FAITS DIVERS - Accusé de viol et agressions sexuelles sur une quinzaine d’enfants
Âgé de 51 ans, Philippe Challand, ancien adjudant de l’armée et infirmier militaire à Hao entre 1993 et 1996, est soupçonné de viols et agressions sexuelles sur une cinquantaine d’enfants pendant son séjour polynésien. Le procès, hors norme, se déroulera sur quatre jours. Une quinzaine de victimes seulement a été retrouvée par les enquêteurs, un travail compliqué par le fait que l’infirmier, anesthésiste, endormait ses victimes. Pervers, il filmait ses agissements. C’est d’ailleurs grâce à cela qu’il sera finalement confondu. En détention provisoire depuis mai 2006, Philippe Challand sera jugé pendant la prochaine session de la cour d’assises, qui s’ouvre le 22 février prochain.
Une quinzaine d’enfants représentés au procès
Interpellé, l’homme, âgé de 48 ans à l’époque, ne tardera pas à reconnaître les faits. Il évoque même des chiffres hallucinants : 41 viols et 9 agressions sexuelles. Dans les semaines qui suivent, l’enquête est confiée à la section de recherche de la gendarmerie en Polynésie française. Un travail de fourmi s’amorce, pour retrouver plus de dix ans après les faits des enfants alors âgés d’une dizaine d’années pour certains, endormis pendant qu’ils se faisaient abuser, et de surcroît disséminés en métropole puisque la plupart étaient fils ou filles de militaires en mission au fenua à l’époque, essais nucléaires obligent. En l’état actuel des choses, seule une quinzaine d’enfants a été retrouvée et identifiée en quatre ans d’enquête, et sera représentée au procès. Des enfants aujourd’hui adultes, et pour lesquels la question s’était même posée de savoir s’il fallait ou non réveiller un traumatisme dont les malheureux n’avaient peut-être pas conscience, ensuqués par les médicaments de l’anesthésiste au moment des faits. Philippe Challand est renvoyé devant les assises pour “agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans”, “agressions sexuelles sur personnes vulnérables”, “viol sur mineurs demoins de 15 ans et sur personne vulnérable par personne abusant de l’autorité conférée par ses fonctions”. Le quinquagénaire encourt aujourd’hui vingt ans de réclusion criminelle.
Raphaël Pierre
Un homme “calme et discret”
Très discret, professionnellement irréprochable et apprécié dans son quartier, c’est la stupeur qui avait frappé la petite ville de Tonnerre, dans l’Yonne, quand les habitants ont découvert en mai 2006 le vrai visage de Philippe Challand. Ce grand brun pas très épais, arborant une petite moustache, habitait la maison familiale située dans une petite rue des vieux quartiers de cette petite commune rurale tranquille, où il vivait depuis quelques mois avec sa nouvelle compagne. “Calme”, “discret” et “qui recevait peu de visite”, d’après les dires de ces voisins à l’époque, “il était apprécié dans le quartier”. Selon des collègues de travail, il s’agit d’un homme “d’une grande discrétion, aimable et irréprochable sur le plan professionnel”. “Je suis bouleversé, jamais je n’aurai soupçonné cela de lui”, confiait alors un médecin qui avait travaillé dans le même service que lui, au centre hospitalier de la commune. La nouvelle de sa mise en examen et de son incarcération avait semé stupeur et consternation dans son entourage. Grand amateur de billard, qu’il pratiquait d’ailleurs à un excellent niveau, il s’impliquait activement dans la vie du club local. Il était titulaire d’un diplôme délivré par la Fédération française de billard lui permettant d’initier les enfants à cette discipline. Un adhérent du club, qui le connaissait depuis très longtemps, n’en revenait pas : “En fait, nous sommes des amis d’enfance. On habitait à même pas 100 mètres l’un de l’autre”. Après s’être perdus de vue durant de nombreuses années, ils se sont retrouvés autour d’une table de billard. “C’était un excellent joueur et aussi un très bon initiateur. Il était calme et patient”. Jamais il n’a remarqué le moindre geste équivoque de la part du suspect : “Depuis deux ou trois mois, il avait changé. Il ne parlait plus, il était devenu plus taciturne. Je pensais que c’était lié au fait d’avoir été muté dans un autre hôpital”.

Par Blanche neige, janvier 30, 2010
Par Thierry M., janvier 31, 2010
Par Bruno, février 01, 2010
Par kristine, février 06, 2010
Par Sabby, février 15, 2010
Par Caosmos, mars 01, 2010
Par Anon, mars 04, 2010
Puisque les victimes étaient anesthésiées, donc qu'elles n'ont aucun souvenir du viol; pourquoi leur a-t-on avoué tout ça ? Il aurait été mieux pour eux de leur cacher la chose, ils auraient vécu une vie normale !
Avec cette histoire, ils seront effectivement dégoûtés et choqués à vie.



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C'est tout simplement insoutenable, comment laisser vivre un tel monstre.
A quand le rétablissement de la peine de mort?
C'est encore la société qui devra supporter les frais de vie et de détention de ce monstre ! Je refuse de travailler et de contribuer par mes cotisations à maintenir en vie un monstre tel que celui-là.