Punaauia
Les empiètements du domaine public, sur les plages notamment, sont courants sur le territoire. À l’instar de celui constaté par les riverains de la plage du PK 17,700, à Punaauia, qui ont fait appel à Guy Jacquet, bien connu en matière de protection de l’environnement. Le service de l’Équipement, contacté, a dépêché sur les lieux un contrôleur pour arrêter les travaux.
“C’est le domaine public”, s’insurge Guy Jacquet. “Il faut que le service de l’Équipement dresse une contravention de grande voirie par le Groupement de l’Équipement gestion du domaine public, et demande à remettre les lieux en état, c’est-à-dire casser ce mur à la charge du propriétaire. Il faudrait ensuite ramener sa construction sur la limite normale.
Il ne s’agit pas d’un cas unique. Il y en a tant d’autres…” Pour sa défense, l’intéressé a avancé que le mur en question existe depuis une trentaine d’années… Et de réclamer, dans la foulée, une régularisation générale de toutes les constructions illégales effectuées en bord de mer.
“C’est un gros chantier, certes, mais on ne peut pas continuer comme ça. La plage est un domaine public. La limite entre ce domaine public et le domaine privé, ce sont les plus hautes marées, d’après les textes en vigueur. Et si les gens construisent des murs, c’est justement pour ne pas que la marée empiète sur leur terrain.
En clair, si la marée monte, cela veut dire que le domaine public s’agrandit aussi. Certains, qui ont des grands terrains, s’amusent encore à construire sur le domaine public”. Il y a quelques mois, un problème du même ordre s’était produit au PK 17. “On est intervenu sur ce dossier. Quelqu’un était en train de remblayer sur le domaine public. L’Équipement a dressé un procès verbal. Les travaux ont été arrêtés, et le propriétaire a dû ramener ses cailloux chez lui.”
Parole à
Vavitu Mooria sssociation de protection du lagon de Punaauia “Paepae no te ora”
“Nous allons intervenir sur d’autres sites”
“Nous sommes venus aujourd’hui pour manifester notre opposition à la construction de ce mur. En plus, il n’y a aucune autorisation. Il empiète carrément sur le domaine public. Nous demandons l’application des textes en vigueur. Nous allons intervenir sur d’autres sites. Si tout le monde construit sur le domaine public, comment voulez-vous que les gens accèdent en bord de mer ? Et les pêcheurs, comment feront-ils pour accéder à la mer ?”
Robert Tearo famille de la propriétaire
“On a juste rénové et consolidé”
“Ce mur est là depuis déjà une trentaine d’années. Pourquoi Guy Jacquet n’est-il pas venu il y a 30 ans ? Je reconnais qu’il n’y a pas eu de demande d’autorisation, mais on n’a pas réalisé de travaux supplémentaires ; on a juste rénové et consolidé. C’est tout. Notre objectif est de sécuriser cet endroit. Vis à vis des riverains, il n’y a pas de remarques. Au contraire, ils sont satisfaits. On est allé voir quand même la mairie pour une autorisation. Il nous ont dit que s’il s’agit d’une rénovation, il n’y a pas besoin d’autorisation.”

Par Dom, janvier 09, 2009
Voilà plus de 3 mois que l'accès à la mer au PK 20.800 est bloqué par un portail.
La raison invoquée par mon interlocuteur : le vandalisme et l'état de la plage qui se dégrade.
Fausse excuse : des vandales, il y en a toujours autant à ce qu'on m'a dit, et la plage est 10 fois plus sale maintenant comme j'ai pu le constater.
Il devient de plus en plus difficile d'accèder à la mer, et les accès public sont souvent dans un piteux état.
Les pouvoirs publics doivent intervenir et faire appliquer les textes partout où c'est nécessaire. Il ne peut y avoir de passe droit, nous ne sommes pas dans une république bananière, du moins, c'est ce qu'il me semblait il n'y a pas si longtemps !
Par ermo, janvier 09, 2009
Par kty, janvier 09, 2009
Par polo, janvier 09, 2009
La situation est scandaleuse sur la côte ouest mais aussi à Mooréa.
La mer NOUS appartient à tous. Elle n'est pas l'apanage de quelques privilégiés.
Par le commentateur, janvier 09, 2009
ATN la compagnie qui ne plaaaaaaaaaane plus à Sydney.
