Que faire des cadeaux qui ne plaisent pas ?

    mardi 27 décembre 2016

    cadeaux rendus

    Le retour de cadeaux achetés pour Noël est souvent accepté, à condition de revenir avec la facture et l’emballage intact. (© Claude Jacques)


    Après le rush des 23 et 24 décembre, une fois les cadeaux déballés au pied du sapin, c’est parfois la mauvaise surprise. Le jouet ne fonctionne pas, il manque des pièces au puzzle ou alors la voiture téléguidée est en double… Déception des enfants, désarroi des parents… Que faire ? Certains les gardent, d’autres les échangent ou les revendent.

    Le rush des cadeaux passé et le sourire de politesse et de circonstance effacé du visage, que faire d’un cadeau qui ne plaît pas ou qui fait doublon.
    Dès le 26 décembre, il n’est désormais pas rare de voir des consommateurs  de retour dans la grande surface, le magasin de jouets ou la boutique spécialisée où le cadeau a été acheté.
    Les responsables des rayons concernés acceptent d’ailleurs volontiers un échange, pour le même montant, sous réserve de venir avec la facture et l’emballage intact.
    La plupart du temps, les clients repartent avec un nouveau cadeau sous le bras ou avec un avoir du magasin.
    Il peut aussi arriver que certains objets soient trop sophistiqués et quelques clients viennent demander des conseils.
    Mais depuis quelques années, une autre raison pousse des personnes de plus en plus nombreuses à vouloir se débarrasser d’un cadeau donné la veille.
    Il ne plaît tout simplement pas ! Selon une étude récente, quatre Français sur dix – faute de pouvoir les restituer au magasin d’origine – se disent prêts à revendre leurs cadeaux de Noël s’ils en sont mécontents.

     

    Place à la revente

     

    Depuis plusieurs années, les annonces sur des sites comme le Bon Coin ou eBay se multiplient. Pas de dilemme pour ces revendeurs occasionnels : “Quand on n’aime pas, on change !”, avouent désormais sans honte des consommateurs de plus en plus nombreux.
    Si ce procédé n’a pas toujours existé, on constate – depuis ces cinq dernières années – que ce phénomène s’amplifie.

    En métropole, sur le site PriceMinister (lire La Dépêche d’hier), environ 500 000 objets ont été mis en vente en quelques heures entre samedi soir et dimanche midi.
    À Tahiti, cette démarche est encore relativement confidentielle mais certains sites locaux de petites annonces proposent dès le lendemain de Noël, des objets dont on peut penser qu’ils sont des cadeaux dont le destinataire ne veut pas.
    Ces offres ne sont pas encore très nombreuses, mais revendre un cadeau n’est plus quelque chose de tabu.
    C’est une philosophie un peu brutale mais qui correspond à une habitude de vie qui s’installe petit à petit.

    De plus en plus, les plus jeunes ont de moins en moins de culpabilité à vendre ce qu’ils ont reçu, et ça ne leur pose aucun problème.
    Pour eux, c’est “normal”. Plutôt que de le garder au fond d’une armoire, ils préfèrent récupérer la valeur du cadeau et acheter quelque chose d’autre.
    “Pourquoi ne pas revendre un truc qu’on n’aime pas, voilà, c’est plus assumé qu’auparavant”, explique Maeva.

     

     

    C.J.

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