“Il faut qu’on soit à Biarritz”

    mardi 10 janvier 2017

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    Mihimana Braye, meilleur Tahitien des QS en 2016 (50e). (© Benoît Buquet et Laurent Masurel/WSL)


    Au programme de 2017, une nouvelle compétition du circuit professionnel des Qualifying Series en mai prochain à Teahupoo. Les Championnats du monde de surf amateurs à Biarritz fin mai et de stand up paddle au Danemark début septembre. Les explications de Lionel Teihotu, président de la Fédération tahitienne de surf, qui rêve des bonnes performances des surfeurs tahitiens sur le circuit mondial.

     

    Une nouvelle compétition du circuit professionnel sera lancée cette année à Tahiti (Teahupoo, QS 1000, 7-13 mai). Quel est l’objectif ?

    Le but est de donner aux surfeurs professionnels tahitiens une opportunité supplémentaire de gagner des points pour le classement des Qualifying Series de la World Surf League. Pour le classement mondial, mais aussi le classement régional Hawaii-Tahiti Nui. Cette nouvelle région va permettre aux Tahitiens –ceux qui ont une licence professionnelle à la WSL– d’avoir un accès plus facile aux compétitions hawaiiennes, notamment la Triple couronne. Jusqu’à présent, on avait bien du mal à participer aux événements de surf à Hawaii.

    Allez-vous envoyer une délégation aux Championnats du monde amateurs de l’International surfing association (Biarritz, 21-28 mai) ?

    Il faut qu’on soit à Biarritz. En 2016, pour des questions budgétaires, on a préféré miser sur les Championnats du monde juniors aux Açores au Portugal. Cette année, les Championnats du monde seniors ont lieu en France donc on va faire en sorte de pouvoir y participer et de défendre les couleurs de la Polynésie française. C’est pourquoi nous avons intégré ces Championnats du monde à notre calendrier (du 7 au 13 mai 2017) pour que les surfeurs puissent se positionner.

    Les surfeurs tahitiens pourront-ils participer aux Jeux olympiques de Tokyo en 2020 ?

    Pour le moment, la France est membre du Comité international olympique, mais pas la Polynésie française. Nous devons en discuter avec l’ISA. C’est l’ISA qui a défendu le surf comme discipline olympique et qui est reconnue par le CIO. Il faut aussi discuter avec la fédération française et voir si on peut participer sous les couleurs de la France. Donc on va profiter du déplacement à Biarritz pour rencontrer les personnalités de l’ISA et de la fédération française.

    Que peut-on souhaiter au surf tahitien en 2017 ?

    Bien entendu, je rêve que nos jeunes surfeurs du circuit professionnel international, Mihimana Braye, Mateia Hiquily et O’Neill Massin, fassent de bonnes performances pour grimper dans le classement mondial et rejoindre Michel Bourez.
    Chez les filles, on a trois bonnes surfeuses aujourd’hui qui peuvent prétendre à des performances sur le circuit professionnel : Vahine Fierro, Karelle Poppke et Marie-Moana Troja qui vient de prendre sa licence à Tahiti.

    La fédération promeut aussi le stand up paddle, une discipline en pleine expansion qui représente aujourd’hui au moins
    150 licenciés (sur près de 500 à la FTS au total). Les Championnats du monde de stand up paddle (surfing, race et prone) auront lieu du 1er au 10 septembre au Danemark.
    Et par ailleurs, il faut souhaiter que le pays maintienne son aide, notamment financière, que nos partenaires continuent de nous soutenir et que les nouveaux initiés soient nombreux à s’affilier dans les différents clubs de Polynésie française.

     

    calendrier 2017

    Propos recueillis
    par Benoît Buquet

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