PROMOTION TOURISTIQUE - Le premier “Book spa” de Tahiti et ses îles vient de paraître
Si le tourisme de masse subit de plein fouet la crise économique, le marché du luxe traverse sans coup férir cette mauvaise passe. Selon l’Organisation mondiale du Tourisme, il génère un chiffre d’affaires d’environ 190 milliards de dollars par an. Ce n’est parce que les VIP ne connaissent pas la crise qu’ils dépensent sans compter, non, le niveau d’exigence des prestations doit être en corrélation avec l’investissement. Légitime. VIP ou pas, ce sont des consommateurs avertis. Depuis une dizaine d’années, ce touriste fortuné fréquente assidûment les spas. Il raffole de ces espaces de détente où l’on s’abandonne entre les mains d’experts du bienêtre, masser, dorloter, choyer. Le phénomène est tel qu’il est inimaginable aujourd’hui d’ouvrir un hôtel de luxe sans spa ni salle de fitness. Cette manne n’a pas échappé aux stations balnéaires du gotha, Maroc, Bali, Monaco. A Tahiti, l’hôtellerie de luxe n’a perçu l’attrait pour les spas que récemment.
En trois points
- Huit spas professionnels ont créé une association pour faire de “Tahiti et ses îles” une vraie destination spa.
- L’objectif est de capter une clientèle de touristes VIP très friande de soins exotiques et relaxants.
- Après un an de travail, le 1er guide des spas de Polynésie française vient de paraître. Destiné à l’international, il vantera sur les salons du monde entier les atours de notre fenua.
Du coup, les établissements ont mis les bouchées doubles pour rattraper le retard et s’équiper afin de capter cette si attrayante clientèle fortunée. Le dernier en date est l’Intercontinental de Tahiti qui a ouvert, en décembre dernier, son “Deep nature Spa” by Algotherm.
Aujourd’hui, la Polynésie française dispose d’un large panel de soins, du traditionnel monoï, à l’enveloppement aux algues marines, en passant par les massages énergétiques aux pierres chaudes ou la réflexologie plantaire… L’offre est sans nul doute à la hauteur des exigences de ces VIP accro au bien-être. Ne reste plus qu’à le faire savoir. C’est là que la “French polynesia Spa profesional association” créée le 29 janvier 2009 entre en scène, à sa tête une experte, Hélène Sillinger.
“Nous sommes huit aujourd’hui, Hélène Spa de Moorea, Manea Pearl, le Radisson, le Sofitel, le Sheraton, le Méridien et les Deep Ocean de Bora Bora et Nature de Tahiti d’Algotherm. Notre objectif commun est de faire de la Polynésie française une destination spa reconnue (lire interview) ; nos atouts sont nombreux, notamment la diversité de l’offre de soins proposée au fenua.
La priorité, désormais, est l’élaboration de la charte qualité (équipements, personnel…)”. Le jeu en vaut la chandelle car ce segment du tourisme de luxe est exigeant mais porteur.
Toutefois, la qualité devra être au rendez-vous. Conscients des enjeux, le Gie Tourisme et le service des affaires extérieures sont partenaires de l’édition de ce book et assureront sa diffusion lors de salons. “Grâce à l’association et au “book spa”, nous souhaitons communiquer de façon cohérente et professionnelle pour promouvoir la Polynésie au niveau de l’international, indique Hélène Sillinger, mais aussi localement, pour nous distinguer des instituts de beauté qui s’estampillent “spas.”
Claire Chunlaud
“Tahiti et ses îles, la terre promise des spas...”
