Habillage fond de site

Un exercice tsunami pour maîtriser les procédures

lundi 1 juillet 2019

Les secours ont déjà listé sur une carte de la commune les zones exposées, celles à évacuer et les sites refuges. (© LDT)

Les secours ont déjà listé sur une carte de la commune les zones exposées, celles à évacuer et les sites refuges. (© LDT)


Dans le cadre d’un exercice tsunami, la commune de Mahina a testé la procédure de son Plan communal de sauvegarde (PCS). Suite à un séisme de magnitude 8.8 survenu à Tonga, un tsunami devait toucher le littoral moins de trois heures après le déclenchement de l’alerte.

Jeudi matin, 8h35. La commune de Mahina est avertie par les services de l’État qu’un séisme de magnitude 8,8 s’est produit une heure plus tôt à Tonga.

Il faut évacuer les côtes à cause de l’arrivée d’un tsunami. C’est le branle-bas de combat, la cellule de crise doit être sur pied en moins d’une heure. Il faut faire vite, car la première vague de trois mètres va toucher les îles de la Société à 10h55 !

Il ne s’agissait que d’un exercice, mais le scénario choisi est le plus redouté en raison du très court délai de mise en sécurité des populations.

Une alerte tsunami, suite à un séisme en Amérique du Sud, laisserait aux secours au moins 8 heures pour évacuer les personnes en zone exposée, mais ce délai n’est que de 3 heures si le phénomène se déclenche dans la zone de Kermadec (Tonga).

 

Au plus près de la réalité

 

Bien qu’un tel exercice n’ait pas été organisé depuis longtemps à Mahina, les responsables de la cellule de crise ont rapidement mis en route les procédures du Plan communal de sauvegarde (PCS). L’urgence a été de lancer (virtuellement) l’évacuation des écoles vers les sites refuges (Potaa, Atima, LEP).

Des simulations ont été établies, et c’est la pointe Vénus et presque toute la plaine, côté mer, qui est à évacuer. Il faut s’éloigner à plus de 300 mètres du littoral ou au moins gagner une altitude de trois mètres.

Dans le Poste de commandement (PC), installé dans une salle de la police municipale, sous le commandement du Directeur des opérations de sauvegarde (le DOS), en l’occurrence le tavana, chaque intervenant a un rôle précis à jouer.. Mais pour compliquer l’exercice, les scénaristes ont simulé des embouteillages limitant les déplacements, l’appel au secours d’un groupe d’écoliers de Arue coincé sans transport à la pointe Vénus, la manifestation de récalcitrants ne voulant pas quitter leur habitation, et la présence de rôdeurs voulant profiter de la situation.

 

Améliorer encore le dispositif

 

Alors que tout semblait sous contrôle, un fax du haut-commissariat, daté de 9h10, mais reçu seulement à 10 h 18, indiquait l’arrivée de la première vague non plus à 10 h 55, mais 10 h 31 ! Bien que ce soit un exercice, la tension est montée d’un cran au PC où a été activée l’application de l’arrêté d’interdiction de circulation dans la commune.

Après l’exercice, il a été convenu de tenir à jour une liste des effectifs des garderies, des personnes âgées ou ne pouvant se déplacer. Comme le signal d’alerte des sirènes ne fonctionnera que trois fois une minute, et en plus des messages d’alertes dans les quartiers par les porte-voix des véhicules de secours, il a été imaginé de mettre les églises à contribution pour faire sonner, comme par le passé, les cloches des édifices religieux.

Le tavana envisage un exercice grandeur nature, avec une vraie évacuation des élèves et l’arrêt de la circulation, en septembre ou octobre.

 

LDT

 

damas teuira

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