Le FBI confirme l’enquête sur des proches de Trump et la Russie

    mardi 21 mars 2017

    fbi usa

    Le directeur du FBI James Comey, lors d’une intervention au Congrès, a confirmé enquêter sur une possible collusion avec la Russie pendant la campagne électorale. (Photo : Nicholas Kamm/AFP)

    Le directeur du FBI a infligé hier un double revers à Donald Trump en confirmant enquêter sur une possible collusion avec la Russie pendant la campagne électorale, et en battant en brèche l’idée que Barack Obama aurait placé sur écoute la Trump Tower.

    Lors d’une rare intervention publique au Congrès, le directeur du FBI James Comey a confirmé le lancement à la fin du mois de juillet 2016 d’investigations sur une éventuelle “coordination” entre des membres de l’équipe de campagne de Donald Trump et le gouvernement russe. Une affaire régulièrement reléguée au rang de “fake news” (“fausse information”) par le président américain, qui nie toute collusion avec Moscou contre Hillary Clinton.

    James Comey a également tenté d’éteindre la rumeur lancée par Donald Trump lui-même sur Twitter il y a deux semaines, selon laquelle Barack Obama l’aurait placé sur écoute avant l’élection. “Le département (de la Justice) n’a pas d’informations soutenant ces tweets”, a-t-il déclaré sobrement.

    Le FBI confirme très rarement l’existence d’une enquête en cours, mais le chef de la police fédérale a brisé le silence au nom de “l’intérêt général”.

    “J’ai reçu l’autorisation du ministère de la Justice de confirmer que le FBI, dans le cadre de notre mission de contre-espionnage, enquête sur les tentatives du gouvernement russe de s’ingérer dans l’élection présidentielle de 2016”, a-t-il expliqué devant la commission du Renseignement de la Chambre des représentants.

    “Cela inclut des investigations sur la nature de tout lien entre des individus liés à l’équipe de campagne Trump et le gouvernement russe, et pour déterminer s’il y a eu coordination entre la campagne et les efforts russes”, a dit le patron du FBI, confirmant ce dont plusieurs médias américains avaient fait état.

    Mais il s’est refusé à citer des noms ou à s’avancer sur la teneur des communications entre certains personnages de la galaxie Trump et des Russes.

    “Enquêter et avoir des preuves sont deux choses différentes”, a réagi peu après le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer.

    Mais M. Spicer a surpris en prenant ses distances avec le deuxième directeur de campagne de M. Trump, Paul Manafort, et qui selon la presse serait l’un des individus visés par l’enquête.

    Il “a joué un rôle très limité pendant un temps très limité”, a assuré le porte-parole.

    M. Manafort, consultant républicain et lobbyiste, a travaillé dans le passé pour l’ex-prési­dent ukrainien pro-russe Viktor Ianoukovitch. La révélation de paiements pour ces prestations avait précédé sa démission en août dernier.

    Lors de l’audition, le directeur de l’Agence de sécurité natio­nale (NSA) Mike Rogers a aussi rejeté une théorie reprise brièvement la semaine dernière par M. Spicer, selon laquelle Barack Obama aurait demandé aux services britanniques d’espionner Donald Trump.

    AFP

     

     

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