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États-Unis – L’élection présidentielle a lieu aujourd’hui

mardi 8 novembre 2016

clinton trump

Donald Trump et Hillary Clinton ont livré hier leur dernière bataille. L’élection présidentielle a lieu aujourd’hui. (© Brendan Smialowski Jay LaPrete/AFP)

 

 

Hillary Clinton et Donald Trump ont offert hier deux visions opposées de l’avenir, lors de la dernière journée de leur campagne présidentielle, dont les excès et la violence ont stupéfié bien au-delà des frontières américaines.
Les sondages sont serrés, même s’ils donnent l’avantage à la candidate démocrate qui espère devenir aujourd’hui la première femme présidente des États-Unis. Une victoire du républicain populiste, qui serait un séisme politique dans la première puissance mondiale, ne pouvait pas complètement être exclue. Mais la carte électorale est nettement plus favorable aux démocrates.

Un concert en plein air de Bruce Springsteen a réuni quelque 40 000 personnes en soirée dans la ville historique de Philadelphie, pour Hillary Clinton.
Le président Barack Obama, Michelle Obama, l’ancien président Bill Clinton et sa fille Chelsea étaient là pour chanter ses louanges.
“Je parie que vous allez rejeter la peur et choisir l’espoir”, a déclaré le président Obama, saluant en Hillary Clinton la candidate la plus expérimentée à s’être jamais présentée à la présidence, et dénonçant l’incompétence de son adversaire.
Hillary Clinton a insisté sur la nécessité de rassembler. “Nous devons combler les divisions”, a-t-elle déclaré. “Je regrette profondément le ton violent qu’a pris la campagne”, a-t-elle aussi ajouté. Elle s’est dite persuadée que le meilleur restait à venir pour les États-Unis, “si nous choisissons une Amérique au grand cœur, qui inclut tout le monde”.

Lady Gaga était aussi attendue dans son tout dernier meeting à minuit en Caroline du Nord.
“Je veux être la présidente de tous les Américains, démocrates, républicains, indépendants”, avait insisté plus tôt dans la journée Hillary Clinton dans un meeting sur un campus du Michigan.
“Nous devons placer le pays devant le parti quand il s’agit de cette élection”, a-t-elle ajouté, semblant montrer qu’elle serait prête à travailler avec les républicains si elle est élue.
“Le choix ne pourrait pas être plus clair”, a insisté Hillary Clinton, 69 ans, qui a traité son adversaire républicain de “danger public”, incapable selon elle de diriger le pays. “C’est le choix entre la division et l’unité de notre pays.”

Donald Trump, 70 ans, avait cinq meetings prévus dans autant d’États. Il a commencé en Floride, s’est ensuite rendu en Caroline du Nord, en Pennsylvanie, New Hampshire et devait finir dans le Michigan, pour un dernier meeting vers 23 heures, dans son cas sans célébrités ni paillettes.
“Mon contrat avec l’électeur américain commence par un plan pour mettre fin à la corruption du gouvernement et reprendre notre pays aux groupes de pression”, a-t-il déclaré à Raleigh (Caroline du Nord). “Je ne suis pas un politicien, je peux le dire fièrement”, a ajouté le milliardaire, ancien animateur star de l’émission de télé-réalité à succès The Apprentice. “Mon seul groupe de pression, c’est vous.”
“Il est temps de rejeter les médias et l’élite politique qui a saigné à blanc notre pays (…) Les années de trahison vont se terminer”, a-t-il promis, anticipant aujourd’hui une journée “historique. Ce sera un Brexit puissance trois.”

Pour son meeting dans le New Hampshire, il était entouré de ses quatre enfants adultes et de leurs trois conjoints, et de son colistier Mike Pence.
Après des semaines d’attaques féroces des deux côtés, les deux candidats ont multiplié les appels à aller voter, soucieux de grappiller la moindre voix qui pourrait faire basculer à leur profit les États-clés où se jouera aujourd’hui l’élection.

Ils sont au coude-à-coude dans plusieurs de ces États, dont le New Hampshire, la Caroline du Nord et la Floride, ce qui laisse augurer d’une longue nuit électorale. La Floride peut à elle seule décider de la présidentielle si Donald Trump la perd.
Au niveau national, Hillary Clinton a 3,2 points d’avance, à 45,4 % contre 42,2 %, selon la moyenne des derniers sondages établis par RealClearPolitics.

L’ancienne secrétaire d’État, ancienne sénatrice de New York et ancienne Première dame, a pour elle une longue expérience. Elle a les relations, l’argent, le soutien de son parti. Mais beaucoup d’Américains ne l’aiment pas, doutant de son honnêteté.
Et la bataille a été plus difficile que prévu face au magnat de l’immobilier populiste, sans expérience politique, grand pourfendeur de l’establishment et d’un système selon lui truqué. Il a su capitaliser sur le malaise d’une partie de l’électorat se sentant laissé pour compte.

