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Fédération générale du commerce : Gilles Yau reconduit pour trois ans

jeudi 29 mars 2018

16-EP-gilles-yauLui-même ne sait plus depuis combien de temps il est président. Mercredi, Gilles Yau a été reconduit pour une énième fois à la tête de la fédération générale du commerce. Faute de candidat, hier, c’est le président sortant qui a été conforté dans son poste, à l’occasion de l’assemblée générale extraordinaire. Le bureau n’est lui-même pas bouleversé profondément, même si l’on remarque l’entrée de Teva Janicaud et de Christophe Dufour à la vice-présidence.

Interrogé par téléphone, Gilles Yau est revenu sur les actions des trois dernières années de mandat et a dévoilé les dossiers à traiter pour les trois ans à venir. L’homme attend du prochain gouvernement une libéralisation de l’économie et un allégement des impôts afin de permettre aux entreprises d’investir et de créer des emplois.

 

 

 

 

« On ferait mieux d’alléger les impôts pour que les entreprises puissent investir »

Gilles Yau, président de la FGC

 

Le dernier mandat a porté sur quels points forts ?

Nous avons participé à de nombreux groupes de travail avec le Medef, et plus particulièrement sur les questions du commerce, à savoir la loi sur la concurrence qui a été promulguée le 22 mars. Nous avons constaté avec satisfaction que pas mal de nos propositions ont été retenues, notamment sur les seuils de superficie pour lesquels statue l’Autorité de la concurrence. Cette disposition particulière n’existe qu’en Polynésie puisque, ailleurs, ce sont des commissions indépendantes qui statuent sur les questions d’urbanisme commercial. Sur les autres points de la concurrence, on a simplifié. Après les assises de la concurrence qui se sont passées à l’UPF en novembre, on a pu échanger avec d’autres pour faire un comparatif avec ce qui se fait ailleurs, afin de modifier le texte. Car la premier mouture, celle de Niuhau Laurey, était un mauvais copier-coller du texte français, adapté à une population de 60 millions d’habitants.

Quels sont les dossiers prioritaires pour ce nouveau mandat ?

Nous avons encore pas mal de dossiers en stand-by. C’est la révision des marges des PPN et des PGC. Cela constitue un des problèmes clés de la rentabilité des entreprises et notamment le commerce de détail à dominante alimentaire. Si le problème se pose pour les grandes surfaces, il se pose plus particulièrement pour les petites et moyennes surfaces qui, aujourd’hui, sont en grand danger. Beaucoup de petites structures ferment les unes après les autres.

Qu’attend le secteur du commerce du futur gouvernement ?

Quel que soit le gouvernement qui arrive, on est dans l’attente de mesures économiques qui visent à libéraliser l’économie qui est fortement administrée ici. On a un encadrement des prix qui n’existe nulle part ailleurs. L’allègement du code du travail n’a pas été fait alors que cela a été fait par ordonnance en France. On n’est pas plus bête qu’en France. Faire un copier-coller ici du code métropolitain n’a pas de sens car des pans entiers ne sont pas transposables. Donc, il faut une souplesse pour les secteurs fortement concurrentiels, avec une concurrence internationale. Aujourd’hui, un commerce du centre ville est en concurrence avec le commerce international, via par Internet ou la vente par correspondance.

Votre secteur est dans quel état ?

On est dans l’attente de la reprise économique, qui se confirme au niveau international. Nous sommes toujours en décalé ici. Donc, on attend de voir les répercussions ici. Si les finances publiques du territoire se sont retrouvées bien mieux, c’est qu’ils ont augmenté les recettes fiscales au détriment de la rentabilité des entreprises. Et dans notre secteur on paie même double impôt : celui sur les sociétés et la taxe sur les grandes et moyennes surfaces. On n’arrive pas à créer de l’emploi. C’est le point faible de la mandature, comme la reconnu le président Fritch. On est loin du compte. Il faut plus d’audace fiscale. Plus on prélève des impôts directs et indirects, plus on empêche l’entreprise d’investir et de créer des emplois. Cette capacité est absorbée par l’impôt. Maintenant que le Pays a plus de 3 milliards de francs d’excédent, maintenant que leur redressement fiscal est fait, on peut revenir à une fiscalité plus juste, d’autant que l’on a contribué à cet effort.

Propos recueillis par JLM

 

 

Le bureau de la FGC

Président Gilles Yau (Agritech)

Vice-président 1 Patrick Yeung (Eico)

Vice-président 2 Teva Janicaud (Ivea)

Vice-président 3 Christophe Dufour (LS Proxi Paea)

Trésorière Valérie Siu (Areiti Management)

Trésorière-adjointe Odette Wong (Wing Chong)

Secrétaire Gérard Burlats (Sefratex)

Secrétaire adjointe Isabelle Capolsini (Leonidas)

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