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F comme festival d’émotion

jeudi 1 décembre 2016

Première grande messe médiatique, hier matin, pour la présentation du jury et de la sélection officielle 2017 du Fifo, dans les locaux de Polynésie 1ère, partenaire historique de cet événement. (© Christophe Cozette)

Première grande messe médiatique, hier matin, pour la présentation du jury et de la sélection officielle 2017 du Fifo, dans les locaux de Polynésie 1ère, partenaire historique de cet événement. (© Christophe Cozette)

 

Le 14e Festival international du film documentaire océanien se déroulera du 4 au 12 février prochain. Le président, cette année, est Stéphane Martin, le directeur du musée du quai Branly-Jacques Chirac. Quatorze films sont en compétition, 16 hors compétition.

 

 

• F comme Fifo, “F comme ferveur”

Hier, en fin de matinée, dans les locaux de Polynésie 1ère à Pamatai, l’ensemble de l’organisation du Festival international du film documentaire océanien (Fifo) a présenté les grandes lignes – jury et sélection officielle – de la 14e édition qui se tiendra du 4 au 12 février prochain.

Fifo, quatre lettres et un festival désormais bien installé. Quatre lettres avec lesquelles n’a pas manqué de jouer le directeur de Polynésie 1ère, Gérald Prufer, en poste depuis peu, et qui s’apprête donc à vivre son premier Fifo, “avec ferveur”.

 

• F comme fumée
“Vous avez vu la fumée blanche en arrivant ? La sélection est faite”, n’a pas manqué de plaisanter, en introduction, le nouveau directeur général de la station de Faa’a, en faisant allusion à la sélection de cette nouvelle édition, parodiant la nomination d’un nouveau pape à Rome, effective lorsqu’une fumée blanche sort des cheminées du Vatican.

Côté sélection, le comité de visionnage, composé de neuf personnes, a reçu 149 films cette année, dont sept hors zone. “Une année normale”, a commenté la nouvelle déléguée générale, Mareva Leu.
En effet, nombreuses ont été les années à recevoir plus de films espérant être sélectionnés.

Tous ont été produits après le 1er janvier 2014 et “ils représentent la diversité et l’authenticité des peuples, des cultures, des  enjeux et des consciences océaniennes du XXIe siècle”.

Parmi ces films, 28 viennent de Nouvelle-Zélande, le record de participation de ce cru. Vingt-sept films sont d’Australie, 22 de Polynésie française, 19 de France, 14 de Nouvelle-Calédonie, sept des États-Unis, six de Hawaii, six de Papouasie-Nouvelle Guinée, six de Guam, deux d’Égypte, deux de Belgique, un d’Allemagne, un de Bosnie-Herzégovine, un de Grèce, un du Maroc, un de Suisse, un du Portugal, un d’Iran, un du Canada, un de Côte d’Ivoire et un du Japon.

Une kyrielle de provenances qui démontre bien l’intérêt du monde entier, bien au-delà de la région concernée, pour ce festival.

La déléguée générale ne “désespère pas qu’un jour, la Polynésie soit la première” à fournir le plus de films, mais note cependant “une belle année pour Hawaii”, bien moins présente les années précédentes.

Sur ces 142 films reçus, le comité de sélection en a choisi 40 pour l’édition 2017, 14 en compétition, 16 hors compétition (lire ci-dessous) et dix vont concourir dans les “écrans océaniens”.

Rappelons, pour ceux qui ne connaîtraient pas le festival, que tous les films sélectionnés sont éligibles au prix du public. Seuls les films “en compétition” sont ouverts aux prix du jury.
Enfin, deux films polynésiens sont en compétition – Alors on danse de Jacques Navarro-Rovira et Bons baisers de Moruroa de Larbi Benchiha –, et cinq autres, hors compétition, vont tenter de séduire le public pour tenter de remporter le prix décerné par ce dernier.

Enfin, 13 courts-métrages de fiction sont aussi sélectionnés pour la nuit du court-métrage océanien, dont cinq Polynésiens.

 

• F comme farandole
Moins de sujets environnementaux cette année mais toujours une farandole de thèmes proposés, tel est le credo du Fifo. “Le regard essentiel est l’identité, même en regard de fond”, a commenté Marie-Noëlle Frémy, du comité de sélection, hier.

Ce Fifo est souvent une “tribune, documentaire mais aussi artistique”. C’est un Fifo de culture, “de toutes les cultures – tatouage, va’a, ‘uru, tapa, tiki, igname, lutins de Nouvelle-Calédonie – et même des cheveux” (Adorn, dans la catégorie “écrans océaniens”).

C’est un Fifo de portraits d’hommes et de femmes d’Océanie, un Fifo à sujets de société (violence sur les femmes, éducation, préservation des langues autochtones, transgenre).
Bref, “un bon cru”, comme l’a commenté le comité de sélection.

 

 

• F comme fan
Et pour présider le jury cette année, l’association Afifo a invité un vrai fan du fenua en la personne de Stéphane Martin, le directeur du musée du quai Branly-Jacques Chirac, dont le corps est considérablement tatoué de motifs du Pacifique.
Habitué du festival – il a déjà été membre du jury à plusieurs reprises lors des premières éditions –, Stéphane Martin présidera un jury très océanien, à la parité respectée (lire ci-dessous) puisque composé de quatre hommes et de quatre femmes (reste un membre à confirmer).
Chantal Spitz, écrivaine, et Heia Parau, tout juste nommée responsable du nouveau département patrimoine à Polynésie 1ère, deux femmes de caractère, seront les deux voies polynésiennes de ce jury 2017.
Fifoteurs, plus que deux mois à tenir, en attendant, faites votre sélection.

 

Christophe Cozette

 

 

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