Quand ex-ministre et homme d’affaires ne paient pas leur pension alimentaire

    vendredi 25 novembre 2016

    justice

    (© archives LDT)

     

    Sur les bancs de la salle d’audience, elles sont assises côte à côte, elles partagent la même avocate et ont aussi en commun d’avoir le même problème avec le même homme avec qui elles ont vécu successivement. Chacune a eu une fille avec ce chef d’entreprise en vue.

    Mais selon lui, avec la crise, les affaires ne sont plus ce qu’elles étaient et en fin d’année dernière, il envoie un e-mail pour expliquer à ses deux ex qu’il ne versera plus les pensions alimentaires fixées par un juge à respectivement 35 000 et 40 000 F.
    Si l’homme d’affaires assure à la barre que son entreprise ne lui permet plus d’avoir les revenus de 900 000 F qu’il avait jadis, l’avocate des deux femmes évoque une maison de luxe à Te Tavake à 105 millions, un appartement vide qu’il ne loue pas et un terrain estimé à 45 millions.

    “Et il refuse de payer les pensions. Il ne manque pas de culot. Il se moque de vous”, s’insurge l’avocate des deux femmes à l’adresse des juges. Un sentiment que partage la procureure qui a requis six mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve de trois ans. Le délibéré sera connu le 12 janvier prochain. Ce jour-là, sera également connu le délibéré pour une affaire du même genre concernant un autre notable du fenua.

    L’ancien ministre  n’était pas à l’audience, hier, pour se défendre de cette affaire le concernant pour abandon de famille pour ne pas avoir versé la pension alimentaire à la mère de sa fille pendant plus de deux mois.
    L’ex-ministre est installé en Nouvelle-Calédonie depuis octobre 2013, où il a monté une affaire lui permettant de toucher plus que les 500 000 F de rémunération qu’il touchait localement avant de se mettre en disponibilité.
    Il a récemment vendu un bateau “pour une peccadille. Il organise son insolvabilité”, croit deviner l’avocat de la mère de famille.

    “Il s’est présenté aux législatives pour être député, mais si l’on veut voter des lois, encore faut-il les respecter”, poursuit-il, avant de demander réparation du préjudice de 2 millions subi par la mère, qui doit assurer seule les frais pour sa fille menant des études supérieures en droit.

    De son côté, l’avocat du prévenu indique que son client a réglé cette affaire devant le procureur en début d’année, en s’acquittant de l’amende à laquelle il a été condamné par le procureur. “Mais cela ne couvre pas la période pour laquelle l’affaire est jugée aujourd’hui”, assure l’avocat de la jeune femme. Il faudra attendre début 2017 pour connaître le fin mot de l’histoire.

    F.C.

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