Fakatere : le coworking fait son chemin

    jeudi 5 janvier 2017

    fakatere coworking

    Le coworking, porté par l’avènement des nouvelles technologies et de leurs métiers, vise à créer des écosystèmes collaboratifs
    et abordables entre travailleurs indépendants. Mission accomplie à Papeete par Fakatere, qui permet aux patentés de trouver
    un équilibre entre liberté et travail. (© Caroline Perdrix)


    Un concept nouveau a pris vie à Papeete, le coworking. Né du constat de la dégradation du marché de l’emploi, le coworking s’adresse à des entrepreneurs ou free lance qui partagent des bureaux. Ouvert en février 2015, Fakatere, qui propose trois bureaux de 8 à 20 m2 pouvant accueillir de une à trois personnes, a déjà permis à plusieurs indépendants de se lancer.

    Au troisième étage de l’ancien Grand Hôtel, dans ce qui se rapproche le plus à Papeete de l’esprit loft des grandes métropoles, un concept nouveau a pris vie : le coworking. Bureaux partagés à un prix abordable, mais aussi réseau composé de travailleurs indépendants, Fakatere (“avancer, aller de l’avant” en pa’umotu) est né d’un constat : la dégradation du marché de l’emploi polynésien a fait surgir de nombreux entrepreneurs ou free lance, qui n’ont pas forcément les moyens de louer des bureaux classiques. Leur solitude peut être “pesante humainement et pénalisante professionnellement, explique son fondateur Yannick Peyronnet. Si tu restes chez toi, tu cours à ta perte.”

    Ouvert en février 2015, Fakatere propose trois bureaux de 8 à 20 m2 pouvant accueillir de une à trois personnes, une salle commune, une kitchenette et une salle de bain. Les tarifs mensuels commencent à 25 000 F par mois, incluant Internet illimité haut débit, climatisation, eau, électricité, ménage, et même thé et café. Une proposition imbattable dans le centre-ville de Papeete. Fakatere dispose actuellement de deux places libres et envisage même de s’agrandir en récupérant les 80 m2 restant libres au même étage.

    “Ce qui est intéressant, c’est que ça bouge”

     

    “L’objectif de départ, c’était de mixer plusieurs compétences et de tisser des liens de travail”, explique Yannick Peyronnet. Fakatere a déjà permis à plusieurs indépendants de se lancer et abrite aujourd’hui un photographe, un développeur web, un graphiste, une spécialiste de l’e-réputation, un luthier, et même un syndicat enseignant.
    Une marque locale de textile a pu y développer son activité avant de quitter les lieux pour monter un véritable atelier. “Ce qui est intéressant, c’est que ça bouge. Que les gens partent parce qu’ils se développent, c’est la marque du succès. Nous ne sommes pas une pépinière, mais presque !”, dit Yannick Peyronnet.

    Tout comme ses “collègues” abrités par Fakatere, Yannick Peyronnet est persuadé que le travail “nomade” est appelé à se développer et que ses adeptes devront s’aménager des oasis où se ressourcer. Aujourd’hui, il veut faire progresser le concept, et surtout le faire bien comprendre, notamment aux collectivités, comme la mairie de Papeete : “On voudrait qu’ils viennent nous voir, qu’ils parlent de nous aux patentés qui cherchent à installer leur activité et, pourquoi pas, qu’ils envisagent une subvention. On aimerait aussi monter des espaces dans d’autres communes, car beaucoup de gens n’ont tout simplement pas besoin d’être à Papeete même.” 

     

     

    coworking papeete fakatere

    C.P.

     

    Retrouvez l’intégralité de cet article dans notre édition du jeudi 5 janvier 2017.

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