement. Hier matin, au bout de 12 heures d’un labeur éprouvant physiquement mais surtout mentalement, les pompiers n’avaient dégagé que 20 % de cet entrepôt transformé en collectif d’artistes.
Samedi dernier, la chef des pompiers d’Oakland, Teresa Deloach-Reed, avait décrit un véritable fatras trouvé par les secours, qui avait fortement gêné leur intervention. Les images publiées sur le site Internet du “Ghostship”  montrent un lieu où s’empilent des œuvres d’arts, des pianos et de nombreux objets en bois, expliquant la violence du feu et l’épaisseur de la fumée.

Dès samedi dernier, les autorités municipales ont indiqué que le bâtiment n’était sans doute pas aux normes. L’enquête devra établir si les propriétaires de l’ancien entrepôt et ses occupants avaient toutes les autorisations nécessaires.
Certains témoignages font état d’artistes vivant sur place, mais le bâtiment n’était prévu que pour être un “lieu de travail”, a indiqué Libby Schaaf, la maire d’Oakland lors d’une conférence de presse samedi dernier.
L’incendie d’Oakland est d’ores et déjà l’un des plus meurtriers de ces 20 dernières années aux États-Unis.

 

AFP

 

 

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