“Tahiti et ses îles, terre promise des amateurs de spas, un territoire prodigieux où les différentes îles évoquent l'histoire des premiers dieux. C'est un refuge de beauté légendaire où la nature a maintenu son pouvoir mystérieux et la force rajeunissante de sa source primaire. Ici, les grands noms de l'hôtellerie de luxe ont créé des espaces d'exception, faisant de ce paradis terrestre un havre de bien-être et de beauté”. La formule est poétique et elle distille le message commun des huit managers de spa de la French polynesia spa professional association (FPSPA) qui signent ensemble ce premier book spa de Polynésie.“ Chaque établissement présente sur une double page son spa (spécificités des soins de chacun). Edité à 25 000 exemplaires (en français et en anglais), ce petit fascicule sera diffusé par le GIE Tourisme et le service des Affaires extérieures, deux partenaires privilégiés de l’opération. “La diffusion du book ciblera la clientèle internationale, le GIE l’emportera sur tous les salons. La qualité de l’offre est la clé du succès, c’est pourquoi il est important de travailler parallèlement sur l’élaboration d’une charte”, confie Hélène Sillinger. Si, aujourd’hui, tous se réjouissent du lancement du book, il a fallu, au début de l’aventure, laisser de côté ses intérêts personnels, et ce n’était pas forcément le plus facile, car tous sont concurrents. Mais face à la crise touristique qui s’annonce, se rassembler est sans nul doute une anticipation qui portera ses fruits. CLC
Hélène Sillinger : “La Polynésie a tout pour être une destination spa haut de gamme”
Le “book spa” est enfin né, huit spas professionnels y sont présentés. A-t-il été difficile de vous réunir alors que vous êtes tous des concurrents potentiels sur un même territoire ?
“C’est nouveau, simplement. Nos différences n’en sont pas, il faut les voir comme un atout, une diversité, une richesse. Tous les acteurs du spa sont conscients qu’il y a un vrai marché à développer dans ce secteur. Nous travaillons tous dans le même sens. Après la création de l’association, puis la réalisation du book spa, nous devons poursuivre en élaborant une charte de qualité et promouvoir nos atours et nos spécificités.”
Selon vous, le spa est-il l’avenir du tourisme en Polynésie ?
“Oui, je le crois. Nous devons nous démarquer des destinations “lagons-cocotiers” qui ne manquent pas sur la planète. Mais ici, nous avons de formidables atouts, toutes ces ressources naturelles et la médecine traditionnelle, c’est une chance pour ce territoire. Aujourd’hui, il y a une clientèle très fortunée addicte aux spas ; elle ne choisit pas une destination, mais un spa pour la qualité de ses soins. J’ai ouvert en 1999 le premier spa en Polynésie, Hélène’Spa, aujourd’hui, la vague a pris corps, 75 % de ma clientèle est internationale. Il y a un potentiel pour le territoire. Nous avons tous les atouts de notre côté pour séduire cette clientèle, car elle a fait le tour des spas marocains, balinais, thaïlandais ; à nous de lui proposer une offre diversifiée, mais de qualité, car elle est très exigeante. Nous ne devons pas la décevoir ! La priorité, c’est vraiment cette charte qualité-originalité pour le marché international, car il y a aujourd’hui des tour-opérateurs spécialisés, le marché est un plein essor et cette clientèle a les moyens financiers. La Polynésie française a tout pour être une destination spa haut de gamme.”
Propos recueillis par CLC.

Par Slowly, février 15, 2009
Comme l'a dit Miri ama bon courage....
Par tgirl, février 15, 2009
Ce n'est pas parce qu'ils sont de riches touristes que nous allons satisfaire toutes leurs exigences- Nous vendons une destination pas autre chose... donc attention aux dérapages.
et il faudrait absolument que ce soit contrôlé par les services d'hygiène régulièrement ...
Le touriste riche qui choisit une destination pour les spas , veut manger bio, vivre quelques jours en harmonie avec la nature , complètement déconnecté du reste de leur monde des affaires ou autres, avoir sa propre maison avec bungalow, pouvoir se faire masser a toute heure du jour et de la nuit, ou autres gâteries..
Aurions nous assez de fréquences aériennes, un service excellent a bord, un accueil sans reproches, des iles merveilleuses ou la pollution n'existeraient pas?
somme nous à la hauteur?
Par Le concombre masqué, février 16, 2009
C'est pas demain qu'on va les voir revenir les touristes fortunés.
