Habillage fond de site

FAA’A- Le mont Marau bientôt classé “zone naturelle protégée” ?

mercredi 20 décembre 2017

 

Le conseil municipal de Faa’a souhaite classer en “zone naturelle protégée” des terres situées  au-dessus de la décharge communale jusqu’au sommet du mont Marau (Crédit: Elénore Pelletier).

Le conseil municipal de Faa’a souhaite classer en “zone naturelle protégée” des terres situées au-dessus de la décharge communale jusqu’au sommet du mont Marau (Crédit: Elénore Pelletier).


 

Hier, le conseil municipal de Faa’a a décidé d’entreprendre les démarches pour aboutir au classement en “zone naturelle protégée” des terres situées au-dessus de la décharge communale jusqu’au sommet du mont Marau. Sur cette zone, une grande partie des terres appartiennent à des propriétaires privés. Le maire veut donc demander la déclaration d’utilité publique de ces parcelles pour pouvoir les acheter.

 

Le maire de Faa’a et ses élus visent le classement en “zone naturelle protégée” des terres situées au-dessus de la décharge communale jusqu’au sommet du mont Marau. Mardi, en conseil municipal, ils ont décidé d’entreprendre les démarches pour aboutir à cet objectif.
La commune justifie cette démarche par sa volonté de préserver ses paysages et ses richesses naturelles, notamment ses rivières, et son patrimoine culturel, puisque plusieurs marae ont été localisés sur cette zone.
Le projet ne date pas d’hier. Déjà en 2004, la mairie avait demandé la mise en place d’un parc territorial sur le mont Marau. Dans ce cadre, elle avait d’ailleurs lancé une étude floristique et faunistique sur ce secteur. Le projet avait ensuite évolué et, en 2010, la commune avait commandé des études complémentaires en vu de demander cette fois le classement du massif du mont Marau en espace naturel protégé.

Déclaration d’utilité publique

L’idée est de limiter sur cette zone l’impact de l’homme qui compromet aujourd’hui gravement le maintien de cette richesse par l’épuisement des ressources naturelles et par la vente tous azimuts des propriétés qui abritent nombre d’espèces végétales et animales –  plusieurs d’entre elles sont en voie de disparition.
Les études menées ont confirmé la richesse du site, puis le projet a été mis dans les tiroirs et on n’en a plus entendu parler. Il ne s’agit pas d’un projet anodin puisque, une fois classée en espace naturel protégé, la zone concernée ne pourra plus faire l’objet d’aucune construction, ni de quelque transaction que ce soit. Or, sur cet espace aujourd’hui évalué par la mairie à 200 hectares, une grande partie des terrains appartiennent à des propriétaires privés : ils sont une quarantaine.
Le maire veut donc demander la déclaration d’utilité publique de ces parcelles pour pouvoir les acheter aux propriétaires terriens. Et ça risque de faire grincer des dents, puisque le tarif sera fixé par France-Domaine, un service de l’État qui s’occupe de l’évaluation des terres proposées à la vente ou à l’achat des communes et qui a déjà évalué les terres concernées à 100 F/m2, alors que certains de ces gros propriétaires en demandent 1 000 F/m2. La commune doit encore préciser le périmètre qu’elle souhaite inscrire en “espace naturel protégé” et définir le projet qu’elle veut y mener, avant de déposer un dossier de demande d’utilité publique auprès du haut-commissaire. Pour le moment, elle envisage surtout de créer sur cette zone un parc ainsi qu’une plateforme d’observation, à l’image de ce qui a été fait dans la commune au niveau de l’ancien site du Flamboyant.  
Un projet qui risque de soulever bien des polémiques, mais qui est, précise la mairie, “pour l’intérêt général”.
Élénore Pelletier

 

 

 

Faa’a va se doter d’une brigade nature

Dans le cadre du projet de réorganisation de la police municipale, la mairie a décidé de mettre en place une brigade verte sur le territoire communal. Celle-ci devrait voir le jour en début d’année 2018 et aura pour mission de lutter contre tous types d’atteinte à l’environnement : dépôts d’ordure sauvage, pollutions industrielles ou ménagères, divagation d’animaux, chiens dangereux, nuisances sonores…
 C’est l’agent de police judiciaire adjoint Aldo Stergios, en charge depuis de nombreuses années de tous les problèmes de sécurité liés aux chiens errants ou dangereux dans la commune, qui prendra la tête de cette brigade. Celle-ci sera composée d’au moins trois agents assermentés qui pourront, grâce au carnet à souche mis en place l’an passé par le ministère de l’Environnement,verbaliser les pollueurs en tout genre.

 

 

La commune se préoccupe  de ses matahiapo

Le conseil municipal de Faa’a a approuvé hier le projet de construction d’une structure de proximité, au niveau de la paroisse Notre-Dame de Grâce de Puurai. Destinée à accueillir les paroissiens et les associations de quartier, elle comprendra une salle polyvalente couverte et insonorisée pour la pratique de sports collectifs et l’organisation de manifestations culturelles, des espaces de sport en plein air, des salles de formation et également un espace de rencontres et d’activités destiné aux personnes âgées. La mairie entreprend chaque année des sorties éducatives et récréatives pour ses anciens, mais il n’existe pour le moment pas de structure communale dédiée à l’accueil des matahiapo à Faa’a.
Quelques élus sont récemment partis en Nouvelle-Calédonie, sur l’invitation de l’association Calédonie Alzheimer, pour voir ce que nos voisins du Pacifique ont mis en place pour leur population vieillissante et en sont revenus des idées plein la tête.
Pas question à Faa’a d’ouvrir un centre d’hébergement, le maire Oscar Temaru y étant opposé. La commune envisage par contre de construire une véritable structure d’accueil de jour pour permettre aux anciens de passer la journée ensemble, de développer des activités manuelles ou artistiques et de partager leurs savoir-faire avec les jeunes. Un terrain communal situé à Pamatai Hills pourrait accueillir ce projet.

 

 

Budget 2018

La commune a voté mardi son budget 2018, équilibré en
recettes et dépenses à 3,416 milliards de francs, avec 2,954 milliards de francs (soit 86,5 % du budget) pour la section fonctionnement et 462 millions de francs (soit 13,5% du budget) pour la section investissement. Le budget 2018 est équilibré grâce notamment à l’évolution des centimes additionnels, des redevances et des dotations de l’État, ainsi qu’aux mesures de diminution des dépenses de fonctionnement non obligatoires en lieu et place de toute augmentation des tarifs des redevances communales.
Le rapport d’observations provisoires sur l’examen des comptes de la commune pour les exercices 2012-2017 met l’accent sur la nécessité d’augmenter les redevances dues par les usagers au titre des services publics industriels et commerciaux (Spic) eau et déchets et de prévoir des projets d’investissement générateurs d’économie en dépenses de fonctionnement afin d’équilibrer ces budgets fortement déficitaires.
Le budget annexe eau est équilibré en recettes et dépenses à 524 millions de francs. Quant au budget annexe déchets, il est équilibré en recettes et dépenses à 355 millions de francs.

 

 

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