Journée des droits de l’enfant -Volet 2- (rédaction web)
Après avoir établi sur ce site un état des lieux de la maltraitance avec Diane Chiu, des Affaires sociales nous avons rencontré Nathalie Colin Fagotin, psychologue au Fare Tama Hau, coordinatrice de la Ligne Verte (le numéro d’urgence pour les signalements de maltraitance et de situation de détresse en général). Les écoutants reçoivent quelques 220 appels par jour, des appels au secours dissimulés par des appels « muets», « ludiques » ou parfois insultants. La Ligne Verte, aujourd’hui ouverte à la détresse d’adolescents ou d’adultes en difficulté, reste à l’écoute des enfants et des « signalants ». L’enjeu de la tâche est considérable et relève de la santé publique.
D'après l'organisation mondiale de la santé (OMS), les mauvais traitements infligés aux enfants constituent un problème majeur de santé publique « Les enfants victimes de mauvais traitements présentent toute une gamme de troubles physiques, affectifs et du développement qui peuvent les empêcher de mener une vie saine et productive. Outre des problèmes de santé, les enfants maltraités ont des difficultés scolaires, des problèmes de toxicomanie et des démêlés avec la justice. Il s'agit d'un problème de santé publique d'une importance capitale pour l'OMS. Un constat confirmé par Nathalie Colin Fagotin.
Comment se déroule un appel téléphonique émanant d’un enfant ?
Les appels d’enfants ne sont jamais anodins même si l’appel est rarement un appel au secours manifeste. La première phase est ce qu’on appelle une phase d’accueil où nous mettons en confiance l’enfant. Nous lui rappelons que cet appel est anonyme, que nous sommes à l’écoute, on analyse la demande car il y a la demande initiale et la demande réelle sous-jacente qui est dite souvent dans un second temps. La deuxième phase est celle de l’ « investigation ». Nous posons des questions précises. Puis dans la troisième phase, nous recherchons des solutions.
Y a-t-il des cas de figures récurrents ?
Nous avons des enfants maltraités qui ne veulent rien changer à leur situation. Ils viennent pour demander des conseils. Nous leur faisons des propositions. Nous leur signifions qu’ils peuvent rappeler. Nous avons des enfants qui sont prêts psychologiquement à changer leur situation. Nous envoyons alors un rapport à la cellule de signalement des Affaires sociales ou à la justice. Le circuit administratif est quelquefois long et ralentit l’aide qu’un service public devrait pouvoir apporter. Pour notre part, les comptes-rendus partent toujours dans les 24 heures même le weed-end. Si la situation est vraiment urgente, on a la possibilité de joindre une brigade, les pompiers. On peut faire appel également à des « personnes ressources » (famille élargie)
Quels sont les types de maltraitance ?
Ce sont ceux établis par l’ONED(observatoire de la maltraitance). Il y a la violence physique, la violence psychologique (menaces, harcèlements, grossièretés, faire peur, humiliations,…), la violence sexuelle (attouchements, exhibitions, images pornographiques, viols, …) et les négligences graves (absence de soins, hygiène, abandon d’un enfant seul dans la maison …) Mais la violence physique va souvent de pair avec la violence psychologique et cette dernière est trop négligée alors qu’elle fait de graves dégâts. L’intimidation, la terreur, le chantage, le dénigrement, l’indifférence, le mépris sont de la violence psychologique… ce qui est grave c’est que cette maltraitance n’est pas perçue comme telle par les enfants mais laissera des traces dans leur personnalité.
Quels sont ces dégâts de la violence en général ?
La tendance des victimes est de banaliser la violence. On idéalise ses parents très longtemps même quand ils sont font souffrir. Un enfant ne peut pas comprendre alors il se dit que si ce n’est pas la faute de ses parents alors, c’est de sa faute. Il tombe dans la culpabilité qu’il peut garder toute sa vie. Plus tard, une victime a une mauvaise estime d’elle-même et un manque de confiance en les autres. Elle a de fortes chances de devenir auteure de violence à son tour. Une violence tournée contre les autres mais également contre soi avec des tendances suicidaires par exemple ou la toxicomanie. Chez l’humain, la violence peut prendre de nombreux visages selon la personnalité, le tempérament. Il y a des personnes très intelligentes, très respectées à l’extérieur qui sont de véritables tyrans domestiques. L’être humain a une tendance morbide à rejouer ce qui lui est familier.
C’est un cercle vicieux ?
Oui et puis il y a tout un discours qui banalise ensuite la violence comme par exemple « une raclée n’a jamais fait de mal à personne » ect...Ce sont des préjugés, qui ont la vie dure, des expressions populaires qui justifient la violence qu’on a subi ou celle que l’on fait subir.
Comment repérer la maltraitance chez un enfant ?
Les traces physiques bien sûr pour la violence physique mais aussi un changement de comportement dans le sens de l’introspection ou l’inverse, de la tristesse, des relations difficiles avec les autres enfants, la peur de l’adulte, une soumission excessive, la violence sur les autres enfants, car l’agressivité modérée est normal chez un enfant mais pas la violence. Celle-ci n’est jamais un hasard.
Propos recueillis par Sandrine Guyonnet
La Ligne Verte : 44 44 22

Par oui oui, novembre 21, 2008
Par Miri ama, novembre 21, 2008
Des parents sont roués de coup par leur enfant.
Des quartiers sont terrorisés par les batailles rangés d'adolescents et filmés par ces mêmes adolescents qui les mettent sur internet.
Des cambriolages et des dégradations de toutes sortes sont commis par des enfants.
Le suicide des adolescents.
Et il y a d'autres.
Tout cela met en évidence l'échec d'une société.
Actuellement, nous nous retrouvons avec des familles monoparentales et des enfants ballotés.
Les droits de l'enfant dans tout cela!!!!!!
Ce n'est que de la pommade sur une gangrène.
Le laxisme , le manque de repères et surtout de valeurs, sont les sources du mal profond de notre société.
Que faire?
Le métier de parents se fait sur le tas, et chacun reprodruit ce qu'il a vécu dans son enfance.
Tout vient de la famille qui est compètement désagrégée par le mode de vie actuel.
La famille élargie avec sa solidarité était, à l'époque, un garde-fou.
N'est-elle qu'une utopie aujourd'hui?
Mir ama



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C'est lâche de taper un enfant !
C'est méchant d'humilier un enfant !
C'est criminel de violer un enfant !
Agissons afin de transmettre des vraies valeurs humaines à nos enfants:
- Soyons patients avec eux et montrons nous compréhensifs.
- Soyons ferme sans violence
- Montrons leur de l'attention et du respect
- Parlons leur et expliquons leur, notre fatigue, nos besoins etc
- Cherchons de réponses en nous renseignant auprès des psychologues !
- Faisons d'eux des êtres éduqués ! pas des sauvages !
... et surtout intervenons lorsqu'un enfant est victime d'abus et de maltraitance.
Agissons!