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Faa’a veut sensibiliser au jeûne thérapeutique

mercredi 9 août 2017

jeûne thérapeutique

Une discussion suivra la projection du documentaire, en présence du Dr Charles Tetaria, qui fut ministre de la Santé dans le gouvernement d’Oscar Temaru. (© DR)

La mairie de Faa’a organise demain une réunion d’information sur le jeûne thérapeutique, dans le cadre de son action “Mode de vie à développer”. On pourra y assister à la projection d’un documentaire de 2011, Le Jeûne, une nouvelle thérapie, qui fit grand bruit lors de sa sortie.

Et si le jeûne était une méthode simple et efficace pour prévenir, voire traiter de nombreuses maladies, notamment celles liées au mode de vie ?

Question provocante, scandaleuse même, pour certains tenants du dogme médical. Si la pratique et la recherche sur ses effets ne sont pas très développées en France, elles sont déjà anciennes ailleurs, notamment en Allemagne et aux États-Unis.

Aujourd’hui, des études tendent à montrer que le jeûne apporte des améliorations notables dans les cas d’hypertension, d’allergies, de maladies de peau ou du système digestif, d’asthme, de polyarthrite ou d’arthrose aiguë, ou encore de diabète de type 2. Mais elles restent rares et une partie de la communauté médicale estime qu’elles ne sont ni assez étendues ni assez rigoureuses pour être concluantes.

Certains cancérologues, comme le Dr Michel Lallement, constatent pourtant une diminution des effets secondaires de la chimiothérapie chez les patients qui s’astreignent, avant leur séance, à un jeûne de trois jours : “Le plus souvent, au moins huit fois sur dix, les effets secondaires de la chimiothérapie sont très largement diminués. Dans mon expérience, c’est très net”, déclarait-il récemment sur France Inter.

Le jeûne thérapeutique, dont la durée peut varier de trois jours à trois semaines, signifie théoriquement que le jeûneur n’absorbe que de l’eau.

Certains types de jeûnes, dits partiels, n’excèdent pas 300 calories par jour, le plus souvent sous forme de bouillon, de jus de fruits ou de légumes, sans apport alimentaire solide. Le jeûne n’est pas considéré comme une réponse adaptée au surpoids et à l’obésité et il ne s’adresse pas à tout le monde.

Une personne souffrant d’une pathologie chronique ne doit pas s’engager sans avis médical sur le type et la durée du jeûne. Un jeûneur sans encadrement risque, au-delà de deux semaines, l’anémie, l’inflammation et la fibrose hépatique, et une dégradation du capital osseux, voire des troubles du rythme cardiaque.

C’est pourquoi l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) souligne que le jeûne complet ou partiel (moins de 300 calories par jour, sous forme liquide uniquement) “ne doit être effectué qu’au sein d’une structure médicalisée pour éviter la survenue d’effets indésirables graves”.

“Le maire souhaite sensibiliser le public” à cette démarche thérapeutique, indique le site de la mairie de Faa’a, pour “éventuellement dégager une stratégie dans la politique communale en matière de santé”, sous la houlette de Pauline Niva, conseillère municipale en charge de la santé. Rendez-vous demain à la mairie de Faa’a pour en savoir plus sur cette pratique de plus en plus répandue.

 

C.P.

 

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