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Exercices de l’extrême pour les recrues de la police municipale

lundi 7 novembre 2016

police municipale exercice commando

Il fallait le pousser sur quinze mètres, tout comme tirer le véhicule, sur la même distance. (© Christophe Cozette)

 

 

Samedi dernier, au RSMA de Mahina, une vingtaine de recrues de muto’i de diverses communes a été convoquée pour une formation. Dans le cadre de leur titularisation de APJA, les recrues auront des épreuves physiques et intellectuelles à passer. La moyenne est obligatoire. Autant dire que la motivation est grande.

 

 

Parcours stress. Samedi dernier, toute la matinée, sur le terrain de feu-GSMA (aujourd’hui, RSMA) de Mahina, une vingtaine de jeunes recrues de diverses polices municipales ont sué sang et eau, par équipe de trois, dans l’épreuve physique dite parcours stress, digne mélange de Koh-Lanta et du parcours de combattant.

Mais point de jeu, télévisé ou non, cette formation rentre dans leur parcours de futurs agents de police judiciaire adjoints (APJA).
Nous avions rencontré déjà certains visages comme Heremoana (lire interview), croisés de nuit lors d’une soirée passée avec la police municipale de Pirae (lire La Dépêche de Tahiti du 8 août, “Une nuit avec les muto’i de Pirae”).
C’est donc l’association APJA qui, d’août à décembre, est chargée de former tous les nouveaux muto’i de Polynésie, qui ont réussi leur recrutement dans leur commune respective.

Au terme de cette formation, ils ont des épreuves à passer. S’ils réussissent, ils seront assermentés devant le procureur, pour être ensuite muto’i titulaire.
Mais la sanction est la même pour tous. Au final, un rapport de police doit être fait, une épreuve avec les gestes autorisés lors d’interpellation est aussi à passer et la moyenne est obligatoire, tout comme le questionnaire à choix multiples, proposé tout au long des quatre mois.

 

Des exercices d’intervention spécifiques

 

 

Si tout est validé, ils intègrent la police municipale une fois APJA, sinon, comme ils sont stagiaires, ils seront licenciés. C’est bon pour la motivation et il y a du “level”, comme le dit Olivier Landragin, coordonnateur administratif et judiciaire de la police municipale de Mahina. “La plupart sont des anciens gendarmes ou réservistes, c’est une autre époque”, reconnaît ce dernier.

Et du “level”, il en faut. Échauffement, tir de véhicule, atelier pieds-poings, interpellation d’un voleur, déplacement de pneu de camion, gestion d’un suicidaire et extraction d’une victime, sous le feu de casseurs, armés de pierres, tout s’enchaîne à un rythme plus que soutenu, pour chaque trio.

“Le travail d’équipe est essentiel, il faut beaucoup communiquer entre nous”, a confié Jean-Marie, éreinté, à l’issue de son parcours.
Générique de Benny Hill lors de l’interpellation : “Mon avocat, c’est Quinquis”, vocifère le faux accusé de vol ou répond simplement, sourire aux lèvres à la question “JP comment ?”, “JP Donuts” ; l’ambiance est bon enfant, mais le rythme est soutenu.

Jacques, l’instructeur, n’a pas chômé, samedi dernier, sept équipes de trois à motiver, tout en prônant, à chaque équipe, conseils et cadre légal d’intervention, une fois dans le véhicule.
“Si vous êtes sûr que c’est lui, ne réfléchissez pas, on l’embarque.” “Si devant vous quelqu’un tente de se suicider au couteau, n’intervenez pas, direct gendarmerie.” “Vérifiez bien partout et quand vous sortez une victime, un devant, un derrière pour faire bouclier.”
Les conseils de l’instructeur ne manquent pas et sont enregistrés, pour un bout de temps.

Ils sont 21 dont plusieurs vahine — une était blessée et n’a pas pu participer samedi dernier — à pratiquer ces exercices.
Les différents stagiaires viennent un peu de partout et les équipes ont été tirées au sort.

Ces stages physiques existent depuis 2013 et les stages (techniques) APJA sont pratiqués depuis 2012. Mais c’est la première fois que l’ex-GSMA de Mahina, idéal pour ce type de parcours voir pour l’Airsoft, sert de cadre d’entrainement aux APJA, plutôt habitués au stade, dans chaque commune.
Les stagiaires, hormis les stages comme samedi dernier, ont déjà participé à des patrouilles de nuit avec leurs aînés mais en simple observation. Ces formations existent en métropole depuis de longues années et “elles sont d’une durée de huit mois là-bas, contre quatre mois chez nous”, a expliqué Olivier Landragin.

 

Christophe Cozette

 

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