Facebook : attention aux faux profils des politiques

    vendredi 13 mai 2016

    Cinq comptes Facebook pour Nuihau Laurey, le vice-président du Pays. Autant au nom de Jean-Christophe Bouissou, le ministre du Tourisme, et sept pour Gaston Flosse, que l’on ne présente plus… Il semblerait qu’au fenua comme ailleurs, l’identité des personnalités politiques soit régulièrement “empruntée” par des usurpateurs.

    Rien que les deux femmes du gouvernement totalisent à elles seules vingt profils différents ! Un compte de Tea Frogier, en charge du Travail, a même pour avatar une photo de Valérie Trierweiler, l’ancienne compagne de François Hollande.
    Un autre affiche le portrait de sa comparse, ministre de l’Éducation, Nicole Fareata-Sanquer. Difficile, dans ces cas-là, de ne pas y déceler la manœuvre d’un imposteur…

    Ses motivations peuvent être multiples, comme dire son admiration, ou au contraire railler la personne ou le groupe en question (c’est arrivé il y a quelques mois au Tapura Huiraatira). Certains profils factices restent au contraire quasiment vierges, sans raison. Parfois aussi, des arnaqueurs profitent d’un nom célèbre pour entourlouper des “amis” crédules sur le réseau social.

    C’est ainsi qu’une fausse Béatrice Vernaudon-Coppenrath a récemment soutiré 300 000 F à une retraitée de Bora Bora, en lui faisant miroiter une subvention dix fois plus élevée (lire La Dépêche de Tahiti du 11 mai). Malgré une discrète faute d’orthographe dans le prénom (écrit “Béatice”), c’est bien la femme politique polynésienne que l’on reconnaît sur la photo de profil. “On peut facilement trouver des photos de moi sur Google, les sites des assemblées nationales et de Polynésie, ou sur La Dépêche…”, explique l’ancienne députée.
    Son identité aurait déjà été usurpée cinq ou six fois. “Souvent, des contacts s’étonnent que je les demande en amis sur Facebook alors que nous le sommes déjà”, raconte-t-elle.
     

    À chacun d’être prudent
     
    Désormais, la responsable politique vérifie tous les mois si de faux profils ont été créés à son nom et les fait supprimer rapidement par Facebook. Après la parution de notre article, elle a également décidé de porter plainte pour “usurpation d’identité à des fins d’arnaque”, parallèlement à la plainte déposée par la victime du racket.
    “Récemment encore, une dame d’une île m’a appelée pour me demander si c’était bien moi qui lui proposais de l’argent…”, explique-t-elle. “Or jamais, jamais je ne proposerais de l’argent sur Facebook à des administrés !”

    Les faux profils ne sont pas l’apanage des personnalités politiques. Régulièrement, des comptes factices de miss ou d’institutions comme l’OPH fleurissent sur le net. À chaque personne concernée de veiller à ne pas être ainsi utilisée.
    Quant aux internautes, quelques signes doivent les mettre en garde : les fautes d’orthographe (surtout dans le pseudonyme !), la multiplication des profils du même nom, une activité très limitée sur le mur, si les photos sont tirées de Google ou si la personnalité n’a qu’une trentaine d’amis… Des questions pièges peuvent aussi trahir votre interlocuteur (interrogez-le par exemple sur une rencontre entre vous qui n’a jamais eu lieu).

    Et si le doute persiste, “signalez” le compte à Facebook pour vérification, en cliquant sur les trois points de suspension en haut à droite du profil suspect (à côté du bouton “Contacter”).
     

    Marie Guitton

    lebororo 2016-05-13 14:53:00
    internet!
    Moins de monde que jamais, mais pleins d'identités 'libres' à choisir... ☺
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