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Les exportations perlières au plus bas depuis 2008

mercredi 10 janvier 2018

perles enchères

Les achats du Japon ont diminué de 22 % avec un prix moyen au gramme de 624 F, explique notamment l’Institut de la statistique de la Polynésie française. (© archives LDT)

Le marché des exportations perlières est resté “morose” en 2016, malgré la croissance du secteur de la production, a annoncé hier l’Institut de la statistique de la Polynésie française (ISPF), dans son rapport annuel consacré au secteur perlicole.

2016 a donc été la deuxième année de suite en chute pour les ventes du secteur à l’international. Les recettes des exportations de produits perliers sont tombées en 2016 à 6,7 milliards de francs, soit 13 % de moins qu’en 2015.

L’ISPF explique cette baisse des recettes par la diminution des volumes commandés (-14 %). La hausse de 4 % du prix moyen (613 F le gramme ou 1 052 F la perle en moyenne) n’a pas suffi à compenser la baisse des volumes exportés.

Conséquence : la hausse des exportations de produits perliers en 2013 et 2014 est désormais annulée. Le chiffre de 2016 (6,7 milliards de francs) est le plus faible depuis la crise de 2008. Jusqu’à présent, le point le plus bas avait été atteint en 2012 avec 7,1 milliards de francs de recettes d’exportations de perles.

“Parmi la vingtaine de pays achetant des perles noires de Tahiti, Hong Kong et le Japon se partagent la quasi-totalité des exportations (respectivement 53 % et 41 % en valeur). Les achats du Japon ont diminué de 22 % avec un prix moyen au gramme de 624 F et ceux de Hong Kong ont progressé de 3 % avec un prix moyen au gramme de 604 F”, détaille l’ISPF dans son rapport.

 

La production restructurée

 

Si la demande internationale n’est pas encore revenue, on peut entrevoir dans ce rapport sur l’année 2016 une embellie de la production.

Les surfaces exploitées ont connu en 2016 une hausse de 1,3 % par rapport à 2015 : 7 752 hectares autorisés, dont la moitié sur quatre îles (Mangareva, Marutea sud, Ahe et Arutua).

Le chiffre d’affaires de la production a également connu une évolution positive : 7,3 milliards de francs en 2016, soit 7 % de plus qu’en 2015 selon l’ISPF.

Le nombre de producteurs a également augmenté : il y avait 508 producteurs d’huîtres perlières en 2016, soit 73 de plus qu’en 2015 (+17 %) et 356 producteurs de perles de culture brutes, soit 36 de plus qu’en 2015 (11 %), indique l’institut.

En revanche, la Polynésie a encore un énorme travail pour former des greffeurs : selon l’ISPF, 97 % des greffeurs étaient de nationalité chinoise en 2016.

En 2017, le ministre des Ressources primaires, Tearii Alpha, a mis en œuvre sa réforme du secteur, basée sur un système de quotas et une meilleure traçabilité des produits perliers. L’objectif est de réguler le marché et de garantir la qualité de la production.

Pour l’instant, les acheteurs étrangers ne sont pas encore revenus et il faudra plusieurs années pour savoir si cette réforme de la production aura des effets durables.

 

Benoît Buquet

 

En 2016, le montant  des exportations de produits perliers (6,7 milliards  de francs) est le plus bas depuis la crise de 2008.

En 2016, le montant des exportations de produits perliers (6,7 milliards de francs) est le plus bas depuis la crise de 2008.

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