Ferme aquacole de Hao : les travaux pourraient démarrer mi-septembre

    lundi 25 avril 2016

    Après une mission d’une semaine en Chine, le président du Pays, Édouard Fritch, était de retour à Tahiti, samedi dernier.  La délégation polynésienne a été reçue par Wang Cheng, président du groupe Tian Rui International, promoteur du projet de ferme aquacole, à Hao.  Cette visite aura notamment permis aux deux parties d’évoquer différents points clés, nt sur le plan technique que sanitaire.

    Le président Édouard Fritch est de retour au fenua depuis samedi dernier, après un déplacement d’une semaine en Chine, en compagnie de cinq techniciens de l’administration du Pays.
    Dès son arrivée à Shanghai, samedi 16 avril, la délégation polynésienne avait été accueillie par Wang Cheng, président de Tian Rui International, et Félix Hao, secrétaire général de l’Association du peuple chinois pour l’amitié avec l’étranger.
    Une première réunion de travail s’était tenue dès le lendemain, donnant l’occasion aux deux parties d’évoquer la poursuite du projet aquacole de Hao, tandis que l’instruction des permis de construire touche à sa fin.

    Se profile donc, actuellement, la prochaine étape du projet, c’est-à-dire la délivrance effective de ces différents permis de construire.
    “Il y en a trois exactement : un permis de construire pour les terrassements, un autre pour la zone de vie et un dernier pour l’exploitation proprement dite, à savoir la partie technique avec l’écloserie, le grossissement des poissons, etc.”, précise Édouard Fritch, interviewé dès son arrivée à l’aéroport de Faa’a.

    Mais, si les deux premiers permis devraient être délivrés mi-juin, les travaux tant attendus ne devraient pas pour autant débuter avant la fin du trimestre suivant, contrairement aux attentes du président du Pays.
    “Je partais effectivement avec l’idée de lui demander de commencer le chantier, si possible, dès la délivrance des deux permis. Mais M. Wang Cheng estime qu’il lui faut les trois permis pour commencer, donc ce ne sera pas avant mi-septembre, quand le troisième permis, celui de l’exploitation, sera délivré”, explique-t-il, rappelant que l’enquête publique venait tout juste de s’achever.
    Cette rencontre avec l’équipe de l’investisseur chinois se serait pourtant avérée utile, tant sur le plan technique que sani-
    taire.

    Respect des normes environnementales

    La question de l’impact environnemental aurait d’ailleurs été évoquée. “Ces eaux sont rejetées dans l’océan et doivent être traitées convenablement”, insiste Édouard Fritch. “Nous nous sommes quand même rendu compte que
    M. Wang Cheng était beaucoup plus sensible au problème de l’environnement que nous-mêmes avec notre réglementation”, assure-t-il, n’hésitant pas à reprendre les mots du promoteur lui-même : “Je ne vais pas investir et pomper de l’eau pour tuer mes juvéniles ! Je veillerai donc naturellement à ce que la qualité de l’eau soit parfaite.”

    Pour sa part, le président du Pays se montre intransigeant sur le sujet, confirmant qu’aucune concession ne sera faite en ce qui concerne le respect des normes environnementales.
    “Ce n’est pas dans son intérêt, ni dans le nôtre. Il le sait et je l’ai dit à son banquier : il n’est pas question que la Polynésie française cède sur l’environnement, ni sur l’hygiène. Je suis parti en Chine avec un ingénieur du service du développement rural, qui s’occupe des contrôles et de toute la sécurité sanitaire, et nous ne céderons pas d’un centimètre là-dessus.”

    Pour rappel, selon les chiffres annoncés, le promoteur chinois devrait ainsi investir 150 milliards de francs sur quinze ans, dans le cadre de ce projet, amené à créer plusieurs centaines d’emplois. Au chapitre du projet du Mahana Beach, à Punaauia, cette dernière mission en Chine n’aurait pas donné lieu à une rencontre avec les investisseurs concernés.
    “Je n’ai pas d’autres informations pour l’heure”, a précisé le président du Pays à ce sujet.

    A.-C.B.

    TETUANUI Monil 2016-04-29 04:18:00
    C'est important que tous les polynésiens y compris nos élus de Tarahoi soient au courant qu'il y a actuellement 3 procédures en cours sur MB: 1/en action possessoire pour les occupants non propriétaires; 2/en revendication trentenaire par les ayants droits de Penita sur 1 ha ; 3/en revendication de propriété par les Ariipeu de leur terre dont les limites vont jusqu'au récif (cf les Fuller). La signature d'un bail ne pourra certainement pas se faire sur l'intégralité des 52 hectares.suite aux trois procédures. Ce qui est toutefois intéressant , d'après le gouvernement, c'est que le bail à l'hectare par an se monterait à 20 millions environ, sur 70 ans. Notre terrain de 1 hectare environ va donc rapporter au Territoire 1 milliard 400 000. Nous proposons donc , en toute transparence , à notre gouvernement nos 3 hectares dans la signature du bail de ce mois de juin en tant qu'acteur également de MB à moins que le Territoire veuille attendre une décision de la justice qui ne se fera certainement pas dans les deux mois qui viennent. Voilà Mme IRITI une partie de la vérité sur MB.
    hou 2016-04-27 14:30:00
    Fritch va mendier en Chine car ici, rien ne démarre
    TETUANUI Monil 2016-04-26 04:16:00
    E TA TATOU MAHANA BEACH, EAHA TE PARAU PARAU ?
        Edition abonnés
        Le vote

        Allez-vous voir Vaiana ?

        Loading ... Loading ...
        www.my-meteo.fr
        Météo Tahiti Papeete