Donald Trump, forte personnalité que personne n’avait au départ pris au sérieux, a vogué de crise en crise mais s’en est toujours sorti. Il a fait voler durant la campagne toute décence politique. Il a menti, insulté les femmes, les Mexicains, les Noirs, les musulmans, et attaqué son adversaire sans relâche.

Bonne nouvelle pour Hillary Clinton, la participation des Hispaniques, qui n’ont jamais pardonné à Donald Trump ses propos sur les Mexicains violeurs, est apparemment en forte hausse en Caroline du Nord et en Floride, où les électeurs pouvaient voter de manière anticipée. Cela pourrait compenser une certaine apathie des électeurs noirs, qui semblent moins motivés que pour Barack Obama en 2012.
Quelque 42 millions d’Américains ont déjà voté grâce au vote anticipé.

 

AFP

 

 

L’Amérique goûte au charisme d’Obama une dernière fois

Un large sourire, une réelle aisance sur scène, une façon bien à lui de créer la complicité avec la foule : Barack Obama a tenu hier soir à Philadelphie, avec un plaisir évident, son dernier meeting de campagne. Pour “Hillary”.
À la veille de l’élection de son successeur, et à moins de trois mois de son départ de la Maison Blanche – où il a travaillé et vécu huit ans – ce rassemblement sur l’immense pelouse de l’Independence Mall, prenait un relief particulier.

Devant plusieurs dizaines de milliers de personnes réunies dans le froid vif d’une soirée d’automne, le 44e président des États-Unis est à l’aise, très à l’aise. Tour à tour grave, combatif et léger, il manie l’humour, joue des silences pour mieux capter son audience, fait oublier les deux téléprompteurs placés de chaque côté de la scène.
S’il semble savourer ses derniers moments dans la lumière, celui qui sera bientôt “ex-président”, à 55 ans seulement, laisse aussi parfois poindre un peu de nostalgie. “Il y a huit ans, je vous ai demandé à tous de me suivre dans une aventure”, lance-t-il, devant un immense drapeau, appelant l’Amérique à faire la même démarche pour son ancienne secrétaire d’État.
Après avoir vanté les progrès accomplis lors de ses deux mandats, il prend la défense de celle qui espère lui succéder et dénonce “les attaques vicieuses” contre la candidate démocrate.

Puis, marquant une pause, comme pour prendre du recul, il évoque la question que lui a posée une journaliste cette semaine : croit-il toujours à l’espoir qu’il évoquait dans son discours de victoire, il y a huit ans presque jour pour jour (4 novembre 2008), à Chicago? “La réponse est oui, je crois toujours à l’espoir”, répond-il, en détachant chacun de ses mots. “En 2008, vous m’avez donné une chance. Vous avez parié sur moi (…) Je parie que demain vous allez rejeter la peur et choisir l’espoir.”

La Pennsylvanie est un État-clé du scrutin présidentiel. Mais la force symbolique du lieu est évidente. C’est dans cette ville que fut ratifiée la Déclaration d’indépendance des États-Unis, il y a 240 ans. “Philadelphie”, lance-t-il soudain solennel, “en ce lieu, les pères fondateurs ont construit la liberté. Si vous partagez ma foi (dans la démocratie), je vous demande de voter”.
“Je suis un peu ému”, avait-il lancé quelques heures plus tôt devant des milliers d’étudiants rassemblés à l’université du Michigan, évoquant cette dernière journée de campagne à sillonner l’Amérique.

Lors d’un autre rassemblement, dans le New Hampshire, il évoquait aussi les débuts de sa campagne de 2008. “J’étais un type tout maigre avec un drôle de nom. Quand je regarde les photos de moi au micro à l’époque, je faisais vraiment très jeune…”.
Habile, il invite parfois la foule à reprendre les refrains de 2008, “Yes we can !” en tête.
La référence, qui vise à mobiliser son électorat en faveur d’Hillary Clinton, suscite immanquablement une ovation. Elle rappelle aussi – cruellement – le décalage entre la vague d’enthousiasme que la campagne “Obama ’08” avait suscitée, et le peu d’entrain que génère celle de l’ancienne secrétaire d’État.

Tous les discours d’Obama comportent aussi un hommage appuyé à Michelle Obama, qui soulève les foules mais répète sur tous les tons qu’elle n’est pas tentée – du tout – par l’aventure politique.
Cette dernière, non plus, n’a pas caché son émotion hier soir.
“À de nombreux égards, c’est un moment très particulier pour moi. Parler ici ce soir est peut-être la dernière chose, et la plus importante, que je puisse faire pour ce pays en tant que Première dame”, a-t-elle déclaré d’une voix fragile.
“Demain, nous avons l’occasion d’écrire une autre page d’histoire”, a-t-elle ajouté, avant d’accueillir son mari sur scène : “Mesdames et messieurs, voici l’amour de ma vie, le président des États-Unis Barack Obama”.

Les époux Obama et Clinton ont terminé tous les quatre ensemble, saluant longuement la foule. Pour Barack Obama, ce discours de veille d’élection ressemblait aussi un peu à des adieux.

 

AFP

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