Faa’a fête ses 50 ans

    samedi 24 janvier 2015

    Tout au long de la semaine prochaine, Faa’a va vivre au rythme de multiples animations à l’occasion de la célébration du cinquantième anniversaire de la commune. En l’espace d’un demi-siècle, Faa’a a connu de profondes mutations, passant d’un district rural de 3 700 âmes à une ville de 30 000 habitants. Ces changements se sont produits dans les domaines sociaux, économiques, politiques et culturels. Ce sont toutes ces évolutions que la municipalité a choisi de mettre en avant à travers une grande exposition de photos à la mairie. Il y aura également des soirées de chants et de danses au motu Ovini, des jeux traditionnels, l’inauguration des deux mains sculptées à Outuarea le jeudi et de la route Nelson Mandela le vendredi, sans oublier un grand ma’a Tahiti le samedi soir, qui réunira des milliers de convives.

    Dossier de notre correspondante Catherine Quiniou à lire dans La Dépêche de Tahiti de samedi 24 janvier ou au feuilletage numérique

     

    Oscar Temaru, maire de Faa’a : “Dans les années 1960, Faa’a était un district autonome”

    S’il y avait un événement à retenir depuis 1965, ce serait lequel ?
    Je pense au cyclone Veena qui a touché Tahiti en 1983, l’année où j’ai été élu maire. Faa’a a été frappée de plein fouet. C’était un champ de ruines. C’est la commune où il y a eu le plus de dégâts. Une grande partie des habitations a été détruite, les écoles aussi tout comme l’ancienne mairie qui se situait près du temple protestant. Ça s’est passé pendant la nuit. Je me souviens que, vers 4 h du matin, j’ai pris ma voiture pour me rendre à la caserne des pompiers à l’aéroport. En traversant la piste, j’ai failli être renversé, tellement le vent était fort. Heureusement, il n’y a pas eu de victimes mais des milliers de personnes se sont retrouvées sans toit du jour au lendemain. Certaines vivaient sous les ponts, d’autres ont été relogées dans les locaux des confessions religieuses ou dans les écoles. En 1984, il y a eu une réunion pour l’attribution des logements du lotissement de Teroma. J’ai demandé à ce que ces familles soient prioritaires, mais ça a été refusé. Avec une équipe d’électriciens et de plombiers de la commune, nous nous sommes rendus sur place et on a fait entrer les familles. Évidemment, je suis passé au tribunal, mais le juge s’est déclaré incompétent dans cette affaire. Alors les familles sont toujours là ! Après le passage du cyclone, il a fallu plusieurs années pour tout reconstruire. Mais cette épreuve m’a apporté beaucoup en termes d’humilité et de compréhension de la nature humaine. Cela m’a permis de me rapprocher de la population. On a essayé de rebâtir la commune main dans la main.

    Qu’est-ce qui vous a poussé à devenir maire ?
    Ce n’est pas vraiment la fonction qui m’a intéressé. À l’époque, la gestion de la commune présentait certaines failles. Les intérêts de la population n’étaient pas suffisamment pris en compte. C’est ce qui nous a poussés à réagir. Nous avons perdu les élections de 1977 à quelques voix près. C’est en 1983 que j’ai été élu. J’en suis actuellement à mon sixième mandat.

    Comment avez-vous vécu toutes ces transformations ?
    Assez difficilement. Nous avons une culture, il faut le montrer et faire preuve d’une vision plus réaliste, en accord avec ce qu’est notre pays. Je cite souvent l’exemple de la mairie. Elle a été construite selon l’architecture locale, avec des matériaux traditionnels. L’urbanisme a émis un avis défavorable car il n’existait alors aucune mairie de ce type. J’ai répondu “Eh bien, ce sera la première !”. Le permis de construire n’a pas été accordé, mais la mairie a quand même été réalisée selon nos souhaits.
    Dans les années 1960, Faa’a était un district autonome. Il y avait le coprah, la pêche, un peu d’élevage. Mais avec le CEP, il y a eu une arrivée massive de familles en provenance des îles. Faa’a est devenue une commune dortoir. J’ai toujours été opposé à ses programmes de logements sociaux. Ce qu’il faut, c’est mettre en place des programmes de développement dans les différents archipels.

    Comment imaginez-vous la commune dans 50 ans ?
    Je formule le vœu que l’on accueille toujours la population dans cette mairie traditionnelle, accessible à tous, proche des habitants. Je souhaite qu’on n’oublie pas ce que nous sommes et que notre culture subsiste.

    TAUI !!! 2015-01-24 22:12:00
    FIU DU BLAHBLAH

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    blue beam 2015-01-24 21:36:00
    http://laleveedesvoiles.fr/scandale-de-la-demoustication-en-guyane-malathion-y-a-t-il-un-pilote-dans-lavion/
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