Va falloir trouver autre chose.
Par heremoana, février 16, 2009
Par PL, février 16, 2009
Quasiment toutes les compagnies du monde fusionnent en alliance code share et ce même entre les plus grandes... Elles ont compris depuis des lustres que seules, elles iraient droit au crash, excepté celle de notre mégalo de service qui fort d'une défisc à outrance s'est permis d'acquérir cinq Airbus et son suivant de liste à nouveau oscarisé qui a aggravé les turbulences avec des lignes non rentables et ces deux sont encore à la barre !
Pauvre Polynésie condamnée à l'impasse et qui s'attend au crash que ce soit dans le domaine aérien, touristique, social ou économique d'ailleurs, c'est le même trou noir ! De turbulences oranges en trous d'air bleues extrêmes, il n'y aucun pilote à bord et nous allons droit au crash. Que ce soit à ATN ou à la présidence, Mrs, Mmes, inutile d'attacher vos ceintures, nous allons nous crasher en live !
L'urgence est de négocier avec des compagnies low cost, de pratiquer des tarifs aériens qui tiennent la route et remplissent les vols au lieu de maintenir des coûts prohibitifs dans l'espoir de les vider et de les remplacer par des GP...
Des dirigeants irresponsables aux salaires inacceptables, un surnombre d'employés surpayés et non opérationnels pour la plupart alors que des compagnies comme Air France, British Airways ou American Airlines annoncent des réductions de personnel drastiques et se voient contraintes à des non renouvellement d'effectifs même opérationnels !
Alors le secteur de luxe haut de gamme ne pourra s'envoler au profit du Pacifique sud et non plus de celui d'Hawai, de Bali ou des Maldives autrement plus attractifs en termes de tarifs aériens, de prestations et de respect d'une clientèle plus que fiu de n'être traquée qu'en VIP et autre coffres forts ou cartes bancaires à dévaliser sans modération...
Par mcg, février 16, 2009
Les meilleurs touriste s'est nous les polynésiens,je te met au défie de faire un reportage dans les hotels de Moorea pandant les périodes de fête comme la sain valentin ou tout les hotels étaient plein, ou pendant le marathon international ou il n'ya que des locaux, ou encors pendant les long week end. Alors au lieu de dépenssr des 100ène de millions pour la promotion du tourisme,utiliser cet argent pour l'aménagement de toilette publique comme au bèlvédère de moorea ou tout les touristes passe par la, pour l'aménagement des sentier de randonee et sont entretien, pour l'achat de bort de mer publique et sont aménagement ou encors pour l'installation de motu flottant autour de l'île qui va créer des emplois.
Ca ne sert à rien de voire loin, les meilleurs touriste c'est nous.
Par huggy, février 16, 2009
Par tauarai, février 16, 2009
Honnêtement j'ai honte pour nous à chaque fois que j'aperçoit des malheureux touristes "paumés" sur des sites dit touristiques ou dans Papeete désert à 12h30 le samedi après-midi !
Et puis faut arrêter de causer comme le papy flosse, les touristes de haut de gammme, il y a longtemps qu'ils ont trouvé mieux, moins loin de chez eux et moins chers !
Faut pas rêver meama ma, c'est pas parce que certains ont plus de pognons que le commun des mortels qu'ils comptent pas donc le mieux offrant l'emporte, et c'est pas nous !
Conclusion, il faut redevenir réaliste et arrêtez de vendre de l'air aux touristes !



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C'est vrai qu'ils ne sont pas à un million près et s'ils aiment ça!!!
Tout est bon pour faire marcher le commerce.
Cela va remplir les caisses du Territoire. Quoique cette clientèle n'est pas nombreuse.(Peu de clients mais beaucoup d'argent). Pourquoi pas!
C'était la politique de notre Vieux Sénateur à une certaine époque avec "ses hôtels 5 étoiles" et ça n'avait pas fait recette.
Qui n'ose rien,n'a rien! Tant mieux si cela marche, surtout en ces temps-ci! Bon courage!