FIFO 2010 - Interview de Florence Aubenas, présidente du jury du Festival du documentaire océanien actuellement à Papeete
Journaliste et écrivain, cette belle “plume” a effectué une grande partie de sa carrière au sein du quotidien Libération comme grand reporter. Lors d’un reportage en Irak, en 2005, elle a été retenue en otage pendant plusieurs mois. En 2005, cette grande professionnelle a publié un ouvrage d’investigation “La Méprise”, consacré au procès d’Outreau. Elle est l’une des premières journalistes à avoir fait part de ses doutes concernant la culpabilité des accusés. Le 2 juillet 2009, elle a été élue à la tête de l’Observatoire international des prisons. Elle écrit désormais pour l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur.
Des certitudes, vous ne devez plus en avoir trop, j’imagine ?
Oui c’est vrai, mais il en reste toujours un peu… (Rires) Le magazine
Vous qui êtes sensible à la détresse des invisibles – vous vous intéressez d’ailleurs aux plus démunis dans votre livre à paraître, “le Quai de Ouistreham”-, vous sentez-vous interpellée par la détresse et la situation souvent précaire des communautés d’Océanie, pour la plupart victimes de la colonisation ?Croyez-vous que l’Océanie soit un des derniers territoires, du moins le plus méconnu, où il y a encore des tas d’endroits à découvrir, de personnages à rencontrer et d’histoires à raconter ?
Ah oui tout à fait. On a tous un point de vue sur l’Afrique ou l’Asie, alors qu’ici, c’est un continent oublié. On redécouvre un continent oublié. Mais ça protège aussi d’être oublié !
Vous avez eu une jolie phrase que tout le monde a reprise, vous avez dit que : “Le Fifo est un de ces endroits minuscules qui rendent le monde plus grand”… Avezvous conscience de l’éclairage que vous pouvez apporter, vous personnalité des médias, à ce festival, à cet endroit du monde ?
Si c’est le cas, c’est formidable. Je pense que c’est quelque chose qui compte, faire naître des images ici, c’est participer à une aventure incroyable et merveilleuse.
Qu’attendez-vous de ce festival ?
J’avoue que je n’aime pas trop ces endroits et ces manifestations dans lesquelles je ne me retrouve pas… Quoi qu’il en soit, j’étais très avide de voir cette production, j’arrivais en terre “incognita”… je ne suis pas déçue. C’est incroyable d’ailleurs de voir qu’entre nous et notamment selon d’où nous venons, on ne reçoit pas les images de la même façon. C’est une expérience formidable ! Plonger dans l’inconnu c’est génial.
Qu’allez-vous emporter comme image ?
Sans doute celle de l’envol des âmes, cet endroit que j’ai eu en face de moi pendant plusieurs jours et qui a éclairé les choses d’une manière inattendue. Je reviendrai, j’en suis certaine…
Propos recueillis par Dominique Jezegou
- Plus d'informations sur le FIFO : cliquez ici

Par Digitale, janvier 30, 2010
Par MARIETA, janvier 30, 2010
Par CC, janvier 30, 2010
Par puhi tari'a, février 01, 2010
j'ajouterai que la noblesse d'âme de Florence lui a permis de vite comprendre que l'avenir qui se dessine sur la colline Tataa ressemblerai à un rampart empêchant les âmes de nos chers défunts de s'envoler librement vers les lymbes de hava'iki.
n'en déplaise à Marieta et à Digitale, Florence a bien visité une prison a Tahiti, Tataa la prison des âmes ma'ohi.



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