États-Unis – Washington suspend ses pourparlers avec Moscou

    mardi 4 octobre 2016

    washington

    Le porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest, a déclaré : “Il n’y a plus rien dont les États-Unis et la Russie puissent parler” à propos de la Syrie. (Photo : White House)

     

    Les États-Unis ont annoncé hier qu’ils suspendaient leurs pourparlers avec la Russie sur un cessez-le-feu en Syrie, après la destruction totale du plus grand hôpital du secteur rebelle d’Alep dans un bombardement aérien.

     

    Le régime syrien mène depuis onze jours, avec l’aide de la Russie, une vaste offensive pour reprendre cette partie d’Alep, au prix de bombardements massifs qui ont suscité l’indignation des pays occidentaux. “Tout le monde est à bout de patience avec la Russie”, a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest. “Il n’y a plus rien dont les États-Unis et la Russie puissent parler” à propos de la Syrie, a-t-il ajouté. Moscou a assuré peu après “regretter” la décision de Washington.

    De son côté, l’envoyé spécial des Nations unies pour la Syrie Staffan de Mistura a assuré dans un communiqué que “l’ONU va continuer à faire pression énergiquement en faveur d’une solution politique au conflit syrien malgré l’issue extrêmement décevante des discussions longues et intenses entre deux acteurs internationaux cruciaux”. Les États-Unis ont, par ailleurs, annoncé qu’ils avaient procédé hier à une frappe aérienne près d’Idleb (nord-ouest) visant un responsable “important” d’Al-Qaïda en Syrie.

    Le Pentagone n’a pas précisé s’il avait été tué et n’a pas dévoilé son identité. L’ancienne branche d’Al-Qaïda en Syrie, le Front Fateh al-Cham (ex-Front al-Nosra), a annoncé peu après la mort d’un responsable, Ahmed Salama Mabrouk, un Égyptien plus connu sous son nom de guerre de Abu Faraj, dans une frappe aérienne de la coalition menée par les États-Unis. Malgré la suspension de leurs tractations sur la Syrie, Washington et Moscou vont néanmoins continuer à échanger des informations à travers le mécanisme de “deconfliction” qui vise à éviter un incident entre leurs avions au-dessus de la Syrie.

    Dans le secteur rebelle d’Alep, décrit comme “l’enfer sur Terre” par l’ONU qui évoque “la plus grave catastrophe humanitaire jamais vue en Syrie”, le plus grand hôpital a été complètement détruit lundi par des raids. Moscou s’est félicité de la “grande efficacité” de ses frappes, démentant tout bombardement d’hôpital ou d’école malgré les accusations des Occidentaux. “L’hôpital a été visé directement par des raids aériens”, a indiqué Rami Abdel Rahmane, directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

    L’hôpital M10, le plus grand d’Alep-Est, (…) a été détruit, et n’est plus en service de manière permanente”, a tweeté Adham Sahloul de la Syrian American Medical Society (Sams), une ONG médicale qui soutient l’hôpital. “On a peur que l’immeuble s’effondre sur la partie souterraine de l’hôpital” (…) nous avons peur pour le personnel”, a ajouté M. Sahloul.

    D’après Sams, le bombardement a fait trois morts parmi les employés de maintenance de l’hôpital, connu sous le nom de code M10 pour des raisons de sécurité. L’établissement a été visé à plusieurs reprises par des raids aériens, notamment samedi dernier.

     

    AFP

     

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