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Exposition : Évasion, poésie, tradition et sensualité au Musée de Tahiti et des îles

mercredi 6 septembre 2017

Musée du quai Branly - Jacques Chirac

Dans ses œuvres, Paul Jacoulet dépeint avec une extrême
précision, les hommes et les femmes qu’il croise, les plantes
et les insectes qui l’entourent. (© Photo : Musée du quai Branly – Jacques Chirac/Claude Germain )


Évasion, poésie, tradition et sensualité, voilà en quelques mots ce qui se dégage des œuvres de Paul Jacoulet. Le Musée de Tahiti et des îles accueille, dès demain, une exposition temporaire intégralement consacrée à l’artiste, “Un artiste voyageur en Micronésie, l’univers flottant de Paul Jacoulet”.

Paul Jacoulet est né en France, en 1896. Il arrive au Japon à l’âge de trois ans, c’est là qu’il passera la plus grande partie de sa vie. Très tôt initié aux divers arts japonais – la calligraphie, la peinture et le récit chanté –, il se passionne pour l’estampe, auquel il s’adonne avec finesse et rigueur. En Asie, l’artiste est aujourd’hui considéré comme l’un des derniers grands maîtres de l’estampe.

Dans les années 1930, Paul Jacoulet se rend à de nombreuses reprises en Micronésie. Ébloui par la nature et les cultures locales qu’il y découvre, l’artiste produit à chacun de ses voyages une quantité importante d’aquarelles et de dessins, qu’il fait ensuite graver et imprimer.

Dans ses œuvres, il dépeint avec une extrême précision les hommes et les femmes qu’il croise, les plantes et les insectes qui l’entourent.
Il s’intéresse notamment aux tatouages des populations et à l’esthétique de leurs parures traditionnelles, qu’il prend beaucoup de plaisir à dessiner dans leurs moindres détails.
Ce sont toutes ces œuvres qui sont aujourd’hui exposées au Musée de Tahiti et des îles. Initialement conçue par le Musée du quai Branly – Jacques Chirac, à Paris, cette exposition a pu voir le jour grâce à la généreuse donation de la fille adoptive de l’artiste, Thérèse Jacoulet-Inagaki.

 

Influences japonaises, françaises et micronésiennes

 

“Elle a souhaité que l’ensemble de l’atelier de son père, c’est-à-dire les estampes que l’artiste n’avait pas vendues de son vivant mais aussi les dessins qu’il gardait précieusement comme des trésors, rejoigne la France et elle a tout donné au Musée du quai Branly. Il s’agit là d’une donation estimée à près de 4 millions de francs”, explique Stéphane Martin, président du Musée du quai Branly – Jacques Chirac, actuellement sur le territoire pour l’inauguration de l’exposition.
Présentée pour la première fois en 2013, à Paris, l’exposition regroupait pas moins de 160 aquarelles, dessins et estampes. Elle est aujourd’hui visible au fenua dans sa version réduite qui regroupe 76 œuvres, grâce à un partenariat de longue date entre les deux institutions.

Une exposition où se mêlent influences japonaises, françaises et micronésiennes qui, au-delà du plaisir des yeux, nous en apprend beaucoup sur les arts et coutumes du peuple micronésien, dans les années 1930. 

 

É.P.

 

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