Par Le vengeur de Moorea, janvier 09, 2009
En ce qui concerne les accès à la mer, ceux ci n'ont jamais été prévus dans les partages cadastraux. les seuls accès sont laissés par les riverains qui le veulent bien ou lorsque les terrains en bord de mer appartienent aux commune ou au pays.
Par Ced, janvier 09, 2009
Par mcg, janvier 09, 2009
Et vous croyez que les ministères concerné vont faire quelque chose,c trop leur demender car la, ils n'aurons plus le temps de lire le depeche
Par ra, janvier 09, 2009
Et quand est-il de la loi communale qui exige un passage public à la mer tous les 500 mètres? Les communes sont vraiment des dégonflées. Si tu connais qqun de la mairie ou si tu as un pitt-bull alors tout est permis. Tu as même le droit d'interdire l'ombre de ton arbre sur la plage. Franchement c'est la honte. Bienvenue en Polynésie ou "tapu" ne veut plus dire "sacré" mais "interdit" . Quel accueil !
Encore pire. A Moorea le bord de mer est maintenant caché par des murs ou des haies; 3 mètres de large de propriété donne le droit de priver toute la population du bord de mer. J'ai honte de mon peuple.
Par tgirl, janvier 09, 2009
Par moustic, janvier 09, 2009
Par doume, janvier 09, 2009
Par Christian, janvier 10, 2009
C'est comme pour les gens qui sont en bord de route, quand on doit élargir la route, les gens sont obligés de reculer leur limite de propriété. Il y a quelques années c'est ce qui est arrivé du côté de Tiarei lorsqu'ils avaient élargir la route, du jour au lendemain, ils avaient fait reculer la limite du terrain où j'habitais de 1m50. Le propriétaire n'était même pas au courant.
Là, pareil, il faut laisser les 3m de bords de mer sur tout le tour de l'île, que les empiètements soient régularisés ou pas.
Par le vieux débris, janvier 10, 2009
Renseignez vous. Bruyant certes mais efficace. Très efficace.
Par Miri ama, janvier 10, 2009
Le voisin en bord de mer c'est le territoire.
Ce voisin en question n'a qu'à ramener tous ses voisins empiéteurs dans leurs limites!
Mais voilà, nous sommes en Polynésie Française où chacun peut faire sa loi!
Ces bords de mer sont le symbole même de la faillite de notre système politique.
Faaitoito e a faaroomai mea ma!
Miri Ama
Par Deseperate housewife, janvier 13, 2009
çà serait le rêve si l'intérêt général était une notion qui prendrait un sens en 2009.
Par Chancerelle Yannick, janvier 13, 2009
"La comparaison des observations réalisées en 1993 et en 2001 à Moorea donne un aperçu de l’évolution de la ligne de rivage pendant ces quinze dernières années. L’anthropisation y a fortement augmenté, + 14 % entre 1993 et 2001. Cette augmentation s’est semble-t-il faite au détriment des plages de sable blanc dont la pro-
portion est passée de 33 à 18 %..."
Source : Les modifications de la ligne de rivage
dans les îles de la Société (Polynésie française) :
un indicateur des pressions anthropiques
en zone côtière. Journal de la Société des Océanistes, 126-127, année 2008-1/2
Par Miri ama, janvier 14, 2009
Des terrains ont été enrochés, mais ils sont constamment fissurés par les assauts de la mer.
A terme ces maisons vont disparaître sous la mer ...... Et les maisons qui se situent à l'arrière seront en bord de mer.
Drôle de situation!!! Surtout que les terrains en bord de mer valent très chers!
Questions:
- les proptiétaires de ces terrains seront-ils indemnisés?
- Y aura-t-il une révision de la valeur des terrains en bord de mer en prévision de la montée des eaux?
On y répondra lorsque le problème se présentera.
Miri Ama



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Cela permettrait aux petits polynésiens de connaître un peu plus leur lagon ! quand on voit qu' il faut tout un encadrement pour que certains petits puissent voir la mer (dixit certains reportages il y en a même qui n' y vont jamais) rappelez vous le Tahiti d' antant on pouvait aller se baigner à n' importe quel PK !!!!!!! nostalgie, battez vous on vous suivra