ÉTATS UNIS – Hillary Clinton cherche à consolider son avance 

    lundi 24 octobre 2016

    clinton usa

    Hillary Clinton salue ses supporters lors d’un meeting, hier, à l’Université de Caroline du Nord, dans la ville de Charlotte. (© Robyn Beck/AFP)

     

    À deux semaines de l’élection présidentielle américaine, Hillary Clinton, qui a encore accru son avance dans les sondages face à Donald Trump, multiplie les déplacements dans les États clés où elle espère consolider son avance.
    Selon une enquête ABC News publiée hier, la candidate démocrate, qui espère devenir la première présidente de l’histoire des États-Unis, obtient 50 % des intentions de vote, son score le plus élevé depuis le début de la campagne, contre 38 % pour l’homme d’affaires de New York.

    “Nous sommes derrière”, a reconnu sur NBC, dans un aveu peu commun de la part du camp Trump, Kellyanne Conway, directrice de campagne du magnat de l’immobilier, tout en martelant que l’élection n’était pas encore jouée.
    En meeting à Naples, en Floride, Donald Trump a appelé ses partisans à se rendre aux urnes en nombre “pour se débarrasser d’Hillary-la-crapule une fois pour toutes”.
    “Les chiffres sont fantastiques en Floride. Ne croyez pas les médias”, a-t-il lancé dans cet État du sud crucial pour le résultat final dans lequel la majorité des sondages le placent trois ou quatre points derrière sa rivale démocrate.
    Consciente qu’une victoire le 8 novembre passe par une large mobilisation des minorités, l’ancienne secrétaire d’État s’est exprimée hier dans une église de la communauté noire à Durham, en Caroline du Nord.
    Barack Obama l’avait emporté de justesse dans cet État en 2008 et l’avait perdu quatre ans plus tard.

    En présence notamment de Sybrina Fulton, la mère de Trayvon Martin, adolescent noir dont la mort avait choqué l’Amérique en 2012, elle a appelé à la lucidité face au “racisme systémique” qui demeure selon elle dans le pays.
    Mais elle a aussi accusé son adversaire républicain de dresser “un tableau lugubre des centres-villes et de la communauté afro-américaine” et d’ignorer les “succès” de nombre de figures dans la communauté noire dans tous les domaines.
    Hillary Clinton reviendra dans cet État âprement disputé jeudi, en compagnie de la Première dame Michelle Obama, dont le charisme et la prestance en font un des atouts maîtres du camp démocrate. Ce sera leur premier meeting commun depuis le début de la campagne.
    “Je vous demande de voter sur les valeurs que nous voulons transmettre à nos enfants”, a lancé la candidate lors d’un rassemblement sur un campus universitaire dans la ville de Charlotte, évoquant, dans une allusion à son rival, le “nécessaire respect pour les femmes”.

    Selon la dernière enquête ABC News, 69 % des Américains désapprouvent la réponse du candidat républicain aux femmes qui l’accusent d’agression sexuelle ou de harcèlement.
    “Toutes ces menteuses seront poursuivies en justice après l’élection”, a-t-il affirmé, samedi dernier, lors d’un discours à la tonalité particulièrement agressive à l’attention de la dizaine de femmes qui l’ont accusé d’agression ou de harcèlement sexuel.
    Selon le site RealClearPolitics, la moyenne des sondages nationaux montre une avance de près de six points pour Hillary Clinton (47,7 % contre 41,9 %), qui est en tête dans la plupart des États clés comme la Pennsylvanie, la Virginie ou la Floride.
    Même dans certains États avec une tradition solidement républicaine, Donald Trump n’a qu’une faible avance, comme au Texas où il mène de seulement trois points.
    Profitant de ce contexte très favorable, Hillary Clinton a clairement indiqué le week-end dernier qu’elle entendait aussi s’impliquer directement dans la bataille pour le Congrès en soutenant les candidats de son parti.
    Celui-ci espère reprendre la majorité aux républicains au Sénat et l’affaiblir à la Chambre des représentants où ils ont 59 sièges de plus (247 contre 188).

    Le 8 novembre, les Américains éliront leur président, mais aussi les élus de la Chambre pour deux ans et le tiers du Sénat pour six ans.
    Alors que nombre de quotidiens républicains se sont prononcés contre lui, Donald Trump a reçu, le week-end dernier, l’appui d’un premier journal de taille : le Las Vegas Review-Journal, dans l’État clé du Nevada.
    L’éditorial juge que le milliardaire populiste ne représente “ni le danger mis en avant par ses détracteurs, ni l’élixir magique dont rêvent ses partisans”. Mais, estime-t-il, il offrirait une forme de rupture salutaire pour le pays.

     

    AFP

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